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AfterEnd : Batissez un nouveau monde > En AfterEnd > Quand l'Ombre s'étend sur le territoire des Chats


Ecrit par: Mirelen lundi 05 novembre 2007, 22:19
Elle se trouvait assise sur son lit, dans sa chambre de l'auberge, tripotant nerveusement la missive qu'elle tenait entre ses mains et fixant d'un regard vide le sabre dont elle devait une nouvelle se servir, malgré elle.
Elle portait la combinaison noire qu'elle n'enfilait que lorsqu'elle devait partir au combat, ses cheveux noués en une large natte, retenue par un simple ruban de couleur sombre.

Des coups furent frappés avec force à la porte de sa chambre; Son Capitaine.


"Dame Mirelen, je sais que vous êtes là.
Cessez de vous cacher de la sorte et sortez nous rejoindre en bas. Vous savez que vous devez aussi être présente."

Il lui parlait d'une voix douce, mais ferme.
Elle ne leva même pas les yeux, se réfugiant obstinée dans son silence, mais ses doigts se resserrèrent autour du bout de parchemin qu'elle tenait, tandis qu'une larme naissait, amorçant sa lente descente le long de sa joue.

"Quand donc cesseront tous ces massacres ?
Elle avait plus de cités sous sa tutelle qu'elle pouvait en gérer.
Alors pourquoi une fois encore devait-elle sortir son Sabre et le lever au nom de la Confrérie ?"


"Dame Mirelen, sortez de cette chambre et descendez immédiatement ou je me verrai dans l'obligation de défoncer cette porte et de vous traîner contre votre gré.
Ils n'attendent plus que vous !"

Elle soupira. Elle ne pouvait y échapper et elle le savait.
Plus elle retarderait ce moment, plus il serait difficile d'y faire face.

La missive parlait d'un contrat. Cette guerre n'était donc pas que pour le seul plaisir.
C'était une bien mince consolation.

Elle finit par répondre à son Capitaine d'une voix faible et sans vie.


"Encore quelques minutes et je viens."

Elle resta encore un moment sans bouger, puis résignée, elle prit une profonde inspiration et se leva. Elle enfila sa cape, prit son sabre et ouvrit la porte pour se retrouver face à un Capitaine Maddox de plus en plus impatient.

Elle évita son regard, essuya d'un revers de la main la larme qui commençait à lui chatouiller la joue et descendit dans la salle principale de l'auberge où se trouvaient déjà la plupart des Ombres.

La Dame resta à l'écart, derrière, gardant obstinément les yeux fixés au sol.

Argawaen s'apprêtait à entamer la distribution des cibles.



désolée

Ecrit par: Thranduil lundi 05 novembre 2007, 22:30
Depuis déjà un petit moment, les Ombres attendaient toutes avec impatience la distribution des cibles faite par leur chef, Argawaen, qui gardait bien jalousement les détails jusqu'au tout dernier moment. L'ambiance était palpable, on pouvait lire dans les yeux de chacun une certaine appréhension, car nul ne pouvait dire qui en sortirait vainqueurs.

C'était la première fois que Thranduil combatterait pour les Ombres. Il en était sûr, cela allait être fort interessant. Il allait enfin combattre des seigneurs aussi puissants que lui, voire meilleurs. C'est ainsi que le matin même, il avait annoncé joyeusement à ses différents corps d'armées la guerre. Cela fesait longtemps qu'elle n'avait pas combattu, ses soldats acclamérent la nouvelle avec enthousiasme. Thranduil, ravie, s'était empressé de rejoindre l'auberge de la Confrérie au galop forcé où son chevak, éreinté, s'étalla au pied de l'auberge. A son arrivé plusieurs Ombres étaient déjà présentes, mais aucunes ne parlaient, toutes préféraient méditer en silence. Thranduil était allé s'assoir à une table au fond de l'auberge. Une fois assit, il essaya tant bien que mal à faire le vide en lui même, attendant l'ultime moment où Argawaen leur donnerait leur liste.

Ecrit par: Delduwath lundi 05 novembre 2007, 23:51
Delduwath s'était levé de mauvaise humeur ce matin-là, avec un mal de crâne du tonnerre.
Il avait passé la matinée à crier sur ses domestiques et à épancher sa haine sur ses serviteurs et servantes.

Quant il reçut le message du seigneur Argawaen, l'invitant à une réunion extraordinaire, son humeur changea. il était maintenant autre. Il ne ressentait plus de doouleur et c'est donc tout guilleret qu'il enfourcha son chevak pour rejoindre le quartier général des Ombres.

il entra d'un pas décidé dans la salle et salua ses confrères et consoeurs déjà présents. Malheureusement, dame Nienor n'était pas encore arrivée.

Il tira une chaise et s'assit en posant ses pieds sur la table. Il sifflota en attendant que la distribution des cibles ocmmence. Il espérait que le seigneur Argawaen serait reconnaître ses mérites et lui fournirait une liste conséquentes de cités.

Ecrit par: Hermes le grand mardi 06 novembre 2007, 00:03
Je regarde doucement l'ombre dans mon bureau. Tout est calme, serein. Presque trop...

Au centre de mon pupitre, il y a une simple feuille. Quelques mots y sont inscrits. Quelques mots, mais qui ont tellement de graves conséquences s'ils s'avèrent vrais...


CITATION
Cher Hermès,
Au conseil, celui où tu as été absent, nous avons discuté d'une éventuelle guerre.
En effet, une rumeur court comme quoi la coalition Apocalyptique, plus l'alliance des Ombres voudraient nous attaquer.
Nous aimerions que tu ailles te renseigner si une telle rumeur s'avère être exacte.
Nous ne pouvons pas laisser cette menace qui plane troubler notre vue.
Je t'en remercie,

Salsa.


Je relis chacun de ces mots avec attention. Je ne viens pas de recevoir cette missive. Cela fait déjà plus d'une lune qu'elle est endormie sur mon bureau. Je la déplace vers la droite. Une autre missive était cachée sous celle-ci. Cette fois-ci par contre, je reconnais mon écriture.

CITATION
Ma très chère Dame Mirelen,
Le vent souffle très fort ces derniers temps, et quelques mots indiscrets sont parvenus jusqu'à mes oreilles.
Selon une rumeur courante, vous, ainsi que vos alliés les Apocalyptiques allez lancer vos troupes déchaînées vers nos terres, vers le soir de ce lendemain.
Je me vois blessé par une telle rumeur. Je ne puis concevoir qu'elle pourrait être vraie.
Cependant, je n'ai pas le loisir de laisser une telle question aussi vague, comprenez-le bien.
Ainsi donc, j'aimerais savoir si vous comptez vous lancer dans un conflit contre mon alliance, les Chats.
Sincèrement,

Hermès, alias le Grand.


Encore une fois, je relis chaque ligue, chaque mot, chaque lettre. Je me revois en train d'écrire cette missive, je revois mes pensées, mes sentiments, en écrivant cette missive.

Je déplace légèrement cette missive vers la gauche cette fois. Une tierce missive y était cachée. Le message quant à lui, est plutôt bref.


CITATION
Cher Hermès,
Suite à votre message, je tiens à vous informer de ma réponse négative.
Tous mes voeux,

Mirelen.


Pourquoi ces mots m'apportent tant de douleur? Pourquoi je ne puis en tirer satisfaction? Pourquoi? Je devrais être heureux qu'un conflit n'éclate pas entre nos alliances respectives. J'apprécie tellement Mirelen, je ne me vois même pas oser donner l'ordre de l'attaquer...

Une ultime fois, je repousse la missive, mais cette fois vers l'avant. Encore une fois, mais pour la dernière fois, il y a une missive.


CITATION
Cher Commandant,
Nous tenons à vous annoncer que nous avons aperçu des troupes s'avancer vers nos terres.
Nous avons reconnu leur symbole. Il n'y a aucun doute possible...
Ils portent la marque...de l'Ombre. Et à leur tête, hélas, il y a Dame Mirelen.
Nous nous dirigeons vers votre palais en ce moment même, pour recevoir vos instructions.
Nous sommes profondément désolés, mais il nous semblait le stricte minimum de vous dire la vérité.
À bientôt,

Vos généraux de guerre.


Après cette lecture, mon corps tout entier tremble, encore. J'ai beau avoir lu toutes ces missives à plusieurs reprises, à chaque fois ça me fait le même effet. Mais mon ressentiment a changé. Il n'est plus chargé de colère. Le chagrin l'a emporté. Je comprends à présent pourquoi cette pièce est si calme. C'est moi qui se morfond...

La pièce semble soudain si grande, si vide, si désertique. J'ai l'impression que mes entrailles toutes entières me rongent de l'intérieur.

Ma tête tourne, tantôt doucement, tantôt rapidement. Je ne puis dire si elle va s’arrêter, retrouver le droit chemin et me faire avancer dans cette direction.

Mon cœur est enfoncé très profondément dans ma poitrine, il pompe faiblement mon sang dans mon corps.

Mes pensées tourbillonnent en moi. Je sens leurs coups dans ma tête, je ressens leurs échos dans tout mon corps.

Raison perd du terrain, elle ralentit dans la course, laissant une longueur d’avance à Folie, qui est première de piste. Elle file, en tête, malgré les plaintes de la foule. Je suis cette foule, qui tente désespérément de redonner des forces à Raison. Mais mes encouragements ne suffisent pas et Folie finit première sur le podium de mon être.

Dans un ultime effort, je parviens à reprendre le contrôle de mon esprit. Je me lève et me dirige vers la porte. Ma main tremblante s'approche doucement mais sûrement vers la poignée. Elle tourne et la lumière qui passe par l'embrasure de la porte en bois m'éblouit. Mes yeux cherchent à s'habituer à cette clarté spontanée.

Je perçois des silhouettes, des contours. Tout cela est encore très flou, mais je crois distinguer des personnes. D'un coup, mon corps reprend de ses vigueurs. Je vois à nouveau nettement. Je lève la tête et aperçois mes Généraux, inquiets sans doute pour ma santé.


- Messieurs, nous partons en guerre. Les Ombres et les Apocalyptiques attaquent le royaume des Chats. Voici des cartes où j'ai enterré mes trésors, au cas où nous aurions à faire face à ce genre de situation. Je compte sur vous pour livrer le plus fabuleux combat de nos vies.

Pas autant que moi...

Ecrit par: Bagheera mardi 06 novembre 2007, 04:51
Il y avait longtemps que Bagheera était resté enfermé dans sa grotte. Il ne pouvait oublier cette femme. Angie... Elle l'avait profondément marqué, et il portait encore les cicatrices de sa rencontre avec elle. Il se devait de la contacter, prendre de ses nouvelles. Il se demandait si elle pensait encore à lui après tout ce temps. Et si c'était le cas, si elle ne lui en voulait pas d'avoir disparu de la sorte de l'avoir laissée sans nouvelle.

Avant d'écrire, il lui sembla bon de prendre un peu l'air. L'ambiance de la ville lui manquait. Il sentait le besoin de voir les gens aller à leurs occupations, de sentir les odeurs de la rue, d'entendre les sons de la vie, de se retrouver parmi les siens...


Seigneur ! Seigneur !

Un jeune homme approchait en courant. Il avait l'air affolé.

Qu'y a-t-il mon garçon ?

Les Ombres Seigneurs ! Toutes nos villes sont attaquées ! Aidez-nous je vous en prie !

Les Ombres ? Toutes nos villes ? Hum... Je veux savoir qui a été assez lâche pour demander une telle tâche à des mercenaires. Très bien, je m'occupe de tout. Tu peux rentrer chez toi.

Bagheera se rendit dans la salle du conseil. Ses généraux n'attendaient plus que lui.

Seigneur Bagheera, vous êtes au courant ?

C'était le plus âgé qui venait de prendre la parole. Il était vraiment inquiet de la situation. Jamais encore il n'avait connu de guerre d'une telle ampleur. Bagheera acquiesça.

Vous pensez que quelqu'un a passé un contrat pour nous éliminer ?

Le jeune homme réfléchit un instant avant de prendre la parole.

C'est ce que je me suis dit au départ. Seulement maintenant je commence à avoir des doutes. Il y a trop de choses qui ne sont pas logiques. Enfin, ce n'est pas la question prioritaire. Il est hors de question que nous restions les bras croisés. Vous vous occupez des défenses, vous avez largement les moyens pour ça. Je sais que vous ne pourrez pas tout sauver, mais ce n'est pas grave. Quant à moi, je vais mener l'assaut. Ils vont voir si les félins se laissent caresser.

Bagheera sortit de la salle précipitament. Il avait une chose à faire avant de partir au front. Il gagna son bureau, s'arma de sa plume et d'un parchemin et commença à écrire.

CITATION

Dame Angie,

Veuillez pardonner mon long silence. J'avais de nombreuses questions auxquelles il me fallait des réponses. Cependant je ne vous ai pas oublié. Le feu coule toujours dans mes veines. J'ai hâte de vous retrouver, mais je dois hélas livrer bataille. Je ne peux pas laisser mes terres se faire violer sans réponse. Malgré tout, soyez sure que je vous retrouverai. J'ai déjà été trop séparé de vous, et je ne laisserai rien ni personne mettre encore plus de distance entre nous.

Que mes ennemis goûtent la fureur du Destructeur et que les flammes nous emportent tous les deux.

Bagheera


Le mot était court, mais il manquait de temps. Il descendit à son sanctuaire. Il resta un moment à prier devant la statue du dieu qu'il vénérait, puis il s'enduit le corps de cendre, et se saisit de son trident. L'excitation l'avait gagné. Il se battrait, et il vivrait.

Il s'engouffra dans un petit passage caché au fond de la pièce, et au bout d'un bon sablier de marche, il atteignit le lieu où le gros de ses troupes s'entrainaient.

Il marcherait sur les terres d'Argawaen, et lui ferait payer d'avoir lancé les siens dans cette guerre.

Ecrit par: Salsa mardi 06 novembre 2007, 04:57
C'etait le jour le plus silencieux depuis la creation de Moruroa, meme les chats les plus bavard ne miaulaient plus ...
Le chat blanc et le chat noir tournaient tout les deux autours de leur maitre. Ils etaitent visiblement stressés. Mais il y'avait de quoi ,,,

Salsa pensait... Un demi milliard, c'est pas cher payé, Argawaen n'avait pas dut beaucoup negocier...
Etant donné les armées engagées cette guerre avait certainement couté beaucoup plus cher aux Ombres ...
Ce contrat n'etait donc evidement pas rentable... Ainsi les Ombres avait choisi la voie du sang...
Alors qu'il en soit ainsi, mais ce ne sera pas uniquement le sang des chats qui coulera sur la terre d'Afterend...

