AfterEnd: Batissez un nouveau monde
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Mary-Jane
Ecrit le: vendredi 06 juillet 2007, 18:27


Grand bavard


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Ce sujet fait suite à "Avant de prendre le large"

Ils avaient fait tout le trajet entre la Taverne et le port sous une pluie torentielle et un vent plutot violent. Décidément, le ciel n'avait vraiment pas l'air d'être de bonne humeur ce jour-là, vu la façon dont il déversait sa colère sur la terre. Evidemment, ce climat avait incité la flibustière à lancer sa monture au galop, ce qui avait eu pour effet de coller le corps d'Agathos, avec qui elle partageait son chevak, contre son dos. Le Seigneur Sarlez avait pour sa part décidé de faire la route à pied.

Enfin, la silhouette du Winds of Change ne se dressait plus qu'à cinq ou six longueurs de bateau d'eux. Pressée de s'abritter et d'ôter ses vêtements qui lui collaient à la peau à cause de l'humidité, elle accéléra encore et ne s'arrêta qu'au pied de la passerelle. Arrivée là, elle mit pied à terre et invita Agathos à l'immiter, car le bois devait être glissant à cause de la pluie, et le chevak allait avoir du mal à monter à bord.


Je vais vite le mener aux écuries du port, il est inutile de prendre le risque qu'il glisse et se casse les pattes. Je ne serais pas longue, attendez-moi ici.

Sans lui laisser le temps de réagir, elle se dirigea, sa monture à ses côtés, vers le bâtiment où les marins pouvaient soit louer des chevaks, soit laisser les leurs en pension.

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Merci à Ténébris pour la bann.

Fille du Capitaine Canna, Capitaine du Winds Of Change.
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Agathos
Ecrit le: vendredi 06 juillet 2007, 18:40


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Ils arrivaient enfin au port.

La pluie lui fouettait le visage. Agathos commençait à sentir ses doigts et ses lèvres s'engourdir. Un froid d'hiver accompagnait cette pluie.

A peine arrivés, Mary-Jane alla laisser son chevak aux écuries. Il restait seul, devant l'immense navire. Il ne savait pas quoi faire, monter à bord du bateau, attendre Mary-Jane...

Il décida d'attendre Mary-Jane sur le quai. Si i devait monter à bord, il ne saurait pas comment justifier sa présence à l'équipage du Winds Of Change. Et puis, si ça se trouve, ils ne le prendront même pas à bord.

Il attendait, et au loin, une silouhette se dessina. Il pensait que se devait être Monseigneur Sarlez.
Un homme, avec une grande cape, à peu près la même taille. Le pauvre, il devait être complètement gelé.

Mais plus il se rapprochait, et plus cet homme était différent de Sarlez. Je compris que ce n'était pas lui. Cmment se pouvait-il, il ne devait pas marcher aussi vite. En effet, cela ne faisait même pas un sixième de bougie que Mary-Jane et lui étaient arrivés et eux avaient chevaké alors que le Scientifique était à pied.

Il attendait, sous la pluie battante. Avec pour seul maître, l'air marin.


Ce message a été modifié par Agathos le samedi 07 juillet 2007, 21:23

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Unfens
Ecrit le: samedi 07 juillet 2007, 08:17


Jeune Seigneur


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Unfens se promenait le long des docks depuis le début de la journée. Il était songeur et ne remarqua pas les nuages menaçants qui s’agglutinèrent au-dessus du port. Alors que la journée s’assombrissait et que les passants se mirent à la recherche d’un endroit où s’abriter avant que les nuages ne déversent leur cargaison, lui marchait toujours. La pluie tomba dru, heureusement pour lui sa cape le protégea, mais il n’en avait que faire de ces gouttes d’eau. Les rues étaient maintenant pratiquement désertes, il ne le vit pas mais il remarqua qu’alors qu’il s’avançait il n’était plus bousculé. Un chevak passa au galop près de lui et l’éclaboussa au passage de boue et d’eau mais il ne s’arrêta pas pour injurier le chevakier comme on le ferait d’habitude. Plongé dans ses pensées le reste n’avait pas d’importance.

À quoi réfléchissait-il ? À Tankred dont l’état de santé était maintenant plus qu’inquiétant et à sa part de culpabilité dans toute cette affaire. Il n’aurait pas du accepter la fiole que lui avait donné Tibix mais que pouvait-il faire. S’il ne l’avait pas fait il serait mort à l’heure d’aujourd’hui. Pour vivre il faut qu’un autre meurt, c’est la règle du champ de bataille mais quand il y pense c’est aussi celle de la vie.
Maintenant qu’allait-il faire ? S’enfuir bien entendu, depuis le jour où sa mère s’est sacrifiée pour qu’il vive, il s’enfuit.

Tout en songeant, il marchait la tête baissée. Il ne vit pas l’homme pressé qui se hâtait dans sa direction. Celui-ci aussi devait avoir l’esprit ailleurs, dans tous les cas ils se bousculèrent mutuellement mais le frêle Unfens perdit l’équilibre et dut agripper les vêtements du passant pour ne pas tomber.
Depuis tout ce temps passé avec Tankred sans jamais rencontrer autrui, il avait perdu l’habitude de parler, habitude qu’il n’avait jamais affectionné d’ailleurs. Quelque chose en lui disait qu’il devait s’excuser, mais comment ?
Un peu gauchement il dit.


-"Ah, désolé."

Il aurait voulu s’enfuir mais cette même voix intérieure lui ordonnait de rester sur place à attendre une réponse, de ne pas s’enfuir.


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Monseigneur Sarlez
Ecrit le: samedi 07 juillet 2007, 20:01


Beau parleur


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Les deux compères s'étaient bien vite éclipsés du devant de la Taverne sous la pluie battante. Mary-Jane disait être pressée, et la vitesse à laquelle elle avait lancé son chevak le prouvait bien ! Certes, il pleuvait, mais... d'ailleurs, il pleuvait, et alors ? Quelle raison pour se dépêcher ? L'eau ne fait pas fondre !

Ainsi donc, il avait le temps : ils ne partiraient, tous, qu'à la levée du jour le lendemain. Sarlez avait donc finalement un petit moment avant d'aller rejoindre le bateau à la tombée de la nuit. Il pourrait ainsi se balader au gré de ses réflexions, plus ou moins en direction du centre-ville et du port. Cela lui laissait bien assez de temps pour prendre du recul sur la situation, comme il aimait à le faire. Sur la situation dans laquelle il était, mais aussi sur ce qu'il venait de vivre, sa nouvelle rencontre avec Mary-Jane et Agathos, et puis ce pour quoi il s'était engagé. Tout cela donnait bien matière à réfléchir !

En effet, ayant entendu que la flibustière était de nouveau en Cité Neutre, il s'était hâté vers la Taverne des Pirates, là où elle avait dit qu'elle allait souvent. Qu'est-ce qui l'avait poussé à aller à sa rencontre ? Il ne savait pas trop s'il pouvait définir et cerner cette action et sa source. Toujours était-il qu'il l'avait bel et bien rencontrée, et s'était d'ailleurs encore une fois amusé à la surprendre (d'ailleurs, lequel des deux interlocuteurs avait-il le plus surpris ?). Puis s'ensuivit la discussion, et la décision de partir avec eux, en poussant la Capitaine à lui proposer.

La source de tout cela ? Etait-ce effectivement tout simplement la curiosité, en savoir plus sur cette femme si mystérieuse et prenante, en savoir plus sur elle, ce qu'elle faisait, sur son métier, sur l'équilibre que pouvait avoir une vie faite de centaines de virées sur les eaux ? Etait-ce le pressentiment qu'elle allait justement proposer à des personnes pas ou peu expérimentées de partir voyager, et qu'il voulait lui aussi s'évader plus loin ? Certes Sarlez avait déjà pas mal voyagé, mais, comme il lui avait dit... une expédition n'est jamais la même que les précédentes : on ne part pas pour la même chose, avec les mêmes personnes, de la même manière, dans les mêmes conditions... ou alors, c'est une perte de temps, en tous cas aux yeux de Sarlez : la curiosité vient dans la nouveauté, que ce soit la nouveauté des domaines ou la nouveauté dans l'étude toujours plus poussée d'un même domaine.

Alors qu’il était perdu dans toutes ses pensées, il se rendit soudainement compte qu’il faisait déjà bien sombre… il n’était pourtant pas du tout au port, mais plutôt de l’autre côté de la Cité. D’ailleurs, sûrement plus loin de son but qu’il l’était au point de départ. Ainsi, il se hâta de prendre la direction du centre-ville. Il ne voulait pas surtout inquiéter Mary-Jane et Agathos par le fait qu’il ne soit toujours par là par une pluie pareil alors que la nuit tombait, et ne voulait pas non plus les faire veiller plus qu’ils ne le souhaitaient pour le faire monter à bord du Wind Of Change.

Oui, d’ailleurs, c’est presque s’il se rendait tout juste compte qu’il pleuvait des cordes, et qu’il était bien trempé, des cheveux jusqu’à la plante des pieds, des poils jusqu’aux os… il avait un peu froid également, mais ne s’inquiétait pas pour ça : il marchait, donc restait en forme, et se réchauffait les mains en les appliquant à même la peau contre son ventre. Il faudra de toute façon qu’il passe à l’Auberge, pour décommander sa chambre et récupérer sa gibecière : il pourra ainsi se changer en arrivant à bord, une fois qu’il sera au sec, et qu’il aura retrouv…


Et bien, jeune homme ?

Tout d’un coup, un jeune adolescent lui était tout simplement rentré dedans. Ou alors était-ce lui qui était rentré dans le gamin ? Peu importe, en fait. La lumière commençait a baisser réellement, et la température avec.

Mes excuses aussi, mon cher, j’étais perdu dans mes pensées… j’aurais dû te voir arriver !

Mais, que fais-tu là ainsi, tout seul, dans la nuit et sous la pluie battante ? Tu cherches quelque chose, quelqu’un ?

En attendant les réponses du jeune homme qui semblait plutôt perdu, le regard un peu vide, il lui fit signe de le suivre, en se dirigeant vers l’Auberge, qui n’était qu’à deux rues de là. Il était à présent temps de se mettre réellement au sec, pour lui-même, mais aussi pour cet adolescent qui semblait lui aussi complètement trempé.