La coalition Apocalyptique participait elle aussi... Salsa etait perplexe... Ces derniers avaient récement refusés un défi lancé par les chats... Pour finalement preféré attaquer par surprise ...

Mais Salsa ne put s'empecher d'esquisser un sourire ... Les deux plus grandes alliances du monde d'Afterend ne pensait pas pouvoir battre les chats seules, elles avaient donc collaborées pour mener a bien ce projet... Indirectement ces grands seigneurs flattaient l'ego des chats ...

Les pensés de Salsa furent soudainement interompu par un militaire en sueur qui arrivait bruyament et en courant vers Salsa. Ce bougre voulait connaitre les consignes. L'armée des chats etait prete a partir et attendait de connaitre sa cible...

Salsa n'hesita pas une seconde... Et dit d'une voie forte et grave :


Portez cette guerre sur la terre des Ombres...

Le militaire repartit aussitot en courant...

Salsa se diriga alors vers une imense fenetre pour apprecier une derniere fois la vue plongeante sur la valée de Moruroa...

Les chats mourraient peut-etre tous dans les prochains cycles... Mais avant ils gouteraient le sang des soldats de la confrerie des ombres ...

Ecrit par: argawaen mardi 06 novembre 2007, 05:28
Argawaen descendit d'un pas lent et sur. Il portant sa cape et son armure noire comme a son accoutumé avant de partir à la guerre. Il regarda les ombres une après l'autre puis il prit la parole.

Mes amis, mes frère, mes soeur. AUjourd'hui nous allons partir pour une des plus grande guerre de toute l'histoire de la confrérie.

Les chats on déclarer un défit au RDA. A savoir 22 seigneurs des chat et leur 1.2 Millard contre 8 seigneur des RDA a porter de canon et leur 300 Milions. Bien sur les RDA on décliner.

Par la suite les chats n'ont pas fait la même erreur deux fois. Ils ont frapper d'abord et offert le duel ensuite. Ils ont attaquer les 6-7 seigneur briolin a leur niveau. DIsans cet guerre est juste... 90 % de l'argent des briolins était alors situer dans les hautes sphère gouvernemental bien trop haut pour servir a quoi que se soit face au chat. Il n'avait que 300 Milions pour faire face. BIen sur il se sont fait battre.

Les briolins sont venu me voir par la suite. Il n'ont pas aimés se faire attaquer et se faire dire. Bas si vous êtes polie et que vous dites qu'on est trop fort pour vous. On prend vos villages qu'on attaque déja et apres on oublie. Ce qui voulais dire la mort de plusieur signeur briolin n'ayant pas les sous pour se défendre.

J'ai par la suite bien réfléchie et j'ai regarder les rapports qu'on me fessait parvenir.

Les chat sont 22 seigneurs.

Nous nous sommes 15.

Les chats ont 1.2 MM et nous 1.5 MM.

J'ai accepter le contrat des briolin. Les chats cherchait un duel plus ou moin équitable... enfin équitable selon leur terme a quatre contre un... Et bien nous allons leur en offrir un.

Je tien a préciser que j'ai accepter que 2-3 Rda se joigne temporairement a nous pour ce contrat. Ils ont rancoeur envers les chats et puis sa ramène le nombre de seigneur a 18 contre 22.

Voila qui me semble juste et équitable comparativement au offre de duel que les chat fessaient.

Mes amis trève de bavardage, il est temps d'agir dégourdissons donc un peu nos épée.

Il ouvrit un grand coffre qu'il avait apporter avec lui et distribua le contenu a toute les ombres. Il s'agisait d'une très grand liste de toute les cité qu'elle devaient assièger.

[EDIT Yii]: Juste une toute petite remarque pour chipoter Argawaen, en RP, il est préférable d'employer les termes de "rang gouvernemental" plutôt que "niveau", ceci dans la même veine que "protection gouvernementale" pour "hibernation". wink.gif
NB : Si tu veux modifier, n'hésite pas à supprimer mon édit par la suite.


édit : bas non chipote tans que tu veux tongue.gif C'est corriger wink.gif

Ecrit par: Thranduil mardi 06 novembre 2007, 11:04
Aussitôt qu'Argawaen entra dans la pièce, tous les regards se tournèrent immédiatement vers lui. Il portait avec peine un coffre de grande taille qui devait surement renfermer les fameuses listes que toutes les Ombres attendaient avec impatience. Il posa le coffre à ses pieds et regarda lentement chaques Ombres présentent dans la pièce. Après ce court moment, il prit la parole, et nous expliqua la raison de la guerre.
Thranduil l'écouta avec intention durant toutes les explications. Une fois les explications terminées, Argawaen ouvrit le coffre qui l'avait apporter, et remit à chacun d'entre nous un parchemin. Thranduil reçut celui où l'on pouvait lire au mileu : "Liste : Thranduil". En l'ouvrant, on pouvait y voire une liste de onze villages appartenant respectivement à trois chats : Belgarath, Furia et Perceval, ainsi que la quantité minimale de soldats et de canons à envoyer pour chaque village. A la fin de sa lecture, il leva la tête et regarda les autres Ombres. Toutes semblaient confiantes, mais serait-ce suffisant ?

Ecrit par: Cagliostro mardi 06 novembre 2007, 12:37
CITATION

Seigneur,

mon séjour dans l'empire des Chats a pris un tour inattendu. Toutes leurs cités subissent en effet l'assaut massif d'une coalition de seigneurs. La situation est grave pour les seigneurs des Chats. La coalition qui est menée par les seigneurs de l'Ombre accuse les Chats d'avoir injustement agressé plusieurs alliances.

Cette accusation est dans le style habituel des seigneurs de l'Ombre. Ceux-ci ont pris pour habitude d'accuser des pires méfaits tout seigneur ne se pliant point à leur vue. Ils clament que leur offensive est équilibrée en pointant leur infériorité numérique en terme de seigneurs. Disons que cet argument est peu convaincant. Ils reconnaissent eux-mêmes qu'ils bénéficieront de l'appui de plusieurs seigneurs de l'Apocalypse. Et il serait surprenant que les Briolins qui le peuvent ne se lancent pas eux aussi dans l'aventure. Nous verrons bien qui seront les plus nombreux...

Mais surtout, dans tous les autres domaines, les Ombres disposent d'un avantage considérable voire écrasant. Ils bénéficient pour commencer de plus grandes ressources financières, sans compter sans celles de l'Apocalypse et des Briolins. Ils ont au bas mot trois fois plus de cités que leurs adversaires, ce qui leur garantit la tranquillité et donc des revenus sur au moins les deux tiers de leurs domaines pendant la guerre.

Enfin ils ont choisi le moment qui leur convenait et ont l'avantage de l'offensive. Ils ont pu tranquillement préparer leur plan, assurer leurs arrières... Les Ombres ont de nombreux alliés et ne risquent guère de controffensive. Nul ne semble pouvoir venir au secours des Chats dont le destin semble scellé.

Il est un fait particulièrement intrigant dans toute cette affaire. Les Ombres disent répondre à un contrat lancé par les Briolins, les Chats avançant le chiffre de 500 millions pour la transaction. Cela laisse songeur. Cet argent ne peut provenir que des seigneurs les plus puissants des Briolins, ceux dont les domaines sont supervisés par des inspecteurs gouvernementaux de rang plus élevés que ceux qui veillent au bon déroulement de la bataille en cours. En d'autres termes, les Ombres semblent bien avoir reçu de l'argent de seigneurs plus puissants, chose contre laquelle ils jurent être en bataille ferme et définitive. Il semble même avoir impulsé un regroupement derrière cette bannière... les Ombres feraient-ils le contraire de ce qu'ils affichent ?

Mais il est possible que tout cela ne soit que bavardage... Les Ombres visent de toute façon très clairement à l'hégémonie. Après Akkad, ils s'en prennent désormais au seul regroupement de seigneurs un peu important qui subsistait à leur portée. Il est donc fort possible que seule leur volonté de domination absolue, masquée comme de bien entendu sous de belles phrases, suffise à expliquer cette offensive.

Une question reste cependant... Les alliés des Ombres approuveront-ils cette brutale offensive, financée par des voies obscures et avec une telle disproportion des forces qu'elle ne peut guère être regardée comme fort glorieuse.

Je tacherai de vous fournir de plus amples renseignements sur le déroulement de la guerre. Mais mes conditions de vie ici vont devenir difficiles. La ville sera bientôt sous le régime militaire, des hommes d'armes courent en tout sens. L'ensemble du ravitaillement a été saisi et je ne sais ce que je vais pouvoir manger ce soir. Peut-être devrais-je quitter la ville...

Le garçon qui vous remettra cette lettre est originaire du pays, n'hésitez pas à le questionner sur les mœurs du pays des Chats qui ont un charme surprenant.

Votre serviteur dévoué
Cagliostro


Ecrit par: -Thane- mardi 06 novembre 2007, 15:21
Le jour se levait tranquillement sur la capitale du seigneur Thane, cette belle citée de Mystos. La nuit avait été très courte pour Thane, ce dernier qui avait festoyé n'avait pas eu l'occasion de fermer l'oeil de la nuit, il rentrait tranquillement du lieu de la dites fête pour tranquillement, d'un pas mal assuré plonger dans le royaume des songes pendant plusieurs jours... Tel était le plan prévu à la base par Thane.

Malheureusement la réalité fut bien différente, au plus grand malheur de Thane, qui sentait le coup venir depuis quelque temps, comme beaucoup de ses frères d'armes, mais qui n'avaient trouvé aucun moyen de s'en dépêtrer.
Oui, ce terrible choc que ce fut lorsque Thane entra dans son humble demeure, et qu'il vit tous les généraux de guerre, éclaireurs des lointaines contrées, et amis les plus fidèles présents dans le grand salon, tous réunis en ce lieu pour lui annoncer cette terrible nouvelle.

Les Ombres, cette confrérie solidement accompagnée par ses alliés qui détiennent le monopole des Terres d'AfterEnd depuis l'apocalypse, venaient de lancer des offensives sur 15 cités du royaume de Thane et sur toutes les cités de ses frères d'armes non placées sous la protection gouvernementale. Cet ancien totalement abasourdi par cette nouvelle, ne voulait pas y croire. La veille beaucoup de rumeurs étaient parvenues aux oreilles de ce vieux druide, qui malgré l'âge les avaient bien entendu, et malgré le démenti de son vieil ami Hermès, la chose crainte arriva. Les armées des Ombres déferlaient sur les Chats.

Mais cette fois ci Thane n'allait pas se placer sous la protection gouvernementale, comme il l'avait fait durant son premier affrontement contre les Ombres, en ce temps Thane et ses compagnons de l'Elnade, ne possédaient qu'une trentaine de cités et quelques millions en banque, et ne pouvaient en rien résister aux trois cent cinquante cités et centaines de millions des Ombres. Néanmoins ce temps est révolu, les compagnons de Thane, rattachés maintenant aux Chats, et après quelques lunes avaient bien réussi leur développement dans le monde d'AfterEnd. Cette guerre allait être la plus dure que Thane n'avait jamais connue, il le savait, mais il n'avait pas peur de mourir, et il avait un adversaire de taille en face de lui, se qui augmentait l'enjeu de cette guerre.
De plus un seigneur en particulier avait attaqué la veille les cités de Thane, le seigneur Delduwath, ce seigneur placé juste un rang gouvernemental plus haut que Thane lui avait envoyé quelques 10 attaques, les deux tiers des attaques reçues par Thane venaient de ce seigneur. Apparemment, Delduwath devait s'occuper du vieux druide principalement, mais Thane n'avait pas que Delduwath à combattre, trois autres Ombres l'assaillaient, Nosferatu, Fanart ainsi que Verlande, Thane devait faire face à quatre Ombres lors de cette première vague d'assauts. Cela risquait de ne pas être de tout repos.

Que la guerre commence...

Ecrit par: argawaen mardi 06 novembre 2007, 16:10
(hrp Je suis le premier en tord et a l'avoir fait, mais je trouve qu'on divague trop et que de manière subtile ou non on se dirige plus vers des explication et du salisage d'alliance que vers un rp. Si vous êtes tous d'accord on oublie les raison de la guerre, les moi j'ai plus de fric toi plus de seigneur et on se fait un RP épique digne de se nom. Pour ma part, je ne participerais plus si ca vas dans le sens de la confrontation et de la dégnigration d'un ou l'autre des parties. La salle de la diplomatie est la pour allez détruire l'image des autres. Ici ce n'est pas la place. Je m'inclus d'ailleur dans le lot des personnes en tord. ^^ Reprenons donc pour un vrai RP de guerre dans la bonne humeur smile.gif )

Argawaen regarda à nouveau ces troupes.

Allons mes amis partons à la guerre.

Il sortie de l'auberge et monta en selle. IL prit la direction des terres de Verite avec une grande armée. Il devait menner la nombre de sièges. Après avoir chevauchés presque toute, ils arrivèrent enfin en vu des terres ennemi. Argawaen dispersa donc ca grande armée vers chacun des villages à attaquer. Et il monta un camp de basse à la croisé des chemins.

Une fois que tous avait quelque chose à faire, les hommes ne semblaient plus avoir besoin de lui. Il se retira donc pour une sieste bien mérité. Il ne pu jouir que de quelque heures de repos. Un de ses gardes vient le réveillé. Un messager urgent avait besoin de lui parler.

Il se leva donc et le reçu dans ca tente. L'homme apportait de troublante nouvelle. l'ennemi attaquer dix de ses villages. Les chats étaient sans doute les plus grand seigneurs qu'ils avaient eu à affronter jusqu'à présent. Jamais personne n'avait osée attaquer aussi fortement tout en recevant la visite des ombres.

Argawaen sourit, voila qui prometait une belle guerre.

Ecrit par: Delduwath mardi 06 novembre 2007, 16:30
Delduwath reçut la liste et eut un sourire. La bataille promettait. Enfin de l'action et une raison supplémentaire de s'éloigner de ses terres.... pour défier la mort, encore une fois.

Il suivit l'exemple d'Argawaen et sortit aussitôt de la salle, sans avoir au préalable saluer ses compagnons de lutte et tout particulièrement dame Nienor.

Arrivé face à ses armées, il donna les directives et les ordres de marche à ses généraux. Il se réserva la tête d'une colonne. il voulait combattre au premier rang, comme à son habitude.

Après un dernier verre de gratsch, il harnacha son chevak, controla ses armes - ses poignards et son épée. Il se hissa sur le dos de l'animal et resta un moment en contemplation devant le spectacle de l'astre-jour qui se couchait.

Il se retourna et scruta son armée. Les hommes attendaient, apparemment impatient d'en découdre eux-aussi. L'inaction leur posait. Les jours ne suffisaient plus pour cuver leur débauches nocturnes. Ils avaient besoin de se sentir vivre et pour cela ils devaient tuer ou renifler la mort.

Il donna le signe du départ et la colonne s'ébranla dans un cri primal.

Delduwath avait calculé qu'ils arriveraient aux premières lueurs de l'aube sur les terres du seigneur Thane,

Ecrit par: Myrdhin mardi 06 novembre 2007, 16:35
Cela faisait peu de temps que Perceval était arrivé chez les Chats et déjà il devait subir une guerre sur ses deux petits villages. Il en avait connu quelques unes des guerres mais celle-ci s’annonçait plus difficile mais prometteuse.

Il était assis dans sa chambre, à même le sol, en pleine réflexion, les jambes croisées, les mains croisées sous son menton, le regard vide. Il savait que ses quelques généraux l’attendaient. Il se leva donc et descendit les rejoindre.

Il était tous là, la mine sombre, le regard un peu effrayé, il en avait connu des guerres mais là la peur et le doute s’étaient installé en eux. Il les comprenait. Ils lui exposèrent la situation même s’il la connaissait très bien. Sa petite armée était depuis quelques temps en baisse constante et il avait rejoint pour remédier à ça. Qu’allait-il faire avec les hommes qui lui restaient ? Cela ne l’inquiétait peu il avait mainte fois défendu avec peu mais il avait tenu à chaque fois.

Beaucoup de son peuple et de son armé était parti mais en jurant fidélité au royaume il savait qu’ils reviendraient défendre peut-être pour la dernière fois le royaume qui était aussi le leur. Perceval rassura ses généraux et partit voir ses troupes. Ils était tous là des enfants encore pensa-t-il. Ils allaient se battre contre des hommes beaucoup plus expérimentés, des hommes du seigneur Thranduil c’était un honneur.

Ses troupes avaient une confiance totale en leur chef et savaient qu’il cachait quelque chose que cette guerre était loin d’être gagné par les Ombres. Il remonta dans sa chambre et entendait les ordres qu’il avait passés au général et que ceux-ci répétaient. Il avait rassuré tout le monde et commença à penser à la deuxième partie de son plan qui s’avérait être l’atout suprême pour la victoire de ses armées. Ses alliés n’allaient pas tardait à être prévenu et à faire marche vers le royaume.

Demain allait être un grand jour. Il commença à rédiger les missives qui allaient partir dans peu de temps.

« Demain sera un grand jour » se répéta-t-il et il continua sa tache.

Ecrit par: nofear mardi 06 novembre 2007, 16:54
La guerre était venu à lui
Lui qui l'avait tend atttendu
Unis devront se présenter les chats

Chat-périeu était notre cas
Calme comme une ombre se trouvait Nofear
Nirvana était l'état d'esprit des vieux chats

Chaleureux serait l'accueil que recevront leurs invités
Tétanisé par la hauteur de leurs dégringolades
Deuil, il n'y aura pas pour les chats

Chat qui se respectent se doit de retomber sur ses pattes
Paté de chat yaura t-il peut-etre
Maître de leur destin, le sont-ils vraiment ces chats?

Ecrit par: Capitaine Maddox mardi 06 novembre 2007, 17:22
Depuis la terrible catastrophe où les Cavaliers avaient tout ravagé, il s'était retrouvé sans travail. La Dame pour laquelle il guerroyait jadis s'était retirée dans un temple en plein coeur de la forêt où elle passait ses journées à prier et à chasser.

Il y a de cela plusieurs cycles, il avait croisé la route d'un mercenaire qui l'avait engagé afin d'assister une recrue dans tout ce qui avait trait aux questions militaires.
La tache semblait simple, elle lui convenait. Il avait donc immédiatement accepté.

Il se n'oublierait jamais le moment où il rencontra Dame Celair. Quel étonnement de voir en cette mercenaire une Dame d'une telle douceur.
La relation entre eux était cordiale... dès qu'il n'abordait pas la question des guerres; car alors elle refusait obstinément de l'écouter.

Finalement tout ça l'arrangeait. Si il restait au service de la Confrérie, il avait toute liberté avec tout ce qui touchait de près où de loin les guerres qu'il menait au nom de l'Ombre.
En fait, il était même chargé de répondre aux missives adressées à la Dame, si elles touchaient aux affaires militaires.

Il avait longuement hésité devant celle d'Hermès le Grand, Membre du Club des Chats.
Il savait fort bien qu'il s'agissait là d'un bon ami de la Mercenaire et qu'elle aurait préféré y répondre.
Mais celle-ci se rapportait à une guerre en cours de préparation, il savait parfaitement que Dame Mirelen ne saurait pas mentir.

Il n'avait pas pu se résoudre à faire échouer les plans de la Confrérie et avait répondu lui-même à la requête du Chat. Il avait tout de même été bref. Cela ne lui plaisait pas, mais il n'avait pas d'autres choix.


Le Capitaine se retourna vers Dame Mirelen. Ils progressaient cotes à cotes, chacun sur leur chevak, en direction de Bizerte, l'une des cités du Seigneur Hermès.
Malgré son mutisme obstiné qui durait maintenant depuis deux trois cycles, elle semblait calme en apparence, assise bien droite sur sa chevake à la robe ébène.
Mais il ne s'y trompait pas, il commençait à connaître suffisamment la Dame pour avoir compris que sous cette retenue passive, sa nervosité et son mal aise était à son apogée.
Il le devinait par les jointures de ses mains, blanchies, à force de serrer étroitement les rênes guidant sa monture.

L'espace d'un bref instant, l'ombre de la tristesse passa dans son regard.
Maddox tourna la tête et aperçu les tourelles de Bizerte au loin.
Ils seraient devant les remparts de la ville dans un cirfeu ou deux.
Bientôt ils commenceraient à déballer l'artillerie et à préparer les canons à la première offensive.

Une belle bataille s'annonçait selon lui.
Pourvu que Dame Mirelen ne flanche pas.

Ecrit par: Tibix mardi 06 novembre 2007, 18:51
-Monseigneur ! Messire !

Il faisait nuit noire quand on vint le réveiller. Il ouvrit les yeux et regardait le plafond faiblement éclairé par le feu de bois crépitant dans la cheminée. Tous les feux étaient à présent allumés pour combattre les premiers flocons qui s’installaient déjà dans les rues. Quelque chose clochait...
On frappa à la porte, son domestique était visiblement affolé.


-J’arrive, laisse-moi m’habiller ! Dis-moi plutôt pourquoi il y a tant de lumière à l’extérieur.
-Messire, c’est affreux ! Ce sont des dizaines de messagers qui viennent vous prévenir ! Diei Irae ! Nous sommes
maudits !
-Me prévenir de quoi ! Parle !
-L’empire est attaqué de toutes parts ! Belgica, Ghomora, toutes vos terres le sont !

Il se dépêcha de s’habiller. Son domestique le vit furibonde quand il sortit de sa chambre.

-Appelle Reigner ! Je veux lui parler, tout de suite !

Il acquiesça est s’empressa de dévaler les escaliers pour chercher le conseiller du Duc, mais il ne dut descendre que quelques marches que déjà Reigner accourait. Tibix l’invita à rentrer dans son bureau où ils rencontrèrent Harald accompagné par ses autres amis.

-Bienvenu Harald ! Je suis content de te voir !
-J’aurais aimé que ce soit pour une parade de triomphe plutôt que pour un conseil de guerre.
-Nous ne choisissons pas toujours notre destin, parfois c’est à d’autres de décider pour vous.

Ils étaient 6 sans compter le Duc, six généraux sur neuf. Opfindel était encore en expédition et Karvishko et Spyon se trouvait en cité neutre. Tibix se calma en brûlant les missives et les estimations une à une. On débâta ensuite de la meilleure marche à suivre, des défenses à mettre en place et les villages qui pourraient éventuellement être abandonné à l’ennemi. Si une province devait être perdue, alors elle serait perdue par les flammes, même Belgica. Les caisses étaient bien remplies mais l’on pourrait manquer d’argent, on ordonna de fouiller les cendres pour trouver de l’or et de l’argent. Des hommes devraient être mobilisés, on les mélangerait avec les vétérans de Belgica et ceux des batailles plus récentes. On ferait même appelle à des mercenaires pour gonfler les rangs. En bref, on appliqua les consignes écrites depuis des lustres par les anciens ducs de Belgica.
Cette guerre n’était pas plus terrible qu’une autre, elle serait simplement plus éprouvante.


-Faites revenir Opfindel, avec ou sans butin. Nous aurons besoin de lui et de son esprit ingénieux pour défendre les murs des villes. Stocker le plus de nourriture possible dans les villes à l’intérieur des terres, Belgica ne risque rien grâce à sa flotte. Les raccourcis dans les montagnes, sont-ils gardés ?
-Oui, messire. Nous sommes mieux préparés que l’on pourrait le croire. Il nous suffit d'investir et de réparer quelques anciens forts et les défenses de nos terres seront prêtes.
-Cela est bien Reigner.

Il regarda par la fenêtre, des milliers de torches avaient été allumées. La lumière en était presque aveuglante. Les hommes étaient déjà en armes, les armes de leur père. Ah, ces nostalgiques. Il n’était pas prêt de se défaire de ce lourd passé... Il attendra.

Ecrit par: Hermes le grand mardi 06 novembre 2007, 19:40
Je prends mon temps pour m'habiller. Cela fait un moment que la nouvelle m'a transpercée. Cependant je sens toujours le même mal en mon coeur. Je ne suis plus en colère, je suis las.

Mais je ne peux abandonner : trop de gens comptent sur moi. Autant mes villageois qui me fournissaient argent et nourriture pour que je les protège de l'envahisseur, autant les autres Chats se fient sur les membres du Conseil pour cette guerre.

Non, je ne puis me résoudre à les abandonner à leur triste sort. Je dois combattre! Mais hélas...contre qui...

J'aperçois du coin de l'oeil un de mes artisans préférés. Il porte sur ses bras ma bure. Mais elle n'est pas comme à son habitude...


- Monseigneur, j'ai suivi vos consignes. J'ai teint votre vêtement du noir le plus sombre que j'ai pu mélanger. Maintenant elle est sèche, prête à être portée par nul autre que vous-même.

- Je te remercie. Voilà quelques pièces en échange de tes services. J'aurais voulu t'offrir plus, mais c'est tout ce qu'il me reste. Même ma fortune personnelle est allée pour la guerre.

Il me remercie et s'éloigne rapidement. Il a très bien compris que la situation est plus que périlleuse.

Je revêt ce nouvel habit. Je me sens toujours aussi bien. Il est toujours aussi doux et confortable. Cet artisan est vraiment le meilleur...

Une fois que j'ai fini, je me dirige vers la palissade de mon village. Mon général en chef m'y attend d'ores et déjà. Je prends place près de lui et lui demande l'état des défenses.


- Tout est prêt Monseigneur Hermès. Nous avons suivi à la lettre vos instructions et tel que selon vos désirs, j'y ai ajouté un petit quelque chose. Nous repousserons l'envahisseur! Et même s'il parvient un jour à pénétrer nos murs, il n'en sortira pas indemne, je puis vous l'assurer!

- Elle. C'est une femme que nous combattons cette fois-ci, je te rappelle. Une femme, une simple femme, mais la plus redoutable d'entre toutes. Puis, après un moment d'hésitation, j'ajoute : Je vous remercie Général.

Au loin, je viens de l'apercevoir. Elle est là, accompagnée de son capitaine duquel elle m'a tant parlé. Ce sera une rude bataille...

Malgré moi, une délicate larme tombe de mon oeil, glisse le long de ma joue et se fracasse contre le sol. Chaque détail me semble comme un immense abîme. Chaque pas que son armée fait de plus me rend plus anxieux et me fait douter encore plus de moi-même.

Pourquoi cette bataille a-elle lieu? Je croyais être suffisamment... je croyais être celui qui pourrait changer les choses, celui qui pourrait les empêcher de se lancer dans une guerre incommensurable contre les Chats. J'avais tort...ils s'étaient bien joués de moi...

Pour elle, ma haine avait disparue. Mon esprit avait laissé place au déserpoir et à la honte. Je me sentais incapable, incapable de faire ce qu'elle avait lancé. Elle y avait été obligée, très probablement, mais elle l'avait quand même fait. Et ce simple acte me fait trembler jusqu'au plus profond de mon coeur. Je n'ai pas envi de la combattre...

Pour lui...pour lui...je ne sais pas pour lui... Je pourrais dire qu'une haine m'habite en pensant à lui, mais ce n'est pas le cas. Je suis...je suis déçu. Je me sens brisé, détruit. J'ai du mal à me tenir debout, à songer à son choix. Il nous a vendu pour quelques 500 millions de mistrels... et pas seulement les Chats... il a vendu notre amitié...

Mon coeur peut facilement pardonner, mais mon âme ne peut oublier. Ma confiance, une fois perdue, n'est plus jamais récupérable.

Le bruit résonnant de l'avancée des troupes de Dame Mirelen me font revenir à la réalité. Je suis en guerre, que je le veuille ou non. Aussi bien faire de mon mieux...

Ecrit par: Cagliostro mardi 06 novembre 2007, 20:24
CITATION


Seigneur,

je vous avais promis des nouvelles de la guerre le plus rapidement possible et je suis fidèle à ma parole. Vous n'êtes pas sans ignorer que je suis dans la capitale du seigneur Hermès le Grand. Celui-ci a vu fondre sur ses villes les sombres armées. Ah que tout l'Apocalypse m'en soit témoin, toute la ville a bien cru que ce seigneur allait mourir de désespoir sous ce coup. Il a d'abord sombré dans un terrible marasme, s'enfermant dans ses appartements, manipulant de nombreuses lettres et exhalant de profonds soupirs. Il semble que le seigneur Hermès a échangé une longue correspondance avec les Ombres avant l'éclatement du conflit. La ville entière bruisse de murmures sur les liens qui se seraient établis entre Hermès et une noble dame des Ombres.

Les capitaines et les conseillers du prince n'ont su que faire devant l'abattement de leur maitre. Ils se sont contentés de courir en tout sens sans rien parvenir à organiser. Un temps précieux a été perdu pour mettre sur pied une défense déjà compromise.

Toutefois le seigneur Hermès a fini par sortir de sa prostration. J'ai pu l'apercevoir entouré de ses lieutenants... je ne l'ai pas reconnu ! J'aurai juré un  condamné marchant à son exécution... Des effets d'un noir plus sombre que les ténèbres les plus épaisses, un visage épuisé, des cheveux en désordre et surtout un regard si las... Et pourtant malgré tout ce désespoir qui émane de sa personne, quelle énergie, quelle prestance ! Sa seule présence a galvanisé l'énergie des défenseurs. Il a su ordonner de grandes réjouissances pour ranimer l'énergie de ses troupes qui semblent prêtes à se faire tuer sur place plutôt que d'abandonner le moindre pouce de terrain.