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Unfens
Ecrit le: samedi 07 juillet 2007, 20:39


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Alors que l’étranger avait déjà repris sa marche, Unfens resta un moment pantois. Quelques battements de cils plus tard, il se rendit compte qu’il devait se mettre en route, le suivre. Pourquoi ? Il ne le savait pas mais au plus profond de lui il sentait que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Rencontrer des gens, leur parler. Voilà ce qui lui avait manqué depuis tout ce temps.
Il s’empressa de rattraper Sarlez. Il ôta son capuchon afin de se présenter mais plutôt que de parler, il resta silencieux pendant un moment en fixant du regard le renaissant qui lui avait parlé sur un ton si...naturel. Comme si il avait l’habitude de rencontrer des gens et de les inviter tout de suite après à le suivre.

Finalement, encore une fois poussé par cet ange gardien qui lui soufflait quoi faire à l’oreille, il prit la parole. C’était ce qu’il devait faire, non ? Une conversation normale requière au moins deux personnes et il était le seul dans les environs avec ce renaissant encore plus trempé que lui.


-"Hum...Bonsoir. En fait j’ai été surpris par la pluie. Non, en fait je me moque de la pluie mais..."

Qu’allait-il dire ? Qu’il voulait s’enfuir de la cité neutre au plus vite ? Il y a fort à parier qu’alors son interlocuteur le soupçonnerait d’avoir commis un quelconque crime et le livrerait au gouvernement. Il devait inventer quelque chose. Il se remit à fuir cette fois-ci par le biais de mensonges. Maladroitement, il commença son histoire improvisée au fur et à mesure qu’il parlait.

-"J’étais à la recherche d’un transport, voyez-vous ? Pour quitter la ville, c’est ça oui. Pour quitter la ville. Les temps sont durs et la cité neutre ne propose pas de travail à des gens comme moi. Ensuite la pluie est arrivée et je cherchais un abri quand nous nous sommes rencontrés. Oui c’est ça."

Il détourna les yeux en finissant ça phrase, il savait très bien que tout ceci n’avait aucun sens. Ils arrivèrent devant une taverne. Ce devait bien être un lieu où on buvait, il entendait de dehors et malgré la pluie les chants paillards de convives ayant trop bu ou pas assez. Ils s’arrêtèrent devant la porte et Unfens comprit qu’ils allaient entrer là. Il ouvrit la porte et la tint ouverte pour que le renaissant encore trempé entre à son tour.


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Agathos
Ecrit le: samedi 07 juillet 2007, 21:08


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Toujours cette pluie. Une pluie qui tombait de plus en plus fort, et qui à force de tomber rendait l'air de plus en plus glacé.
Mary-Jane ne revenait toujours pas. Agathos espérait qu'elle ne tarderait pas, car il commençait en sentir des frissons dans le dos. Non, pas seulement dans le dos, ces frissons lui parcouraient tout le corps.

Quoiqu'il en soit, il ne devait pas rester plus longtemps à attendre sur le quai, sinon il passerait les premiers jours de voyage dans un lit à boire un remède qui mettrait une semaine à le guérrir.

Et Monseigneur Sarlez qui ne revenait toujours pas. Agathos ne lui avait pas beaucoup parler les seuls fois où ils s'étaient rencontrés, mais à l'écouter, il savait qu'il ne lui arrivarait rien de bien grave. C'était un homme qui doit savoir ce qu'il fait. Après c'est un homme réfléchie qui mérite bien son titre de Scientifique. Mais avec cette pluie, Agathos espérait pour lui d'avoir trouvé un refuge assez confortable pour passer la nuit. Car le temps ne lui permettrait certainement pas de les rejoindre Mary-Jane et lui. Mais peut-être était-il en route?
Toujours planté là à se poser des question, Agathos, lui, ne s'était toujours pas mis à l'abri. Il se demandait où il devait aller. A bord du bateau où dans l'une des réserves du port?
Pendant qu'il continuait à se poser des questions, la pluie avait désormais envahit tout son corps, et il lui faudrait un petit remontant chaud pour qu'il se remette de se froid.

Après plusieurs instants d'hésitation, il finit par se diriger vers le navire. Il s'arrêta, se posa encore une fois la question, continua quelques pas et s'arrêta de nouveau, tout de suite après, il reprit le chemin du Winds Of Change. Il était maintenant devant ce grand navire, imposant. l'échelle qui conduisait à bord était complètement mouillée, et devait être glissante. Cela laissa encore une fois Agathos méditer sur la situation. Mais désormais il n'allait pas retourner sur les quais. Il commença à monter l'échelle. Contrairement à ce qu'il avait pu penser, l'échelle n'était pas glissante. Arrivé au bout, il scruta le pont du navire avec timidité. Avait-il peur que quelqu'un le voit?

Mais à la plus grande stupeur de celui-ci, il n'y avait pas un chat sur le pont. En réalité, cette surprise était exagéré, quel matelot resterait sur le pont d'un bateau avec cette pluie? Il enjamba la bordé et se dirigea vers ce qui ressemblait à une cabine. Il hésita à mettre sa main sur la poignée. Devait-il entrer?
Surement oui, mais il hésita. A la fin de cette nouvelle hésitation, il finit par tourner la poignée, mais la porte était fermée. Quoi de plus normal!

Heureusement que le toit de la cabien débordait un peu des murs. Il pu s'abritter de la pluie en se collant au mur. Il n'espérait qu'une chose, c'est que celle-ci ne s'ouvre pas soudainement...