Je vous l'avoue ce seigneur m'a ému. Il ne se bat pas pour lui mais pour ses gens, pour ses compagnons. Chaque coup qui sera échangé sera comme une blessure à son cœur, qui semble déjà transpercé par le fait d'avoir à combattre la dame des Ombres. Chaque soldat réagit ici de manière magnifique devant la détresse de son seigneur. C'est comme si chacun tenait à prendre sur soi un peu du mal du prince qui n'est plus qu'un renaissant qui souffre comme nous le sommes tous. Si ce seigneur ne l'emporte pas sur le champ de bataille il l'a déjà emporté dans les cœurs...

Je ne peux m'empêcher seigneur de me demander ce que ce sont devenues les lettres envoyées par la dame des Ombres... Des témoins ont assuré avoir vu sortir une grande fumée blanche de la cheminée de la chambre du seigneur Hermès avant qu'il ne rejoigne ses hommes sur le mur d'enceinte. Que devient la fumée produites par nos lettres d'amour passé ? Je crains qu'elle ne se conforme au sort général des fumées : le vent qui les pousse les rassemble puis les disperse. Le seul hommage qu'on puisse leur rendre est  de prendre le temps de contempler avec un brin de mélancolie un ciel d'orage...

Mais je me suis fort éloigné de mon sujet, seigneur. Je tacherai demain d'aller faire une reconnaissance dans l'armée des Ombres. Je suis curieux de découvrir la dame capable d'inspirer de tels attachements...

Votre dévoué
Cagliostro


Ecrit par: Mirelen mardi 06 novembre 2007, 22:33
Elle écouta que d'une oreille les propos d'Argawaen. Elle savait que son Capitaine se chargerait des détails et puis à quoi bon, elle connaissait déjà les cibles qui lui étaient destinées.


La route menant à Bizerte fut brève. Trop brève.
Elle venait à peine de quitter la sécurité réconfortante de sa chambre à l'auberge de la Confrérie, ils ne pouvaient déjà être arrivé à destination.
Pourtant, Maddox donne l'ordre d'installer le campement. Ils seront sur place pour deux, voir trois cycles. Les tentes sont montées rapidement, les soldats ont l'habitude.

Mirelen avance lentement parmi ses hommes et leur campement de fortune.
Inconsciemment elle note mentalement tout ce qui se déroule autour.
C'est malgré elle, c'est ainsi qu'on l'a entraînée.
Pourtant, comme à son habitude, elle est perdue dans ses réflexions, silencieuse, semblant étrangère à ce qui l'entoure.
Elle n'arrive pas à se désintéresser de ce qu'elle s'apprête à faire. Cette pensée la hante, revenant la harceler sans cesse. Elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même. À quoi s'attendait-elle en demandant expressément à ce qu'on lui destine pour cible un ami. Que ce serait plus facile que pour un étranger?
Elle l'avait cru.
Elle avait cru que ce serait moins difficile pour elle de venir elle-même confronter Hermès, plutôt que de laisser l'un de ses alliés s'en charger.
Elle l'avait cru, à tord.

Elle est arrivée au bout de son inspection, elle fait maintenant face à la citadelle.
Au loin, on peut apercevoir ici et là des archers et des canonniers se mettre en place, se préparant à défendre les villageois sous leur protection au prix de leur propre vie.
Elle lève les yeux. Deux renaissants attirent son attention.
Ils sont trop loin qu'elle puisse discerner leur visage, mais pourtant elle croit reconnaître la silhouette de l'un d'entre eux, même si elle lui semble plus affaissée que dans son souvenir.
Elle aimerait bien ouvrir les yeux et s'éveiller, mais tout cela est bien réel.
Elle s'apprête à défoncer une porte qui risque d'en refermer une autre à jamais.


"Dame Mirelen, des zozios viennent d'apporter des missives provenant de quelques unes de vos cités.
Le Capitaine demande à ce que vous le rejoigniez immédiatement."

Ces propos, tenus par une jeune recrue, la tire de sa funeste méditation. Elle fini par arracher son regard à la contemplation des deux Seigneurs et suis le jeune soldat jusqu'à Maddox.
L'homme d'arme est dans tous ces états. Les ripostes n'avaient pas tardées, déjà treize de ses cités étaient assiégées par les armées du Seigneur des Chats.


"Dame Mirelen, nous allons devoir préparer les défenses de ces cités. Attendez-vous à ce que nous y passions une partie de la nuit. Si les armées ne sont pas toutes conséquentes, vos généraux affirment que les soldats en semblent déterminés. Sans notre présence, il y aura fort à faire pour les rassurer.
...."

Déjà elle ne l'écoute plus, se désintéressant totalement du monologue du soldat.
Son regard est de nouveau tourné vers la cité. Un vent froid se lève, agitant fièrement l'étendard du Chat.
Le Seigneur est maintenant seul, scrutant l'horizon.
Des mots simples sortent de sa bouche. Un triste murmure, se noyant dans le souffle du vent, dans le vain espoir que celui-ci les portera doucement sur ses ailes jusqu'à l'oreille du Seigneur.


"Je suis désolée"

Ecrit par: Nicolas Caillou mardi 06 novembre 2007, 23:51
HRP: Juste pour répondre à celui qui m'a citée. Je ne fais que passer^^

Manticora! En voila un drôle de nom pour une ville!

Une fois de plus, Nicolas avait pu accompagner père pour livrer une missive de l'Impure. Mais cette fois, ce n'était pas dans une cité appartenant à un de ses alliés, ni même à un de ses généraux. C'était à un Seigneur qui faisait partie d'une autre alliance: l'Entre-chats. La route avait été longue, et il avait fallu faire des détours pour contourner les troupes armées qui se dirigeaient semblait-il vers les terres du Seigneur à qui était adressée la missive: Bagheera.

En arrivant, ils furent arrêtés aux portes de la ville, et on ne les laissa pas entrer. Père fut prié de remettre la lettre à un des militaires en faction, mais il refusa. Cette lettre était privée, et Dame Macquart lui avait demandé de la remettre en main propre à son destinataire. Pendant que les hommmes discuttaient, Nicolas s'était agenouillé pour chercher un souvenir parmis les pierres couvrant le sol de terre battue. Il en trouva une qu'il trouva différente des autres et la poussa dans sa poche.

Quand il se redressa, père avait réussi à se faire entendre, et on les laissa entrer dans la cité, où on les conduisit rapidement là où se trouvait le Sieur Bagheera. Père lui remit la lettre et lui souhaita bon courage. Ensuite ils repartirent comme ils étaient venus.


CITATION
Seigneur Bagheera,

J'ai été pour la moins surprise de recevoir une missive de votre part.

Figurez-vous que je vous croyais mort, vu les nombreux cycles qui se sont écoulés depuis votre départ,
sans la moindre explication, me donnant la nette impression que vous me concidériez comme une vulgaire catin.

J'espère pour vous que ce long silence vous aura au moins permis de trouver les réponses que vous cherchiez.
Il serait dommage de m'avoir fait vous détester pour quelque chose qui n'en vallait pas la peine.

Concernant votre conflit, je vous informe que je suis actuellement en guerre moi aussi,
même si je suis pour ma part du côté de l'attaquant et non de celui de l'attaqué.
Le rôle de la proie, j'ai déjà bien trop donné... et pas que militairement.

Remettez toutes mes amitiés à vos alliés Tibix, Thane, Salsa, Furiae et Hermes.
Dites-leur que je leur souhaite beaucoup de courage, je sais qu'ils en auront besoin.

Angie Macquart,
L'Impure des Animaux Dénaturés.



Ecrit par: Hathaldir mercredi 07 novembre 2007, 00:02
Argawaen avait réuni tous les Ombres ils allaient partir à nouveau en guerre. Il écouta le discours d'Argawaen avant d'en perdre rapidement le fil, ca semblait si compliqué d'entrer en guerre. Enfin les chose sérieuses démarraient, Argawaen distibuait les listes, trois seigneurs Chat au menu, mais à se partager avec d'autres membres.

Il donna rapidement les consignes à ses généraux. Déja les bataillons portant toutes les couleurs des Ombres se pressaient vers les vastes terres de Nofear. Les querelles pour le partage du butin ne manqueraient pas d'éclater entre les membres de la confrérie et il se demanda s'il ne devrait pas prendre cette direction.
Il se ravisa en constatant que l'essentiel de ses troupes devait porter leurs attaques sur le seigneur Bagheera. Il lui faudrait donc être en première ligne pour refroidir le seigneur du feu. Les colonnes de cavaliers et de canons se mirent en marche. A ses cotés se tenait l'imposante armée de Nosferatu, et il vérifia si le funeste seigneur s'y trouvait à sa tête.

Ecrit par: Milya mercredi 07 novembre 2007, 01:34
Après avoir reçu les directives d’Argawaen, Milya était allé rassembler ses hommes et s’était préparer à partir.


Une marée d’hommes s’étendait aux abords du village Rumando, leur armure reflétant la lumière du soleil comme les flots brillant d’une mer calme. Le silence qui régnait sur cette grande foule était impressionnant; aucun renaissant ne prononçait un mot. Seul s’élevait de cet attroupement le bruit du cliquetis des armures. Ils semblaient tous attendre quelque chose.

Tous les équipements et les ravitaillements avaient été chargés sur les dos des chevaks. Tout était prêt pour ce qui serait sans doute une grande bataille..

L’attente semblait durer depuis un moment, certains soldats s’étaient assis sur l’herbe qui recouvrait le sol.

Un jeune homme qui, on le voyait dans son regard, partait pour sa première guerre, se tourna vers un homme âgé dont chaque ride de son visage évoquait sagesse et un vécu passionnant.


- Pourquoi est-ce si long?
- Il faut attendre notre maître. Soit patient petit; ces personnes ont beaucoup à faire, ils ont de lourds poids qui reposent sur leurs épaules…

De l’autre coté du mur délimitant le village, le forgeron laissa tomber lourdement l’amure sur les épaules de Milya; elle sembla vaciller un peu.


- Cela vous convient cette fois Dame Milya?

La Dame bougea, fit quelques pas, tendant l’oreille à l’affût d’un couinement. Mais le forgeron avait bien fait son travail, l’armure ne couinait plus.

- C’est parfait, aidez moi à…
- Dame Milya! Il est temps de partir, mais laissez moi vous présenter l’homme dont je vous ai parlé.

Après que le forgeron eut retiré l’armure et l’ait chargé sur un chevak, la jeune femme observa les deux hommes qui venaient à sa rencontre.

- Ah! Vous voilà. Elle se tourna vers l’un des hommes. C’est donc vous qui allez nous conduire jusqu’à destination?

L’homme, qui portait une cape rapiécée et un étrange chapeau un peu aplatit lui donnant un air de champignon, approuva d’un signe de tête. Il semblait dépourvu de sourire, mais après tout, ce n’était pas pour enjouer leur voyage qu’il était engagé mais bien pour les guider par-delà monts et vallées.

- Bien… Milya réfléchit. De toute évidence, plus rien ne pouvait à présent retarder leur départ. La jeune femme se mordit la lèvre puis annonça : Nous partons. Elle tendit un parchemin à l’homme à l’étrange chapeau. Voilà notre première destination. Quelle direction devons nous prendre?

L’homme sembla réfléchir après avoir lut les mots inscrits sur le parchemin, puis il se tourna, toujours sans l’ombre d’un sourire, et indiqua de la main la direction opposée à celle où le soleil grimpait vers le Zénith.

- Très bien! Plein cap vers l’ouest!

Milya était à la fois excitée et terrorisée. Elle se dirigea vers les portes de la ville alors que, derrière elle, l’homme champignon affichait un sourire satisfait.

Ecrit par: Ardahel mercredi 07 novembre 2007, 02:51
Il ventait fort en cette sombre soirée. Je rentrais au château lorsqu'un mon ami et second arriva, me présentant une missive missive des Chats.

CITATION
Une rumeur circule, il semble que nous serons attaqués massivement dès ce soir.

Tenez vous prêt,
Salsa


Je relus la lettre plusieurs fois, m'imprégnant de ses mots, en mesurant les conséquences. Nous serons attaqués massivement... Je retournai rapidement au château de Vroendard, m'apprêtant à prendre le large, quitter mon désert. Ça ne pouvait être qu'une simple rumeur mais s'il se révélait que tout cela était vrai, Helgrind serait mieu pour diriger les opérations. Prenant un rapide chevak, y accrochant l'épée d'Elnade, je partis en laissant ma capitale en sureté dans mon désertique pays natal.

Il faisait nuit noire lorsque je traversai le pond d'Helgrind. Ne ralentissant pas l'allure, je me rendis rapidement au palais ou je savais que des informations m'attendaient. Entrant dans la grande salle, j'ai su qu'il était temps de se battre.


-Les Ombres nous attaquent, monseigneur. me dit un vieux conseillé plutôt énervant. Treize de vos villages seront bientôt assiégés.

-De quel seigneur viennent-elles? je m'enquis

-Presque toutes de Challenger, monseigneur.

Prenant quelques secondes de réflexion, jettant un coup d'oeil aux premières estimations, je pris un décision

-La meilleure défense est l'attaque, je veux cinq attaques qui partent ce soir pour des villages du seigneur Challengeur. Ce sera un point de départ.

Les préparatifs allaient bon train mais je savais que ce ne serait pas facile, même les défenses seraient de rudes batailles. Le lendemain, je vis finalement apparaitre les étendards des Ombres et je fus rapidement plongé dans le passé. Du temps de l'Elnade les Ombres s'étaient attaqués à nous, n'étant pas de taille à les affronter, l'alliance s'était mis sous protection gouvernementale. Je me rappelle cependant avoir repoussé la totalité des attaques, envoyé par Argawaen lui-même, la tête du serpent. À cette époque mes armés avaient vaincu celles des Ombres, je veillerai à ce que ce soit identique aujourd'hui...

Tranquillement je décrochai la puissante épée d'Elnade. Son bleu pur, toujours serein calma certaines de mes angoisses. Je la plaçai à ma ceinture car bientôt ils gouteront le fil de l'épée de Rois!

Le poids rassurant de la légendaire épée de la forêt à la hanche, Ardahel, fils d'un bandit du désert, héritier du journal de Phax le RR, Elnadiens maintenant Félin dans l'âme, s'avança vers son destin...