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Monseigneur Sarlez
Ecrit le: samedi 07 juillet 2007, 21:42


Beau parleur


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Et pendant qu’Agathos ne savait que faire en attendant Mary-Jane, Monseigneur Sarlez entrait dans l’Auberge, dont la porte lui était ouverte par ce jeune garçon qu’il venait de rencontrer, physiquement parlant, assez violemment. Ce jeune homme, qui avait bizarrement ôté son capuchon bien avant d’arriver à vue de l’Auberge, venait de terminer sa phrase. Le timbre de sa voix et le ton incertain appuyaient la perception de jeune enfant perdu et errant, se savant réellement où aller. En effet, ses phrases sonnaient comme n’ayant ni queue ni tête : sans en écouter le contenu, on entendait une suite de tonalités incohérentes mais si significative d’un certain vagabondage. Enfin au sec, une fois entré, Sarlez fit signe au jeune homme, qui semblait hésiter à entrer.

Et bien alors ? Surpris par la pluie ? Pourtant le ciel la suggérait depuis quelques sabliers ! Aller, viens par là… Tu ne m’as pas l’air bien dans ton assiette, dis-moi ! Viens, je vais te donner de quoi te sécher et te réchauffer – ne t’inquiètes pas, suis-moi !

Et ainsi, Sarlez prenait la direction de sa chambre, où il y trouverait une serviette à prêter à ce frêle garçon trempé. En passant devant le comptoir, il fit signe de lui faire monter deux tasses d’une boisson bien chaude. Une fois entrés dans la chambre, Sarlez sortit effectivement une serviette d’une étagère, et la tendit au garçon qui le suivait ; puis, s’asseyant sur une chaise, il continua la discussion – si tant est que l’on peut appeler ça une discussion, pour le moment –, et repris un peu comme s’il n’avait pas entendu tout ce qu’il lui avait dit à l’extérieur, tellement cela semblait incohérent. Il avait bien entendu ce qu’il avait dit, mais il n’était pas non plus sûr que le gamin aie bien compris ses questions.

Alors, mon cher ? Que fais-tu là par un si sale temps, au moment de la tombée de la nuit ? Tu t’es égaré ? Tu as besoin d’aide pour rentrer chez toi ? Où sont…

Il fût interrompu par quelqu’un qui frappa à la porte. Sarlez ouvrit à Malice qui lui apportait deux breuvages bien chauds. Il répondit à son regard interrogateur et inquiet.

Je l’ai trouvé dehors, il m’est rentré dedans ! Je lui ai proposé de se réchauffer, et j’essaie d’en savoir plus sur lui ! Dehors par un soir avec un temps pareil… quels parents peuvent laisser, même un adolescent, comme ça ? Et ils doivent peut-être s’inquiéter ? Où sont-ils ?

Ces dernières questions étaient naturellement adressées au jeune homme. En attendant de voir sa réaction, Sarlez lui tendit l’une des deux tasses.

Tiens, prends ça, mon garçon, ça va te faire du bien ! …

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Unfens
Ecrit le: dimanche 08 juillet 2007, 07:34


Jeune Seigneur


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Unfens s’était assis en face de son hôte. Il avait donné sa cape à l’aubergiste pour qu’il la sèche près du feu et accepta volontiers la boisson chaude qu’on lui proposait.
Après avoir bu une gorgée, il déposa sa tasse sur une table basse et prit la serviette qu’on lui avait offerte.

-"Merci."

Tout en essuyant ses longs cheveux trempés, il tenta de répondre plus ou moins aux questions de son interlocuteur avec la timidité que ce dernier devait maintenant être habitué.

-"Égaré, oui et non. Je connais les rues que mais je ne savais par où je devais aller. C'est-à-dire, je n’ai pas vraiment de maison, je n’ai pas de chez-moi. Mes parents..."

Il hésita un instant, infime certes mais ce brusque hoquet d’embarras était facilement perceptible. Il avait détourné son regard et regardait les gouttes qui avaient échappé à la serviette tomber sur le sol. Ses mais posées sur ses genoux les serraient. Tout en gardant son visage cacher derrière ses cheveux qui tombaient, il répondit.

-"Non, mes parents sont morts du moins ma mère vu que je n’ai jamais eu de père."

Puis brusquement, il retourna à la première question du renaissant. Il croyait pourtant que son histoire aurait suffit à contenter la plupart des gens. Il voulut dire quelque chose mais il s’arrêta avant d’avoir émis le moindre son de sa bouche. Il prit sa tasse et bu quelques gorgées pour se laisser le temps d’inventer quelque chose à raconter autour de ce qu’il avait déjà dit. Il sentait bien que son interlocuteur n’était pas tombé dans le panneau mais il ne pouvait pas dire la vérité. D’abord qui est-ce qui le croirait ? Et puis il mettrait sa propre vie et celle d’inconnus comme cet homme en danger. Il reposa la tasse.

-"Je pense que vous ne m’avez pas bien entendu sous cette pluie. Je disais que je cherchais un bateau, une diligence ou quoi que ce soit d’autre qui puisse m’emmener vers d’autres horizons. Je l’ai dit, je ne trouve pas de travail ici. À cause de ça il faut bien que je quitte cette ville, n’est-ce pas ?"

Il rajouta hâtivement, avant même que son interlocuteur fasse allusion à cette auberge où il pourrait peut-être servir en tant que serveur.