Ecrit par: Salsa mercredi 07 novembre 2007, 12:04
C'etait la nuit noir... Salsa marche seul et sans bruit vers les terres des renaissants de l'apocalyps...
Il est accompagné de ses chats qui eux aussi ne font aucun bruit...
Il a un rendez vous qu'il ne doit manquer sous aucun pretexte...

En marchant il repense a ses villages... Finalement il est content que la coalition Apocalyptique ai refuser son defi il y'a quelque cycle...
Car etant donné les armees engagées il est vrai qu'ils n'aurait eu aucune chance de battres les chats ...Salsa les pensait plus fort ...
Heureusement pour eux que les ombres participent a cette guerre ...
Car les armees des ombres sont toutes deux a trois fois plus grosse que celle de leur alliés ...

Au milieu de la nuit il arrive au lieu convenu avec son ami... Il est deja la il l'attend...
Salsa prend la parole en premier :


S: - Bonsoir, mon ami.
F: - Bonsoir Salsa
S: - Alors t'as decision est prise, tu sais que tu risques de mourir pour ca ...
F: - Oui je t'ai toujours dit que j'etais de votre coté, et je te le confirme ce soir
Salsa sourit
S: - Ce qui me fait le plus rire c'est que l'alliance la plus parano et qui pense etre la mieux informé dans ce bas monde ai fait l'enorme betise de te recruter... Alors qu'il ne peuvent nier avoir eu connaissance de ton passé...
F: - Oui il sont bien ridicule sur ce coup la, ce que je regrete c'est simplement de ne pas avoir eu acces a plus d'information... Mais tu verras j'ai surement de quoi t'occuper a la lecture pendant toute la nuit ...
S: - Tu sais que tu va etre accusé de traitrise ... Mais compte sur moi pour dire que tu nous a toujours été fidele et que tu es certainement un de mes plus courageux espions... Aujourd'hui tu graves a jamais ton nom dans l'histoire des chats ...
F: - Arretons de causer et agissons... J'ai donné pour coinsigne a mes hommes de hisser la baniere des chats au sommet de mes chateaux des l'aube... Nous n'avons pas beaucoup de temps mon cher...
S: - Tres bien allons y


Les deux hommes se dirigie alors vers une ville toute proche qui apparement servirait de centrale des archives pour la coalition Apocalyptique...
Les deux chats restent hors de la villa afin de ne pas eveiller les soupsons des habitants...
Une fois entré en ville, l'espion explique a Salsa qu'elle sont les batiments auquel il a acces ... Certes ce n'est pas partout, mais il y'a deja de quoi explorer pour un long moment...
Ils arrivent devant un enorme batiment. L'espion prononce son mot de passe et les deux gardes a l'entré laissent alors entrer les deux hommes sans poser de question...

C'est alors que commence une fouille minutieuse de tout les etages du batiment, Salsa apprend beaucoup de chose. Ca valait le coup de venir... Il prend beaucoup de note...
Apres deux heures de travail intensif... Salsa et son ami espion sorte du batiment.. Le jour se leve bientot et les garde present somnole un peu... Le seul qui semble a peu pres alerte va meme jusqu'a leur lancer un "Bonne journée mes seigneurs" ...

Une fois sorti de la ville les deux hommes partent en direction du quartier general des chats... Ce sera donc une journee de plus sans sommeil pour Salsa mais il doit faire son rapport le plus tot possible...
Les deux hommes ne parlent pas beaucoup sur le retour... Il sont tout les deux contents d'avoir mener a bien cette belle mission...
Et pense deja au consequence que vont provoquer la decouverte de ces informations ...

Ecrit par: Le Cosak mercredi 07 novembre 2007, 12:48
Le Cosak scrute l'horizon depuis ses murailles. Il n'est pas vraiment triste mais plutôt songeur sur la nature des évènements. Au loin, il contemple ses premières cités. Les derniers rapports ne sont pas bon.

Les trois dernières qu'il venait à peine de conquérir n'étaient pas prêtes pour la guerre. Elles tomberont sans doute les premières mais il avait donné des ordres pour que les populations s'enfuient et que les greniers soient vidés. Enfin, il savait que ses hommes feraient le maximum.

C'était donc ça le monde d'Afterend, un jour on attaquait et agrandissait son territoire, un autre jour c'était le contraire. Une histoire de cycle peut être, mais le Cosak l'acceptait. Il savait que tôt ou tard son alliance attiserait les convoitises, qui plus est par des mercenaires.

Après un long moment de réflexion, l'un de ses hommes vient lui tendre un rapport :


CITATION
Deux armées sont partis sur la terre de nos assaillants, peu nombreuses certes, mais composées de nos meilleurs éléments.

Les défenses se mettent en place avec difficultés. C'est la période du carnaval et beaucoup était occupé aux festivités. Mais nous avons confiance en nos hommes


Il fallait donc aider à l'organisation des défenses. Il le ferait mais avant ça, il retourna dans son quartier général. Il avait besoin d'écrire à ses frères d'armes afin de les informer de la situation.

En tout état de cause il ne regretterai rien. Une des plus grandes guerre de son histoire était en route et il était fière de faire partie des chats. cette alliance marquera son existence à jamais, dans ce monde ou dans l'autre.

Ecrit par: Cagliostro mercredi 07 novembre 2007, 13:27
CITATION


Seigneur,

vous pouvez vous vanter d'avoir un serviteur dévoué ! J'ai bien cru mourir cent fois en quittant Bizerte. Les troupes du seigneur Hermès sont sur les dents, elles contrôlent minutieusement chaque pouce de rempart et la porte principale est gardée par plus de cent hommes à chaque moment. J'ai passé une fort mauvaise nuit dans le froid et la pluie, à attendre le signal du capitaine que j'avais soudoyé et qui a accepté de me faire passer par la poterne dont il a la surveillance. A l'auberge je n'avais pu obtenir mieux qu'une misérable écuelle de soupe, une miche de pain et un tout petit pichet de gratzch. Je ne pourrai exercer longtemps ma mission au mieux de vos intérêts avec un tel régime alimentaire...

J'ai du engager pour me guider un homme du pays et acheter deux chevaks pour nous transporter ainsi que mes habits -je n'ai gardé que le plus indispensable de mon matériel. Le service de charriots qui couvraient l'ensemble de l'empire des Chats est entièrement interrompu par l'invasion des Ombres. Je vous serai gré de penser à réapprovisionner rapidement mes avoirs par le réseau des lettres de change gouvernementales (j'ai pu échanger une de vos lettres de crédit avant de quitter Bizerte ; la vue de notre nom ne m'a pas valu que des regards amicaux chez le changeur).

Notre chevakée dans la campagne féline a été difficile. Le pays est quadrillé par des troupes et j'ai endommagé l'habit de monte que ma soeur m'avait confectionné en coupant au travers de ronciers pour éviter les patrouilles. Il est entièrement à reprendre et ne me protège plus si bien des embruns. Je vous en enverrai la facture détaillée.

Les paysans du coin sont de fieffés coquins : savez-vous que pour une livre de pain, ils n'exigent pas moins de dix mistrels ! Je ne peux sous-estimer l'ensemble de mes dépenses quotidiennes à moins de cent-cinquante mistrels...

Mon homme a fini par me mener aux alentours du quartier général de la dame des Ombres qui mène l'armée d'assaut contre Bizerte. Son nom est Dame Mirelen et je ne sais s'il vous est connu, pour moi elle est un mystère complet. Je n'ai pu l'apercevoir que de loin. Ses généraux l'entretenaient de quelque affaire mais elle ne semblait leur prêter que peu d'attention...

Je ne sais comment vous la décrire ! Son visage était tourné vers la muraille de Bizerte et elle semblait murmurer des mots à l'adresse de celle-ci. C'est une dame dont toute la personnalité semble tourné vers la recherche des sentiments les plus délicats, sa présence au milieu des hommes en arme semble sonner comme une incongruité. La guerre semble aller sans elle, presque contre sa volonté. Son premier capitaine, un fameux gaillard, à l'air rude et aux multiples cicatrices - mais à l'œil vif et intelligent- a mené toute la réunion tambour battant s'inquiétant à peine de son avis. Dame Mirelen s'est contenté de vaguement acquiescer sans avoir à mon avis rien entendu des décisions prises.

Je l'ai par contre distinctement entendu prononcer des paroles de prière en direction de la ville assiégée... et je crois avoir bien vu poindre quelques larmes au coin de son œil. Et puis son air désespérée ne pouvait guère laisser de doute sur ses sentiments...

Une sentinelle nous a interpelés à la sortie du camp des Ombres, mon compagnon et moi. Mené à un capitaine, j'ai du me faire reconnaitre pour un de vos serviteurs. Le capitaine a quelque peu tiqué à l'énoncé de votre nom, mais il s'est fort bien comporté et m'a fait poliment raccompagner par cinq de ses hommes.

Je n'ai trouvé nul abri pour la nuit autre qu'une modeste grange chez un fermier des environs. C'est le neveu de cet homme qui vous portera cette lettre. J'ai à peine mangé et ne puis trouver le sommeil. Le souvenir de Dame Mirelen m'obsède. Elle me hante et son déchirement me rappelle les miens. Je me revois après la reconquête de ma ville par nos troupes, portant en terre le corps de ma femme et de mes enfants. Le sort ne nous avait pas épargné ce jour-là et le "léger  et ponctuel sacrifice" que vous aviez consenti se traduisait de bien sombre façon.

En revivant ces instants mon cœur a voulu crever de chagrin. Je me suis mis à trembler de désespoir, comme cloué au sol. Je suis sorti de la grange pour respirer les saveurs nocturnes. Levant la tête, une goutte de pitié m'est tombée sur le visage. Mais il n'y avait nul souffle dans l'air, nul nuage dans le ciel... il n'y avait qu'une présence.

Ah je ne peux que comprendre Dame Mirelen !

Votre dévoué
Cagliostro

Ajout : j'allais l'oublier. Avant de quitter Bizerte, j'ai pu assister à la conversation de deux capitaines. Ceux-ci avaient l'air de se réjouir de l'arrivée possible d'une aide... mais je n'ai pu en savoir plus sur la nature de cette aide car à mon approche, les bouches se sont closes et les visages se sont fermés.


Ecrit par: Delduwath mercredi 07 novembre 2007, 14:36
Comme prévu, ils arrivèrent sur sur les terres du seigneur Thane au petit matin.
Delduwath décida d'un lieu pour établir le campement. Le terrain était plat et dégarni de toute végétation. il choisit de s'arrêter auprès d'une rivière.

Les chariots furent posés pour former un cercle. Cela leur permettrait de se défendre en cas d'attaque surprise. Puis, chacun vaquèrent à leur affaires. Les forgerons se mirent à travailler les épées et les armures. Les chevaks étaient soignés et nourris, les cuisiniers préparaient la pitance du midi, etc.... une petite cité venait de naître.

Delduwath s'installa dans la tente qui lui était réservée et se laissa aller à un moment de repos, affalé dans un fauteuil.
Il fut vite dérangé par l'arrivée des éclaireurs qui venaient aux rapports.

Il se leva, s'éclaboussa le visage avec l'eau de la bassine posée sur une petite table, et fit signe à son aide de camp de faire entrer le capitaine des éclaireurs.

Le jeune homme, à la barbe naissante se posa face à lui et le salua d'un simple geste. Delduwath lui fit signe d'aller au plus court et d'arrêter avec les mondanités.

Une cité se trouve juste devant nous. Nous avons pu établir que les défenses étaient conséquentes. Nous n'avons pas encore les chiffres exactes. Deux de mes hommes sont en mission de pénétration. J'aurai plus de précision ce soir.

Delduwath fit la moue.

Vos informations sont imprécises. Revenez me voir quand vous m'apprendrez quelque chose !

Le capitaine se dirigea vers la sortie, s'arrêta, hésita puis se retourna :
Une dernière chose seigneur.... si je peux me permettre ?

Delduwath le fixa du regard, sévérement
Dites toujours !

Voilà, poursuivit le jeune homme, le seigneur Thane, le saviez-vous, est un druide,... je me demande...

Suffit!, coupa Delduwath, Un druide et alors ? Vous croyez qu'il a une potion magique qui rend invincible ? Balivernes, cela se saurait ! Allez ouste, allez plutôt me chercher ses informations. Ne vous inquiétez pas pour ce personnage, son armée est faite de renaissant en chair et en os, ils mourront comme tout renaissant.

Delduwath était songeur, il ne fallait pas que ce genre de rumeur se répande trop. Le moral de ses troupes pouvait en prendre un coup. Il devait leur parler.

Ecrit par: -Thane- mercredi 07 novembre 2007, 16:11
Thane ne puis dormir de la nuit, il ne fit que préparer les défenses, envoyer des troupes à certains endroits fragiles et qui représentent des points faibles pour certaines cités du vieux Druide, demander des rapports sur toutes les avancées des défenses, car Thane ne pouvait être dans ses dix sept cités attaquées en même temps. Cela représentait un travail considérable, fastidieux, et fatiguant, mais Thane comme à son habitude restait impassible, aucun sentiment, aucun sensation de faiblesse n'était présente chez lui. Thane qui au début était démotivé de devoir faire un tel combat contre cette Confrérie avait au levé du jour un tout autre était d'esprit, plus courageux que jamais, et motivé comme il l'avait été lors de la grande guerre contre les Templiers qu'il avait effectué il y a de ça bien des lunes. Les hommes autour du vieux Druide était confiant, tous travaillaient au maximum de leur possibilité pour que tous soit prêt à l'heure venu.

Car tous savaient qui avaient les principaux assauts, il s'agissait de Delduwah se vaillant seigneur, tous connaissaient sa force. Homme courageux et fort le jour, et bête terrible et dévastatrice la nuit. Le Druide savait fort bien qu'il devrait être en tête de ligne lors des assauts, car Delduwath lui y serait, et Thane ne laisserait pas ses troupes se faire massacrer par cette puissante créature. Le combat risquait d'être dur, aussi bien pour les hommes que pour Thane, qui avait déjà eu affaire à ce genre de personnage dans son lointain passé, quand il vivait entre sur les terres d'Hérathia, il avait pu y rencontrer maintes créatures toute plus dévastatrices les unes que les autres, mais le profil du seigneur Delduwath était de loin le plus impressionnant. Une chance pour Thane qui aimait ce genre de personnage, souvent la surplus de confiance les font tomber, Thane attaqués par sa vieillesse, connaissait fort bien les risques d'un tel combat, mais qu'importe la fin, il le faisait pour les Chats.

A l'aube l'étendard du seigneur Delduwath se fit apercevoir dans la brume du matin. Il était suivit par une armée compacte et soudée, les rangs étaient bien alignés, et la marche bruyante et continue, le bruit des pas des soldats raisonnaient dans toute la ville. Thane était content de voir que son adversaire ne l'avait pas sous estimé, contrairement à certains qui sont maintenant six pieds sous terre et dont Thane garde un précieux souvenir...

Malgré l'omniprésence des armées de Delduwath sur les terres du druide, 2 de ses généraux vinrent le ramené sur terre, et lui firent remarquer que 3 autres seigneurs de la Confrérie avaient envoyés des armées sur ses terres, il se devait d'aller à leur rencontre, avant de se préparer au rude combat qui l'attendait.

Thane se retourna, et disparu dans le brouillard, mais il jeta un dernier regard à son adversaire du jour, ce regard lumineux était déterminé, la guerre allait être passionnante et Thane irai jusqu'à la mort.

Ecrit par: Hermes le grand mercredi 07 novembre 2007, 18:34
Tous mes hommes se préparent à la guerre éminente. Ils ne perdent pas un instant : ils courent tous dans la cité. Ils savent tous ce qu'ils ont à faire. Ils ne courent pas dans tous les sens, tout est organisé, planifié, au moins détail.

Après quelques instants, ils sont tous prêts à aller se battre. Ils se mettent en rang, alignés, disciplinés. Mon général en chef donne les dernières consignes. Ils sont très attentifs, mais j'ai l'impression qu'ils m'observent tous.

Je me retourne vers eux et tous mes doutes sont confirmés. Ils ont tous les yeux rivés sur moi, attendant sans doute que je donne moi-même les directives. Mon général lui aussi me regarde. Je l'interroge du regard. Mais qu'est-ce que tout cela veut dire? Il s'approche de moi et me murmure à l'oreille.


- Monseigneur, ils n'ont pas peur de se battre, pas peur de mourir. Ils veulent ce qu'il y a de mieux pour vous et ils feront tout pour vous.

Je le regarde, incrédule. Il est sincère et il semble partager leur opinion.

- Eh bien dans ce cas, il ne me reste plus qu'une seule chose à faire...

Je lui donne mes instructions et je me dirige vers mes appartements. Mon général, tout confiant d'un coup, ordonne le garde à vous. Les soldats, les archers, les artilleurs, personne ne comprend. Mais ils savent que quelque chose se prépare.

Dans mon palais, dans ma chambre, au dessus de mon lit, sont accrochées deux petites dagues. Je les regarde, me demandant si elles vont résister à la bataille qui vient. J'entends un bruit derrière moi. Je me retourne rapidement, et puis je l'aperçois...lui. Il est grand, revêtu d'une cape, la capuche enlevée, laissant voir ses cornes...de démon. Il est là à me regarder, un sourire malin sur les lèvres.


- Alors c'est le moment, n'est-ce pas, Hermès?

- Oui, comme tu l'as remarqué, Sébastien, ou devrais-je dire DeMoN.

- Alors tu compte te laisser tuer ou te battre?

- À ton avis? Bien sûr que je vais me battre! Tout le monde compte sur moi!

- C'est bien ce que j'espérais. Tiens, je crois que cela pourra t'aider. Je ne crois pas du tout que tes pauvres dagues te seront utiles bien longtemps.

Il me tend deux magnifiques dagues. Leur manche, constitué du cuir le plus résistant qui soit, attire tout de suite le regard par sa douce couleur sombre. Puis, à l'une de ses extrémités est implantée une lame courbée qui donne l'impression d'être en fait 10 000 lames assemblées, ce qui leur confère un tranchant hors du commun. Toutes ces lames sont d'un rouge sang. Je regarde DeMoN, curieux, mais surtout apeuré.

- Ne t'inquiète pas, tu ne deviendras pas un démon si tu les utilises. Tout ce que j'espère, c'est que tu vas annihiler les armées qui s'approchent de tes frontières. Je ne te demande même pas de la tuer. Tu protégeras ton peuple en leur assurant la vie sauve et moi j'aurai un splendide spectacle. Allez, prends!

Dehors, mes soldats m'attendent déjà. J'ai fait vite, pour ne pas les impatienter, ainsi que parce que le temps presse. Quand ils me voient arriver, ils ne bougent plus. Ils attendent les ordres. Je ne sais pas ce que mon général leur a dit, mais malgré tout, ils semblent content de me voir. Je retire donc mon capuchon, laissant voir mon visage à tous.

Tout le monde a sursauté. Eux qui m'avaient vu désespéré, désordonné, las... Je ne le suis plus. J'ai repris des couleurs, mon regard est plus vif, mon âme reposée et réveillée. Mes puissantes dagues attirent le regard. Je vois en leurs yeux un feu qui prend. Ils sont confiants, ils veulent gagner, ils veulent protéger les leurs, et moi aussi. Je m'adresse donc à eux.


- Êtes-vous prêts ?? Nous ne périrons pas! Nous vaincrons ENSEMBLE!

Mon armée lance son cri de guerre. Ils sont prêts, plus que prêts. Le moral du village avait été bas auparavant, mais il a regagné toute sa vigueur. Mon général me dit un dernier mot avant la bataille.

- Monseigneur, vous leur avez redonné confiance. Grâce à vous, l'espoir renaît.

- Non, ce sont eux qui m'ont redonné confiance. C'est grâce à eux que l'espoir renaît!

Nous nous dirigeons tous vers la porte. La grande porte, seul point faible de l'immense muraille. Je donne l'ordre d'ouvrir le pont levis et de nous laisser passer. Ils acquissent à ma demande, sans comprendre. Quand les portes sont ouvertes, je vois un peu plus loin les armées de l'Ombre. Je me dirige vers eux, sortant de ma protection. Mes soldats sont pris de panique. Mais mon Général, lui, il sait ce que je fais. Il coordonne le déplacement, et toute l'armée me suit. Ils voient maintenant ce que je veux faire. Ils voient que je veux prendre d'assaut cette armée. Ils voient que je vais combattre avec eux, pour nous tous.

- Dame Mirelen! Je vous propose un duel. Mon armée contre la vôtre, vous contre moi.

Je la vois nettement à présent. Elle me regarde, à peine. Elle est triste. Moi mon chagrin, je l'ai refoulé, je l'ai refoulé pour les miens.

Je n'ai laissé aucun Chat l'attaquer. Je ne l'aurais pas accepté. C'est elle contre moi, son chagrin contre le mien, son sabre contre mes dagues.

Je n'ai plus rien à perdre à présent...

Ecrit par: Milya jeudi 08 novembre 2007, 05:26
- Encore plus à l’ouest chère Dame.

L’homme avait incliné la tête pour accompagner ses paroles à l’intention de la jeune femme qui avait le regard rivé à l’ouest, l’air sceptique : devant eux, s’étendait une grande région marécageuse.

- Dans ce cas, si vous êtes bien sûr de vos indications…
- J’en suis certain, chère Dame!
- …oui, bien dans ce cas, il faudra contourner cette région. À moins que la cité vers laquelle nous marchions soit située au milieu de ce marécage…

La jeune Dame porta un regard pénétrant sur leur guide qui fixait l’obstacle, se grattant l’arrière du crâne avec un sourire qui se voulait embêté mais teinté d’un certain amusement. Remarquant soudainement qu’il était observé, il chassa le sourire de son visage en s’inclinant respectueusement :

- C’est la seule solution, si vous désirez atteindre votre destination.

Une moue apparue sur le visage de Milya. C’était la première fois depuis leur départ qu’ils allaient dévier de la ligne droite qu’ils avaient amorcée vers l’ouest. À l’ouest, toujours à l’ouest… Elle s’était demandée à quelques reprises s’ils finiraient par atterrir dans la chambre où, chaque soir, le soleil file se coucher.

Et leur voyage s’éternisait… Normalement, ils auraient déjà dû être rendu à destination…

Avant de se remettre en route, elle prit le temps d’écrire quelques missives, les fixant ensuite à la patte de colombes pour les porter à destinataires. Elle observa les oiseaux blancs, qu’elle avait toujours utilisé pour porter ses missives, s’envoler, se disant que leur blancheur contrastait avec les thèmes sombres des mots qu’elles portaient en ce temps de guerre.




Ecrit par: -Thane- jeudi 08 novembre 2007, 20:17
Le seigneur Thane avait passé une bien dure nuit, toute la nuit à attendre l'arrivé des troupes du seigneur Delduwath dans sa capitale, Mystos, mais aucune torche ne sortie de l'ombre pour montrer l'arrivé des soldats des Ombres. L'armée de Delduwath devait toujours être en route vers sa capitale, et les éclaireurs à l'aube, annonçaient que l'armée ennemie serait là dans la soirée. Exactement se que recherchait Thane, un peu de temps pour visiter ses généraux.

Thane ne tarda pas à retrouver Artaxx, sa fidèle jumenk, d'une rareté incomparable, il l'avait ramenée d'Hérathia même lors de son périple durant la traversé du grand océan. Thane chevauka le plus rapidement possible aux postes sécurisés où les généraux avaient rendez-vous à l'aube. Thane entra dans la salle, tous étaient déjà installés et certains étaient joyeux, d'autres avaient une mine plus sombre, plus soucieuse des événements à venir, mais aucun homme ne manquait à l'appel, ce qui était déjà une très bonne nouvelle. Lorsque ses généraux l'aperçurent tous se levèrent et d'un mouvement de tête respectueux le saluèrent. Thane était ravi de tous les revoir. Il s'assit, suivis de ses 17 généraux.

Il demanda les rapports de guerre, neuf généraux sortirent un rouleau de parchemin scellé de leurs poches. Cela voulait dire qu'il y avait donc neuf victoires ? Ou les généraux étaient revenus, en étant épargnés par les Ombres, et ces derniers voulant que les généraux eux-mêmes témoignent directement au druide de la puissance des Ombres ? Ou serait-ce une équité entre les deux ?
Thane arrêta de se poser des questions, il demanda que les rapports lui soient passer jusqu'à devant lui.
Il ne voulait en rien demander à ses généraux comment cela s'était-il passé tant que les rapports étaient scellés.

Thane ouvrit le premier, il s'agissait du rapport sur la ville de Barcelone, une ville fortement peuplée, de loin la plus grosse que Thane possédait. Le rapport était positif, ses troupes avaient surmenés celle du seigneur Nosferatu. Cela était un bon début, cette ville ne devait en aucun cas tomber aux mains de ces vils seigneurs.
Le second rapport était celui de Rouilla citi, encore une victoire pour ses troupes, les défenses avaient tenues et un bon nombre de troupes étaient encore prêtes à combattrent.
Les rapports défilèrent ainsi jusqu'au septième, et tous n'apportaient que de bonnes nouvelles, seul les huitième et neuvième apportérent les nouvelles craintes, mais une d'entre elle avait été prévue par Thane, Midleheim une petite bourgade d'une soixantaine d'habitants avait subie une défaite, mais aucunes défenses n'avaient été établies sur ce village, Delduwath n'avait pas demandé à ses armées d'investir le village, c'est pour cela que la ville n'était pas tombée.

Pour ce bilan de première partie de première vague, Thane était satisfait, sept victoires et deux défaites dont une prévue, les plans du vieux Druide aux idées tordues marchaient à merveille, à quelque détails prêts. Mais Delduwath avait encore bien des cartes en mains, six cartes pour être précis, mais Thane n'en n'avait pas finie avec cette créature de la nuit. Le combat indirect avait commencé depuis déjà une bonne journée, mais le conflit entre les seigneurs ne faisait que commencer...

Dans sa tête quatre mots commencèrent à tourner, ils étaient de plus en plus forts et de plus en plus enivrant, Thane n'avait qu'une envie, s'exprimer, ces mots tournaient, tournaient, encore et encore.

CITATION
Si vis pacem parabellum


Ces mots étaient les derniers qu'il avait entendus dans sa tendre enfance de la bouche de son père, qui fut tué bien trop tôt par des Mercenaires, qui ressemblaient fort bien au profil des Ombres qui l'attaquaient...
La colère monta en lui, cette colère déguisée, qui en réalité cachait un mal être profond de ce vieux Druide, qui avait garder bien trop longtemps ses secrets, et ses malheurs, un seul moyen d'être plus libre, s'exprimer. Thane se leva d'un bond, et hurla dans la salle :


- Delduwath, ce soir tes armées se fracasseront une nouvelle fois sur mes défenses, tes boucliers voleront en éclats sous la force des coups de mes armées, et toi, tu gardera une marque de notre combat je l'espère...

Thane, debout, était fier du déroulement de ses plans, et depuis fort longtemps il n'avait pas laisser apparaître ses émotions, mais là, l'envie était trop forte...

Il remercia ses généraux, et distribua à chacun les nouvelles directives à suivre, tout devait être parfait.

La nuit risquait d'être très longue, et périlleuse au final pour l'un des deux seigneurs, seul le futur nous dira se qu'il en sera...

Ecrit par: Salsa vendredi 09 novembre 2007, 05:08
Aujourd'hui le soleil se leve en meme temps que l'embleme des chats qui flotte aux sommets des tours de Catane...
Certes ce n'est pas le premier village que les chats prenaient au seigneur Argawaen... Et les chats ont deja perdu beaucoup de villages ...

Mais Catane etait le plus gros village du seigneur Argawaen, le seul qui abritait plus de dix mille villageois ... Une capital economique du royaume des ombres...

Et aujourd'hui Catane est bien plus que ca, aujourd'hui Catane c'est l'espoir d'un monde meilleur...

Avant de ce coucher Salsa, envoie un message a tout les seigneurs d'afterend, y compris les seigneurs de la confrerie des ombres ...
Tout ses messages son identique, un scribe a passer la journee a les recopier... Voici une de ses copies :


CITATION
Dames et Seigneur d'Afterend... De toutes alliances et de tout rangs gouvernementaux ...

Une alliance domine afterend depuis deja bien trop longtemps ...
Vous le savez tous, ils s'agit de la confrerie des ombres...
Ils dominent nos terres, mais ils dominent aussi nos vies...
Personne ne sera libre en afterend tant qu'il existeront...

Peuple d'Afterend aujourd'hui les chats font douter les ombres...
C'est peut-etre votre derniere chance de changer les choses avant la fin de ce monde...

Peuple d'Afterend, reveillez vous et faite la guerre aux Tyran...
Ou vivez sous l'Ombre pour toujours et a jamais...

Salsa le Chat

Ecrit par: Delduwath vendredi 09 novembre 2007, 10:17
Les nouvelles étaient mitigées. Des cités assiégées, peu étaient tombées. Il était de mauvaise humeur, très mauvaise humeur.
Il se concentra sur les propos du capitaine.


- Le seigneur Thane se trouve dans sa cité de Mystos, dit ce dernier.

"Ah quand même une info...", soupira Delduwath. Il fit un signe de la main au capitaine de poursuivre.