-"Et puis je n’aime pas cette ville, j’aimerais découvrir d’autres endroits."

Il sourit. Il avait bien fait d’ajouter cette phrase qui donnait l’impression qu’il avait soif d’aventure. Beaucoup de renaissants aimaient les aventuriers, il ne savait pas pourquoi mais c’était ainsi et peut-être que cet homme-ci n’était pas une exception à la règle. Il ne voulait pas arrêter en si bon chemin et continua.

-"J’ai en effet été surpris par la pluie. Je pensais pouvoir trouver un transport pour quitter cette ville avant la fin de la journée mais personne ne veut de moi... Je n’ai pas de quoi payer une place sur un navire ou dans une diligence."

Il reprit alors sa serviette et continua de s’essuyer en attendant ce qu’allait dire le renaissant qui devait peut-être le trouver un étrange personnage, mais qui ne le penserait pas ?

Ce message a été modifié par Unfens le dimanche 08 juillet 2007, 15:26

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Mary-Jane
Ecrit le: dimanche 08 juillet 2007, 13:59


Grand bavard


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Abandonnant Agathos sur le quai, elle s'était hâtée de rejoindre le hangar du "loueur-gardien" de chevaks, le vieux Ruppert. Elle n'en avait que pour deux ou trois sabliers au plus, du moins c'est ce qu'elle s'était dit. Arrivée devant la batisse, elle frappa trois coups sur la porte qui ne tarda pas à s'ouvrir.

Mam'selle M-J! Enfin tu te souviens de l'existence de mon commerce! Que puis-je pour toi ma belle? Mais entre, voyons, t'es trempée!

Pour être trempée, elle était trempée en effet. Aussi ne se fit-elle pas prier.

Ouvre la grand porte, s'il te plaît, j't'ammène un pensionnaire. Je n'aurais pas besoin de lui là où je vais, et je sais qu'il ne risque rien chez toi. Tu t'en occuperas aussi bien que moi, n'est-ce pas?

Joignant le geste à la parole, elle commença à pousser de sa main libre l'assemblage de bois pour l'ouvrir, aidée du vieil homme. Dès que ce fut fait, il prit les rênes du chevak en main, et alla le mettre dans un des enclos vides et tout prêt à accueillir un occupant, pendant que la flibustière refermait les deux portes.

J'ignore pour combien de temps je vais être absente, mais je reviendrais le chercher dès mon retour, biensûr! Tu me ferras ta note à ce moment-là.

Allez, je file, j'ai laissé un matelot que je prends à l'essai sur le quai, et il risque de prendre froid si je le laisse attendre trop longtemps sous cette pluie.

L'homme émit un rire rauque et se dirigea vers une petite étagère poussièreuse qui ne devait plus tenir debout que par miracle. Il y prit une bouteille et deux verres et revint vers Mary-Jane.

Prendre froid? Est-ce bien un futur engagé ou un nouvel amoureux? Depuis quand les capitaines craignent-ils que leurs matelots prennent l'eau? Un matelot ça ne craint pas la flotte, nom de nom! Sinon il fallait qu'il se fasse tavernier ou bibliothéquaire, ton gars, il aurait été à l'abri!

Tout en parlant, il avait débouché la bouteille, et tendu un verre à la fille Canna, qu'il se dépêcha de remplir avant de faire de même avec celui qu'il se destinait. La flibustière leva son verre plein dans sa direction et le vida ensuite d'une traite dans sa bouche.

Il aura tout le temps de prendre la flotte, comme tu dis, une fois que nous serons en mer. Mais pour le moment, j'n'ai pas besoin d'un apprenti malade avant même d'avoir quitté le port...

Et puis en voila des réflexions! depuis quand me concidères-tu comme un capitaine semblable à tous les autres? Je suis un modèle unique!

Elle accompagna sa dernière rélique d'un clin d'oeil amusé, et lui rendit le verre vide avant de se diriger vers la sortie en prenant congé de l'homme. Celui-ci la suivit et lui tint la porte ouverte.

Sois prudente ma belle, et que les vents te protègent.

Il la regarda s'éloigner au pas de course, sa longue silhouette mouillée devenant de plus en plus petite au fur et à mesure qu'elle s'éloignait.

Lorsqu'elle ne fut plus qu'à quelques enjambées du Winds of Change, la flibustière se demanda où était passé Agathos, car elle ne le voyait nulle part sur le quai. Elle inspecta les alentours et finit par l'apercevoir qui grimpait à bord du bateau par l'échelle d'urgence. Elle eut envie de rire, se disant qu'il aurait tout de même eu plus facile de monter à bord par la passerelle qui était certes glissante, mais moins qu'une échelle.

Elle prit quant à elle la direction de la passerelle et monta sur le pont. Agathos était déja à bord et se tenait, l'air tout penaud, collé à la paroi de l'ancienne cabine qui ne servait guère plus que de débarras pour le matériel d'entretien. D'un pas leste, elle s'approcha de lui, toute souriante.


Etes-vous prêt à entrer dans la fosse aux lions? Rejoignons l'équipage, ils doivent etre en train de jouer aux cartes et boire dans le réfectoire, vu cette pluie.