- La cité de Mystos se trouve plus au nord, seigneur Delduwath.
- Très bien ! On s'occupera du seigneur plus tard. Et pour la cité qui nous interesse ? Celle qui est devant nos yeux, hum ?

Le capitaine baissa les yeux.

- Nos infiltrés se sont fait massacrés seigneurs Delduwath.... avant qu'ils nous fassent parvenir leur informations...

Delduwath sentit la colère monter d'un cran. il se leva.

Bande d'incapable ! Je devrais faire tout moi-même ici !

Il se drapa dans sa cape qu'il utilisait lors de la saison froide et sortit de la tente. Il porta son regard sur son armée et se tourna ensuite vers son aide de camp.

Très bien, nous allons attaquer ! Il sert à rien d'attendre ! Fais passer le message aux troupes. Qu'elles se préparent.

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Les murailles de la cité étaient percées de trous d'obus. Les canons pillonnaient avec une exactitude à démoraliser les troupes ennemies. Pendant ce temps-là, l'armée de Delduwath s'avançaient vers la citadelle en traînant avec elle les nombreuses machines de guerre. Les tours, les béliers et autres .... Les archers des deux camps inondaient le ciel de flèche d'argent et de feu.

La cité fumait.

Delduwath en tête de son armée repéra une brèche plus conséquente à gauche de la porte d'entrée. il fit signe à des soldats proches de le suivre et à une compagnie d'archers de les couvrir.

Il escalada l'amoncellement de pierre, en utilisant certaines pour se protéger des assuts ennemis. Ses poignards volaient et terrassaiet les quelques têtes ennemies trop proches.
Les coup du bélier résonnaient.

Sous les cris et hurlement de courage et de mort, il réussit à se hisser avec quelques soldats, sur les remparts. Son objectif, ouvrir cette satanée porte.

Ladéfense en avait pris un certain coup, peu de soldat se présentèrent face à eux. Delduwath fit jouer de son épée aux côtés de ses hommes. Les corps tombèrent. Le chemin était libre.

Pendant qu'il couvrait certains qui faisait tourner la machinerie, Delduwath continuait à couper les têtes et à pourfendre les viscères. Il était couvert de sang.

La herse grinçait à chaque centimètre gagné. Derrière elle, une partie de son armée attendait, assoiffée d'en découdre au corps à corps. Bientôt elle déferla, dans une clameur, et dépassa le seigneur, qui laissa son épée retomber contre sa hanche avec un grand sourire. La ville était prise, il pouvait laisser ses homems terminer le travail.

Il se tourna vers le jeune capitaine qui passait par là.

- Comment elle s'appelle ma nouvelle ville ?
- Heu... je... ne sais pas, seigneur.

"il m'énerve celui-là !"

D'un geste court et précis, il releva son épée et la planta dans le corps du jeune capitaine.

Ecrit par: Cagliostro vendredi 09 novembre 2007, 12:04
CITATION


Seigneur,

Vous êtes bien dur avec moi ! Comment pouvez-vous écrire que je ne vous fais parvenir que des informations de pacotille, à peine dignes de la taverne des chevaks renversés. Je me mets dans les pires situations, risque ma vie pour vous servir... les renaissants tombent comme des mouches autour de moi ; je nage dans un déferlement indescriptible de violence. Hier encore j'ai du me contenter d'un maigre demi-lapin au déjeuner (mon guide qui l'avait capturé en ayant dévoré l'autre moitié sans aucun égard pour le fait que je le paye des gages considérables -pensez près de huit mistrels par jour ! Je l'ai prévenu que je retiendrai trois mistrels sur sa solde du jour.)

Vous me commandez de verser un peu moins dans le sentimentalisme et de cesser de rêvasser... J'ai obéi seigneur. J'ai quitté les alentours de l'armée de Dame Mirelen pour me diriger vers Moruroa, cité appartenant au seigneur Salsa.

Je vous épargne les détails de mon voyage au milieu du territoire ravagé des seigneurs Chats. Vous ne voulez pas entendre parler des périls que je coure pour vous, fort bien...

Je suis arrivé à Moruroa au crépuscule. J'ai pu me faufiler au milieu des armées qui encerclent la ville (je n'ai pu en reconnaitre la bannière et n'ai pu donc déterminer si Moruroa était assiégée ou non).

Je me suis fait admettre dans la cité comme un ressortissant du seigneur Leval, qui rassemble les cités les plus pacifiques d'afterend. Le capitaine de garde m'a autorisé à entrer avec un sourire narquois en me recommandant de ne pas me blesser sur un piquant de chardon. Je me suis installé dans l'auberge la plus modeste de la ville -vous ne pourrez cette fois-ci m'accuser de dépenses somptuaires. J'ai eu le plus grand mal à y obtenir deux oreillers en plume d'oie, qui vous le savez sont pourtant indispensables à ma santé.

Je suis sorti après le repas du soir pour comptabiliser le nombre des troupes stationnées à Moruroa à la faveur de la relève de poste... mais le retard pris par l'aubergiste pour nous servir le troisième plat m'a fait manquer de peu le moment propice. J'ai tout de même effectué un tour de reconnaissance des remparts, tour qui m'a permis de constater le bon moral général de la population. J'ai observé de visu que plusieurs tavernes organisent des réjouissances et que le gratzch n'a pas l'air de manquer, il est même de fort bonne qualité. Les autochtones sont de bons compagnons mais tous mes efforts pour leur soutirer quelques renseignements sont restés vains.

Après avoir ainsi activement servi votre seigneurie pendant plusieurs heures, je m'apprêtai à regagner ma couche pour y jouir d'un repos bien mérité. La lune était levée mais elle n'offrait qu'un faible croissant à mes yeux, dispensant une clarté à peine suffisante pour y retrouver son chemin. Je sentais le rêve s'emparer peu à peu de moi et ma tête légèrement tourner. Je voulus emprunter une ruelle obscure qui se révéla un cul-de-sac et je rebroussai chemin vers la rue que je venais de quitter quand je fus le témoin d'une étrange scène.

Deux renaissants vêtus de riches vêtements mais tous deux couverts par une sombre cape cheminaient de concert dans la rue. Ils étaient suivis à quelques pas par trois spadassins à l'air mauvais qui tenaient les rênes de quatre chevaks . Je restais tapi dans l'ombre poussé par le désir d'en apprendre davantage car ces deux seigneurs -on ne pouvait douter de leur rang- tenaient à voix basse une conversation animée. Je ne pus malheureusement en entendre plus que ces simples mots : "Après FiZz, ce coup achèvera de les démoraliser...". A ce moment une femme se mit à hurler dans une maison voisine ; un des seigneurs se retourna brusquement  et je le reconnûs avec  certitude. Il s'agissait du seigneur Salsa que je pus contempler tout à loisir le lendemain à la parade des troupes.

Un spadassin s'approcha alors des deux seigneurs et dit :


- Vous devez repartir. Votre absence finira par être remarquée.

Les deux autres tueurs s'avancèrent avec les chevaks. Le seigneur Salsa et l'autre seigneur s'échangèrent une virile accolade, puis le noble félin s'éloigna. Les quatre hommes montèrent en selle et le seigneur commanda d'une voix sourde :

- A l'armée maintenant, et à bride abattue...

Les chevaks s'ébrouèrent puis s'élancèrent dans la rue vers la grande porte de la ville. En tournant au coin de la rue, je perçus un éclair sur le  grand chevak galopant du  mystérieux seigneur. Un rayon de lune  était tombé sur le pommeau de son épée, illuminant la nuit ténébreuse. Je frémis car, gravée dans le fer, j'y reconnus la marque de l'Ombre.

Votre dévoué
Cagliostro


Ecrit par: Tibix vendredi 09 novembre 2007, 18:37
Ca commence...
Il neigeait sur les portes de Belgica. Les deux mastodontes en fer fermaient le passage étroit.
Tout commença non pas avec le premier tir, mais avec le premier mort. Opfindel avait parsemé le chemin avec des pièges de son cru.
L’on n’avait pas encore vu les bannières des ombres que déjà retentissaient des nombreuses explosions au loin. Entouré de ses généraux, Tibix se permit de plaisanter afin de réchauffer l’atmosphère.


-Opfindel, j’espère que tu nous en laisseras un peu.

Un petit rire nerveux parcourut les rangs. Les hommes étaient inquiets, depuis des années la ville n’avait plus été assiégée par une armée adverse. Les fortifications laissaient croire que dans des temps immémoriaux c’avait été le cas, mais tout ceci semblait irréel. Cette guerre était irréelle.
Quelqu’un avait dit que les dieux détestaient entendre le vacarme de la guerre qui les empêchait de dormir, Tibix portait à croire qu’ils se divertissaient de voir ces petits êtres gesticuler pour si peu.

Le son d’un cor transperça le silence ambiant. La guerre psychologique pouvait commencer.
Afin de sublimer les musiciens adverses, il ordonna qu’on batte du tambour. À présent le lent rythme des battements de tambour résonnait dans les montagnes. On tendit les arcs, lui-même serra sa dague.

Enfin, les voilà. L’obscurité les cachait mais le scintillement des armes ne trompait pas. La brise froide apportait enfin les murmures des soldats.


-Feu !

Les premiers boulets de canons ratèrent les lignes compactes d’hommes, ils percutèrent le flanc escarpé de la montagne qui céda sous le choc et glissa sur les premières lignes.
Le rire cette fois-ci beaucoup plus franc des hommes accompagne les tambours imperturbables.
Une pluie de fer s’abattit ensuite sur les assiégeants. Leur masse atteignit finalement les portes.
À présent les flèches et les boulets touchaient les deux camps. Des échelles furent levées jusqu’au chemin de garde. Et Tibix...


-Ahahaha

Il se délecta de flot de sang qui jaillit des phalanges coupées de cet idiot qui montait. Il cogna la figure hurlante qui apparut devant lui, cogna une deuxième fois et elle disparut.
La figure suivante reçut ses cheveux scintillants qui arrachèrent des lambeaux de peau. La suivante eut les yeux transpercés, la suivante la gorge coupée, la suivante n’eut même pas le temps d’atteindre le sommet de l’échelle que déjà elle s’effondra à terre avec l’échelle.


-Messire, vous devez me suivre ! Vous n’avez rien à faire ici !

Reigner, un peu perdu dans le tumulte tira à la manche du duc comme un enfant impatient.

Ils s’éloignèrent du grondement sourd de la bataille. Arrivés dans le palais, il demanda à avoir un bain chaud, il essuya le sang collant de ses cheveux.
Le silence dans le hall était majestueux. C’était donc pour ça que se battaient ses hommes ; le silence de ce paradis terrestre. Il se reprocha d’avoir eu des pensées aussi cruelles là-bas. Était-il bien digne de régner ?


-Messire, nous sommes coupés du monde !
-Comment ça.

Dit-il encore absorbé par ses pensées.

-Les chemins sont peu sûrs, le passage par les portes est bouché par cette armée des ombres et par le mauvais temps la mer et les raccourcis des montagnes sont impraticables.
-Nous ferons une sortie ! Quand nos hommes reviendront victorieux des combats lointains, nous les écraserons dans le défilé. Ils seront pris entre le marteau et l’enclume et nous les vaincrons tant que le fer est chaud.
-Cela risque d’être plus difficile que cela seigneur, les mercenaires réclameront leur paye.
-Alors ils passeront à l’ennemi, mais nous continuerons à nous battre.
-Sire, je crains qu’il nous faille trouver une solution plus durable.

Pris comme des rats, voilà ce qu’ils étaient.

Ecrit par: -Thane- vendredi 09 novembre 2007, 21:04
Thane avait passé une longue nuit à attendre une nouvelle fois le seigneur Delduwath en duel. Mais ce dernier ne se présenta pas, bien malheureusement, avait-il peur d'affontrer le seigneur Thane directement, le vieux druide s'amusait à y croire. En échange d'un duel contre le seigneur Delduwath, Thane se vengea contre ses troupes, qui se furent laminées durant l'attaque sur Mystos, Thane ne fît qu'une centaine de victimes, mais les defenseurs de Mystos, motivé par l'envie de tuer du druide tuèrent deux fois plus de troupes, étant emplient de courage.

A la fin de cette bataille, Thane, demanda à se qu'on ramasse le peu de combattants tombés, et qu'on les ramènent à leurs famille, il remercia tous les défenseurs, et les salua respecteueusement avant de se retirer dans les quartiers protégés. Les généraux étaient déjà réunis, comme à leur habitude, les rapports posés devant la chaise de Thane, et tous étaient debout et ravi.

Après quelques heures de discutions, le bilan était plus que positif, durant cette première vague Thane n'avait perdu d'une seule cité, mais avait connu quatre défaites, mais avec ça, elles étaient prévues.

Quand à une nouvelle qui le surpris, l'annonce du seigneur Delduwath, présent à St vrain, petite bourgade, a peine deux centaines de pélos y crèchaient, et Thane n'avait pas demandé de défenses sur ce village, cette cité pouvait tomber, qu'importe, une ancienne cité des Briolins sans importance. Et aucun de ses villageois n'étaient venus se présenter, donc aucune valeur affective pour certains d'entre eux...
Mais se qui le fit rire, fut le récit des "on dit que", ces derniers qui avait rapporté au seigneur Thane dans la matinée. Apparamment le seigneur Delduwath se targuait d'avoir connu une victoire éclatante sur les troupes du vieux druide, et que grace à sa force et son intelligense il avait réussi à briser la défense en place du seigneur Thane. Cerla le fit rire quand il pensais à la défense inexistante en ces lieux lors des attaques de Delduwath. Mais qu'importe, il fallait bien qu'il raconte une grande épopée sur cette première vague à ses petits camarades pour pas revenir chou blanc et totalement honteux.

Thane avait appris aussi que des hommes de Delduwath avaient eu peur des possibles pouvoirs du druide, et la potion de ce dernier avait marché à merveille durant les dernières défenses en date. Thane avait gagné des batailles, mais pas la guerre loin de là il le savait, mais il pouvait se dire qu'une bonne chose était déjà faite.

C'est sur ses pensés que Thane s'offrit deux jours de vacances loin de toute cette guerre.