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Monseigneur Sarlez
Ecrit le: dimanche 08 juillet 2007, 20:12


Beau parleur


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Ce garçon semblait décidément bel et bien perdu, et il le confirmait en parlant. Déjà il affirmait, embarrassé, être tout bonnement orphelin, et ne semblait vraiment pas dans son assiette au beau milieu de cette jungle que devait être la Cité Neutre pour un jeune homme ainsi sans repère ni repaire. Il ne savait pas trop quoi dire, à part essayer de faire comprendre qu’il cherchait délibérément à partir. Peut-être voyait-il en Sarlez quelqu’un qui pourrait l’aider à partir ? Et bien si c’était le cas, il avait de la chance d’être tombé sur lui, et de la chance que celui-ci embarque tout juste pour un périple en mer et dans les îles. Mais, Sarlez lui-même ne pouvait rien décider, et la flibustière saurait évidemment mieux que faire d’un adolescent comme celui-ci. Elle avait sûrement plus d’idées sur la chose que le scientifique qui, lui, était plus sûr de considérations… scientifiques, donc n’émanant pas de la vie pratique.

Malice, comme concerné, s’inquiétait lui aussi de ce qu’il pourrait lui-même faire pour ce jeune homme. Le regard interrogateur et désarmé, incompréhensif, il était resté aux côtés de Monseigneur Sarlez pour écouter les quelques paroles d’Unfens. De toute façon, lui n’aurait pas pu se permettre d’embaucher un jeune gamin comme ça, surtout par les temps qui courraient : l’Auberge n’était pas vraiment débordée de monde, c’était le moins qu’on puisse dire… Quand Sarlez leva les yeux vers Malice, il avait son idée en-tête. Il se contenta donc de remercier celui-ci, lui promettant qu’il l’ avertirait des suites de la péripétie. Une fois l’aubergiste reparti, Sarlez s’adressa au jeune homme qui commençait à être un peu plus sec, et qui devait être un peu réchauffé grâce à ce breuvage savant de Malice.

Mais était-ce réellement une bonne idée d’aller le présenter à Mary-Jane ? Comment pouvait-il être assuré de la véracité des propos de ce jeune homme qu’il ne connaissait que depuis quelques sabliers ? Peut-être qu’il ne tentait que de s’échapper de chez ses parents ? Peut-être avait-il fait quelque chose qu’il n’aurait pas dû faire, et essayait de fuir avant que cela ne soit découvert ? Comment savoir ?! … Un sentiment. Quelque chose, au fond de lui, l’amenait à croire toutes ces histoires, pourtant pas si cohérentes que ça. Certes le jeune homme inspirait la sympathie, et même l’empathie, mais était-ce une raison ? L’habit ne fait pas le moine, comme on dit… et pourtant, à ce moment, il pensait en être sûr… Ainsi, il prit les quelques affaires qui étaient ça et là dans la chambre, ainsi que deux nouvelles serviettes propres et sèches sur l’étagère, et mit tout ça dans sa gibecière, gonflée à bloc ; pas qu’il avait beaucoup d’affaires, mais elle était petite : il voyageait avec très peu de choses ! Quelques parchemin et de quoi écrire, quelques habits, et une gourde.


Aller, viens, mon cher ami, suis-moi. Nous allons voir une amie qui pourra peut-être t’aider. Enfin, je dis ça, mais, peut-être ne pourra-t-elle rien faire pour toi !

Il ne se voulait pas méchant, juste éviter de laisser de faux espoirs à un gamin : à cet âge-là, on imagine des tas de choses pour un rien… Ainsi, il sortit de la chambre qu’il laissa ouverte, peut-être en étonnant le jeune homme qui devait peut-être se demander ce que faisait Sarlez. Une fois en bas, il laissa avancer Unfens avant de murmurer quelques mots à Malice, pour lui signaler qu’il en avait fini avec la chambre – qu’il garde l’avance qu’il avait faite – et qu’il allait voir Mary-Jane, avec qui il partait tôt le lendemain, et voir si celle-ci avait une idée de quoi faire pour le jeune homme. Malice ne semblait pas aussi serein que Sarlez (peut-être à cause de l’idée de laisser un garçon comme ça partir en mer ?), qui se contenta de lui dire quelques mots pour lui assurer encore qu’il ne lui arrivera rien de mal.

Puis, sortant de l’Auberge, ils prirent un bon pas pour arriver, en quelques sabliers à peine, au pied du Wind Of Change. Sur le pont, il lui semblait entendre une voix féminine, et il apercevait également deux silhouettes se déplacer. Etait-ce la fille Canna ?


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Agathos
Ecrit le: lundi 09 juillet 2007, 12:38


Seigneur diplomate


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HRP : Très bon RP, mais un petit détail de rien du tout, après la chute des cavaliers, le nouvel aubergiste se nomme Serval wink.gif
Edit Ima': Non, non, Malice est toujours bien l'aubergiste, et il a engagé Serval pour l'aider.
Edit Moi : Autant pour moi ^^

Agathos s'était à peine abriter contre la porte d'une cabine, surement celle du capitaine, que Mary-Jane arriva sur le pont du navire à son tour.
Il aurait du attendre quelques instants de plus sur le quai. Cela lui aurait évité toute inquiétude. Lui était presque sec, qeul le bout de ses chaussures était mouillé. Par contre, le capitaine du Winds Of Change ne semblait pas avoir été épargné par la pluie.
Elle se présenta au jeune homme avec un sourire assez inquiétant, un de ces sourires qui signifient que l'on a fait quelque chose de travers. Peu importe, le mal était déjà fait. On ne peut revenir en arrière.
Quand elle lui proposa de rencontrer l'équipage, il se dépêcha de laisser le passage de la porte. Mais un nouveau sourire taquin se dessina sur son visage.
Il venait de comprendre que cette cabine n'était surement pas la cabine du capitaine, ni une entrée menant aux étages inférieurs du Winds Of Change.

Il ne savait pas quoi faire et attendit que Mary-Jane lui indique l'entrée du réfectoire où devait se reposer l'équipage. Elle lui indiqua une trappe qui se trouvait juste à ses pieds.
Le jeune homme s'exécuta sans se faire prier. La trappe était un peu lourde pour lui, et ne réussit pas à la soulever tout seul. Mary-Jane lui donna un petit coup demain afin d'ouvrir le passage, toujours avec le même sourire. Sourire qui d'ailleurs n'avait en réalité rien de moqueur, mais c'était bien un sourire qui indiquait la preuve du manque d'expérience du nouveau matelot. C'est du moins ce que pensait Agathos.

A l'ouverture de la trappe un air chaud leur caressa le visage.

La trappe ouverte, les membres de l'équipage qui se tenait près d'elle se retournèrent tous, les voix s'étaient tues. Comme s'ils attendaient l'arrivée du capitaine depuis plusieurs cycles déjà. On pouvait sentir le plus grand des respect dans le silence qui accompagnait la scène. Mary-Jane, elle, avait toujours ce sourire aux lèvres.
Il attendait devant l'escalier qui menait en bas.
Il attendait que Mary-Jane passe en première et se cacha dans le dos de la fille Canna.


Ce message a été modifié par Agathos le lundi 09 juillet 2007, 15:17

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Unfens
Ecrit le: lundi 09 juillet 2007, 13:35


Jeune Seigneur


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Unfens se renfrognait en voyant que le renaissant doutait de son honnêteté. Il ne pouvait lui en tenir rigueur, c’eût été un juste verdict de sa part s’il le chassait d’ici. Mais lui, ne pouvait pas dire la vérité à cet étranger. Il était tel que le prisonnier qui est en fuite, il ne pouvait pas dévoiler sa véritable identité. Comme le prisonnier qui avait donné son âme à l’enfer, il l’avait vendue au diable. Depuis le jour où il avait fui Vangard encore fumante pour venir à la Cité Neutre tenir compagnie à un Tankred dont l’état se détériorait à vue d’œil et ce à cause de ses soins. Tankred l’avait volontiers accepté à ses cotés pour être supporté durant l’épreuve douloureuse qu’il endurait une deuxième fois. Le vieil homme avait été aussi insouciant qu’Hercule enfilant la tunique de Nessus. Depuis il était malade, il devenait sénile et tout ça à cause d’une petite fiole. Ah cette fiole ! Où était-elle, celle-là ?
Il fouilla dans ses poches et la trouva au moment où il entendit les paroles de son interlocuteur.


-"...mon cher ami..."

Il faillit tomber à la renverse en entendant ces mots. On le considérait maintenant comme une personne fréquentable ? Un ami même ? Cher de surcroît ?
Il n’en revenait pas et alors qu’il se laissait guider par cet ange gardien, il ne dit mot, il était trop occupé à digérer la nouvelle. Il avait été voleur, garçon de joie, soldat et toujours un vil.
Voilà que maintenant on l’appelait ami. C’en était trop pour lui. Quand ils s’arrêtèrent, il voulut dire à cet homme qu’il ne pouvait pas accepter cet aide, et puis une tel charité cachait peut-être quelque chose de beaucoup moins appréciable.


-"M’sieur..." Il vit que l’homme se dirigeait vers la passerelle menant au pont du navire. "Vous, vous voulez dire que votre amie travaille sur ce navire ?"

Il ne se laissa pas prier pour monter à bord, il avait toujours été fasciné par les grands navires. Étant petit il avait rêvé commandé une telle merveille afin de défier les hommes, les éléments, les dieux. Sur un navire en pleine mer on était libre comme l’air, il n’existait pas de lois seulement des consignes. C’est ainsi qu’il voyait la vie à bord.
Il monta rapidement la passerelle en entendant les voix sur le pont à la suite de son hôte. Là, il entendit plus clairement les rires rauques des matelots, exactement comme il les avait imaginés. Il vit alors deux silhouettes ouvrant une porte, les rires se turent pour faire place à une lumière qui éclaira les deux silhouettes. L’une appartenait à une femme, l’autre à un homme. Curieux il s’avança vers ces deux personnes, sa curiosité triomphant de sa timidité.


Ce message a été modifié par Unfens le lundi 09 juillet 2007, 13:38

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Mary-Jane
Ecrit le: lundi 09 juillet 2007, 14:12


Grand bavard


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Amusée par le malaise bien visible d'Agathos, mais ne voulant pas le mettre encore plus dans l'embarras, Mary-Jane prit les devants, en lui expliquant que la petite cabine sur laquelle il avait pris appui n'était qu'une sorte de placard et que l'entrée était ailleurs. Elle lui indiqua alors la trappe qui d'habitude était ouverte sur l'escalier menant au réfectoire et au dortoir, et qui était sans doute close à cause de la pluie, qui décidément ne voulait pas s'arrêter de tomber.

Malgré le bruit des gouttes tambourinant sur le pont, la flibustière entendait des rires et des chants de l'autre côté de la porte. Rires et chants qui s'interrompirent instantanément lors de l'ouverture du panneau de bois. Sans doutes les quelques matelots qui trainait dans le couloir avaient-ils été surpris par cette ouverture justement.

Voyant qu'Agathos n'osait pas s'engager en premier dans l'escalier, elle passa la tête dans le trou et s'écria:


Alors, les gars! C'est comme ça qu'on accueille son capitaine? J'vous ammène du renfort... J'avais envie d'engager.

Un des matelots commença à monter à sa rencontre. Une fois en haut des marches, il regarda un instant Agathos, et finit par lui tendre la main en portant son regard plus loin derrière lui.

Content de vous revoir, Capitaine! Et bienvenue à toi mon gars!

Il s'écarta pour laisser passer Agathos dans l'escalier, et glissa quelques mots à l'oreille de la flibustière.

Celui-ci, on devrait pouvoir en faire quelque chose, mais les deux autres... Enfin, moi j'dis ça, j'dis rien! Juste qu'un gamin et un endimanché, j'vois pas c'qu'ils pourront faire pour se rendre utile.

Ne comprenant pas de quoi il parlait, la fille Canna se tourna dans la direction vers laquelle le matelot regardait, et elle aperçut alors Sarlez et un gamin, en effet...

Hum... J't'expliquerais plus tard. En attendant, accompagne déja celui-ci se présenter aux autres. Je vous rejoins de suite.

Elle adressa un petit clin d'oeil d'encouragement à Agathos et se mit à avancer à la rencontre du scientifique et de son accompagnateur, curieuse de savoir qui il était.

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Unfens
Ecrit le: lundi 09 juillet 2007, 14:58


Jeune Seigneur


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Ah, l’homme venait d’entrer dans le navire et la femme s’approchait à présent d’eux.
Il était curieux mais aussi extrêmement content d’être pour la première fois de sa vie sur un navire capable de naviguer sur les océans. Il ne craignait pas la personne qui s’avançait vers lui alors qu’en temps normal il aurait déjà sué toutes les gouttes de son corps. Non, aujourd’hui était un autre jour et le simple fait qu’on l’ait traité de cher ami lui avait donné confiance en lui. Unfens avec l’insolence qu’ont ces jeunes hommes quand cette curiosité, cette euphorie et cette confiance en soi leur donnent l’impression que tout leur est permis dit à la personne qui se tenait devant lui avant même qu'elle ne lui demande quoi que ce soit et en oubliant encore une fois de se présenter :


-"Dites, dites : C’est vous l’amie dont monsieur m’a parlé ? Est-ce vrai que vous pouvez m’aider à quitter la ville ?"

Son enthousiasme refroidit soudainement. Il était frappé par la vision du monde qu’il s’était façonné au fil des ans. Pour lui cette vision était une vérité immuable qui le long de toute sa vie prévaudra. Cette vérité était que même si à un moment de sa vie il croyait que les choses s’arrangeraient, le destin reviendrait au galop lui retirer tous les espoirs qui l’avaient égayé.
Cette pensée calma ses ardeurs et plus prudemment il continua de poser ses questions.


-"Vous allez m’aider à me faire accepter à bord par le capitaine ? Tant que j’y pense, comment est-il ? Accepte-t-il des passagers à bord qui sont sans-le-sou ? Mais je peux travailler ! Je ne rechigne pas à faire les besognes les plus difficiles et les plus sales."

Il regarda fixement la dame qui le dévisageait, chose qu’il n’aurait jamais faite auparavant mais l’espoir qu’il avait en montant à bord mêlé à l’appréhension d’être rejeté une fois encore lui avait donné de l’audace.

Ce message a été modifié par Unfens le mardi 10 juillet 2007, 07:55

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Mary-Jane
Ecrit le: lundi 09 juillet 2007, 15:34


Grand bavard


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La jeune femme n'eut même pas le temps de demander au scientifique qui était le gamin, car celui-ci, avec toute l'audace de la jeunesse, l'apostropha illico presto. Un peu surprise par autant de spontanéïté, mais aussi par les mots qu'il pronnonça, elle eut un bref éclat de rire, qu'elle rattrappa aussi tôt.

L'amie? Et bien j'ignorais que le Seigneur Sarlez me qualifiait déja d'amie, mais je suppose que je suis cette femme dont il t'a parlé.
Pourquoi veux-tu quitter la ville? Tu fuis quelqu'un? Pas la justice j'espère...

Elle lui fit un clin d'oeil pour lui signifier qu'elle blaguait et qu'il ne s'effraie pas, et ajouta:

Le Winds of Change n'héberge ni les voleurs ni les assassins.

Elle voulut ensuite s'adresser à Sarlez pour qu'il lui explique la raison de la présence de ce jeune garçon, mais ce dernier continua à lui parler en lui posant toutes sortes de questions. Elle revint donc à lui, de plus en plus amusée par sa façon de s'exprimer et sa simplicité. Il lui donna envie de s'amuser un peu.

Hum... Le Capitaine... Un vrai grincheux celui-là! Et quand il a bu, il a tendance à devenir violent, piquer des crises pareilles à des tornades. J'espère pour toi qu'il ne s'apercevra pas de ta présence sur son bateau.

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