HRP : j'ai pas pu faire un super rp, je n'avais pas de temps désolé de gaché un peu se magnifique rp. Bon rp à tous, amis comme ennemis

Ecrit par: Ardahel samedi 10 novembre 2007, 18:51
BANG! Tout vacille un instant devant mes yeux... plusieurs silhouettes bougent rapidement. Il faut que je parvienne à rester conscient... Je me secoue la tête, allez, reprends-toi! J'ai les genoux dans la boue, je dois me relever, j'en suis capable, je le sais... Les choses semblent se clarifier, la bataille... la bataille... la bat...BANG!! Un autre coup de bouclier m'envoie rouler sur la terre froide. Je me relève, chancelant. Mon bras tient toujours l'Épée d'Elnade, la lame bleuté maintenant rouge de sang. Un homme me fonce dessus, les yeux fous, criant avec haine. L'Elnade siffle et l'homme s'affaisse. Reprenant tranquillement mes esprits, je jette un coup d'oeil aux troupes de Challenger. Il ne tardera pas à sonner la retraite, je les vois reculés. Derrière moi, Jackland est toujours debout, nous les avons repoussé. À cet instant les cors sonnent, les Ombres battent en retraite...

Depuis deux jours j'ai voyagé de village en village pour défendre mes territoires, participant au maximum de bataille. C'est la quatrième je crois, je n'en suis plus certain...du repos, j'ai besoin de repos, le repos est une arme... Je marche tranquillement, difficilement vers Jackland. Seul l'angoisse de l'attente de nouvelles m'empêche de me laisser aller aux ténèbres qui menacent depuis des heures de m'engloutir. Je jette un coup d'oeil à mon état: j'ai plusieurs entailles superficielle sur le torse et les bras, je passe la main dans mes cheveux et je sens un liquide chaud et poisseux. Rapidement je suis entouré de mes hommes qui me ramènent au château.

Je ne peux dormir, j'ai besoin de nouvelles... Un bandeau blanc m'entoure la tête et la blessure qui saignait abondamment quelques heures plus tôt est maintenant nettoyée et sèche. J'ai enlevé mes abits qui étaient en loque, revêtant une fine tunique verte. J'attends debout à la fenêtre de ma chambre lorsque, je l'aperçois, un petit point qui s'approche rapidement à l'horizon. On le laisse entrer et, toujours à chevak, il traverse les rues de pavée jusqu'au château. Mon coeur bat à tout rompre, moi qui est pourtant habituellement si sûr, qui sait toujours... Un vieux crouton du conseil monte me voir et me fait son rapport:


- Vous n'avez perdu aucun villages, monseigneur... Plusieurs défenses on supprenament bien tenu mais d'autre se sont effondrée. Certains villages on connut de sérieux dégâts, mais étrangement les Ombres rebroussaient chemin après avoir pénétré entre les mûrs. L'important est que l'empire est sauf et qu'aucune attaque ennemi n'a réellement portée.

Aucune attaque n'a porté, un bilan plutôt positif... Je me détourne de lui en réfléchissant

-Et les pertes humaines?

-Euh... vous avez perdu environs deux dizaines de milliers de combattants.

J'accuse le coup, des pères, des maris, des frères qui ne rentreront pas à la maison ce soir....

-Si je peux me permettre, monseigneur, plusieurs bataillons sont prêts à partir pour venger les vies perdues.

Les coffres sont vides vieil idiot! Non... ce serait du suicide que de partir à l'attaque aujourd'hui. Un repos stratégique, un retrait temporaire, voilà ce que ça nous prend. Le repos est une arme disait Phax dans son journal, le repos est une arme...

Ecrit par: -Thane- dimanche 11 novembre 2007, 13:05
Thane regardait le ciel, il était à genoux à terre, les bras ballants, son arme dans la main droite, son bouclier dans la gauche. Il attendait l'arrivée des troupes du terrible Delduwath, ces armées ce soir allaient déferler sur ces terres, qui cette fois ci seraient bien moins défendus que lors de la dernière vague. Nombre de soldats sont morts, durant la dernière vague, nombre sont partis en voyant les coffres vides, et nombre ont fuient craignant famine, désolation, et surtout étant totalement découragés. Mais tous ont adressés un petit message au seigneur Thane, ce dernier qui selon eux avait été pour eux un seigneur hors paire, qui les avait bien traités, défendus, et écoutés. Tous n'étaient pas loyaux jusque-là la mort, Thane devait le comprendre, ils avaient des familles, leur femme, et leurs enfants devaient vivrent librement, et ne pas être sous la dure vie des habitants des Ombres.

Thane était penseur, il espérait que les Dieux allaient lui accorder leur grâce. Seul les Dieux allaient pouvoir faire que les défenses tiennent ce soir. Mais Thane devait rester confiant, pour que ces hommes le restent aussi. Mais Delduwath allait encore être surpris, car le vieux druide avait encore quelques tours dans sa manche...

La guerre allait continuer longtemps, sauf si Thane se mettait sous protection gouvernementale, mais Thane l'avait déjà fait une fois contre les Ombres, et il ne souhaitait pas passer pour un faible une nouvelle fois. Même s'il avait déjà montré sa grandeur lors de nombreux combats dans le passé, avait l'apocalypse...

Mais aujourd'hui les jours étaient différents... La guerre et l'adversaire aussi, et Thane n'était plus le même homme.
Delduwath, ce nom de vil seigneur, qu'il vienne, Thane était prêt à mourir ce soir, rien ne l'arrêterai cette fois ci, et que ce seigneur n'aille pas attaquer une autre cité vide cette nuit, que Thane puisse enfin rencontrer ce grand seigneur cette nuit, dans son élément.

Thane l'attendait...


Ecrit par: Thranduil dimanche 11 novembre 2007, 13:17
Cela faisait une semaine que la guerre qui opposait les Ombres aux Chats avait éclaté. Durant cette semaine, Thranduil avait lancé des dizaines d'assauts contre les Chats, malheureusement aucun n'avait réussit à prendre de village. Ses armées avaient soit été repoussées par l'ennemi, soit elles avaient remporter le village, mais sous l'hostilité grandissante de la population et n'étant plus assez nombreux pour la maintenir, avaient dû laisser le village (= guerre gagnée mais sans le village). Thranduil n'avait d'autres choix que de relancer, relancer, relancer ; il arriverait bien un moment où les Chats, par faute de moyens financiers, ne pourraient plus defendre, et dans ce cas, la population serait vite matée. C'est ainsi qu'il envoya régulièrement ses armées aux portes des chats sachant bien que la plupart des hommes qui partaient, ne reviendraient surement pas vivant. Il avait comptabilisé des dizaines de milliers de morts, malheureusement Thranduil savait qu'il n'y avait pas d'autres solutions pour éviter ces massacres.
Un matin, à l'aube, un de ses officiers entra sous ta tente et lui bougea l'épaule afin de le réveiller. Losqu'il se réveilla en sursaut et vit l'officier, il crut un instant à une attaque ennemie. L'officier voyant ce qu'il devait penser, le rassura en souriant :


- Nous avons remporté trois victoires Mon Seigneur !

Encore à moitié endormit, il ne prit pas la nouvelle avec enthousiame comme il l'aurait surement fait dans d'autres circonstances. Il remit ses idées en ordre et se leva. Il s'habilla d'une légère chemise et d'un pantalon de toile et sortit de la tente suivit de son officier. L'air était frais lui stimula le sang. Il se retourna vers l'officier :

- Nous avons gagné trois villages tu dis ?
- Non Mon Seigneur, deux villages gagnés et un autre où nous n'avons pas réussit à matter l'insurection après la guerre. Quelques soldats sont morts pendant le replit. répondit-il

Thranduil évalua la situation, ce qu'il pensait pas plus tard qu'hier prenait forme. Les Chats manquaient de finance. Il se retourna vers l'officier :

- Très bonne nouvelle capitaine, renvoyez une armée sur le village révolté, il tombera dans très peu de temps. Maintenant cherchez de nouveaux villages, il ne faut pas leur laisser un moment de repit !

L'officier acquiesça et disparut au loin. Cette nouvelle le réconforta, la victoire était-elle proche ?

Ecrit par: Delduwath dimanche 11 novembre 2007, 15:19
Delduwath se trouvait dans sa tente, écoutant les rapports des différents généraux.

Le bilan était plus que mitigé : 4 victoires sur 17 assauts. Bien peu à ses yeux.
Deux de ses bataillons guerroyaient encore et assiégaient deux cités du seigneur Thane. Il attendait des nouvelles pour la soirée. Mais il se faisait peu d'illusions vu les résultats que ses troupes avaient obtenues jusque là.

Il était pensif.

Bien sur, les Chats étaient bien armés, chacun aux Ombres en était conscient. Néanmoins, il avait espérer que la force de pénétration de son armée aurait fait bien plus de dégâts.

Il croisa ses jambres et posa sa main sur sa barbe naissante. En tant de guerre, Delduwath ne se soignait que très peu. Il portait peu d'importance à l'accoutrement et son apparence se transformait lentement mais sûrement. On l'aurait croisé au détour d'une ruelle, si ce n'était son épée et ses poignards, on aurait pu dire de lui que ce n'était qu'un manant en recherche de sa pitance.
L'apparence n'était que pécadille durant les campagnes. Tout son esprit portait vers l'action, vers la réflexion d'une stratégie pour détourner les défenses ennemies, ou encore vers la concentration d'un maître d'armes, conscient qu'un rien suffirait pour mourir sur le champ de bataille.
Mais là, la guerre marquait un temps de repos.

Il se tourna vers son aide de camp.


Allez me préparer mon bain!

Il se leva et sortit de sa tente, congédiant ses généraux.

Sous les rayons de l'astre-jour, il sortit son épée et se mit à enchaîner des passes contre un ennemi invisible. Le seigneur Thane avait mis son armée en déroute dans sa cité de Mystos.

Il sorti un poignanrd et le lança. Il transperça une gourde que tenait un soldat qui passait dans les environs et allât se ficher dans un tronc, entre deux branches. Il l'avait tué en plein coeur.

Ses nerfs étaient à vif.

Il se retourna et vit que l'eau était chaude. Il s'avança vers la bassine, se déshabilla sans retenue devant ses domestiques et s'y plongea pour se laver des blessures de guerre et nettoyer son esprit.

Ecrit par: furiae dimanche 11 novembre 2007, 19:59
[hrp]Désolée je suis trèes en retard unsure.gif [/hrp]

Il pleuvait ce jour-là. Les marchands ambulants avaient rajoutés sur leurs étalages plus de peaux pour les protéger de la pluie. Les chats, trempés, s'étaient réfugiés chez leurs amis humains, qui, tous les jours leur donnaient la pâtée et retapaient leur couche.

Furiae était encore dans le pays de l'inconscient, quand elle fut réveillée en sursaut par un cauchermar.
*Encore un de ces sales rêves ! Cela m'arrive de plus en plus fréquemment ...* Encore ensommeillée, elle s'habilla pour descendre dans le salon. Imaginez sa surprise lorsqu'elle vit ses généraux, armure sur le dos et heaume sous le bras ! Ils avaient tous l'air inquiet. La jeune femme les conduisit dans une salle où ils pourraient discuter à l'abri des oreilles et des regards indiscrets. Kiselt se leva et prit la parole en premier :

_ Nous sommes attaqués par la Confrérie de l'Ombre. Tous nos villages sont assiégés par les armées du seigneur Thranduil ...

Le conseil dura pendant trois bonnes heures où ils échangèrent maintes stratégies pour défendre ou encore contre-attaquer. Au bout de ces trois heures, Furiae déclara :

_Assez ! Nous sommes encore sous le choc de ces attaques inattendues. Tout ce que nous pouvons faire aujourd'hui c'est aider les villageois à installer les défenses.

Sur ce, chacun partit de son côté. Furiae allait sortir de la salle quand Kiselt l'interpella :

_Vous n'avez pas peur de la mort n'est-ce pas ?

Furiae hésita puis, répondit en tournant le dos à son interlocuteur :

_Si je perds cette guerre ... Alors, je n'aurais plus rien à perdre ... Je préserve ce fil qui retient encore faiblement ma vie en ce triste monde. Et je veux surtout protéger mon peuple.

Le message était clair. On envoya des troupes de défenses ainsi que des matières premières dans les villages dirigés par la dame.

Le lendemain, le peuple se reposa pour prendre des forces, la bataille arrivait. Mais Furiae ne pouvait trouver le sommeil, torturée par ses visions et ses cauchemars. Elle se leva, versa de l'eau bien fraiche dans sa cuvette en porcelaine et aspergea son visage. Elle leva la tête pour voir son reflet dans le miroir accroché au-dessus de sa commode. Elle était pâle, son jeune visage semblait las. Elle s'essuya la figure et ouvrit les rideaux, elle oscilla devant la lumière du matin. Il pleuvait encore. A sa plus grande surprise, elle ne vit personne dans les rues, cela la choqua presque. Elle referma sa fenêtre, se recoucha et, cette fois, réussi à dormir, dans l'idée que la guerre serait très rude.

Ecrit par: Hathaldir dimanche 11 novembre 2007, 20:47
La première vague de combats s''était terminée, ses armées avaient rencontré de nombreuses résistances mais elles avaient réussi à hisser l'etendard or et noir sur le village de quatre seigneurs chats. Au vu des armées de défense, Hathaldir avait ordonné le retrait de quelques cités pour regrouper ses troupes. Il ne fallait pas se tromper, cet assaut n'était que le premier pas de danse pour asphyxier l'adversaire, avant l'embrasement final et le baiser mortel de l'Ombre.

Ses troupes vaincues ou vainqueurs revenaient à Delta, le village QG sur les terres chat, déposer le maigre butin de guerre mais pas loin de quinze mille esclaves. Après un court repos, elles se déployèrent tout le long de la zone occupée. De hautes tours en bois avaient été érigées afin de surveiller les mouvements suspects, et préparer un nouvel assaut.

Le temps semblait s'être arrété sur cette partie des terres des chats. Tout semblait tranquille et désert, l'horizon enveloppé par le halo des citées en feu, lueurs d'apocalyspse. Si ce n'était le piaillement des vautours qui se disputaient les dépouilles des renaissants et le tambourinement de leurs bec contre les cranes qu'il dépecaient. Toc-toc, toc-toc... l'attente commencait à peser sur les soldats d'Hathaldir.



Ils arrivent !!!

Le cri de la vigie, mélange de crainte et d'excitation avait réveillé d'un seul coup le campement. Un nuage de poussière s'etendait tout le long de la plaine et fonçait sur eux à la vitesse du démon. Les canons n'auraient pas le temps de se déplacer, les chevak gambadaient au loin.

En formation tortue !

Les piques en avant, protégées par les boucliers, les soldats se serraient en attendant le choc. Le chaos s'empara du campement l'espace de quelques secondes, forçant les unités à reculer, les tentes s'envolèrent. Puis le grand calme. Maudit vent ! le repas était foutu, les marmittes pleines de sables.


Dites à Argawaen que la zone est désormais sous notre contrôle. Nous reprendrons l'offensive dès qu'on le pourra.

L'attente pouvait se prolonger, Hathaldir retourna contempler le vol des vautours autour des cités assiégées.

Ecrit par: Verite dimanche 11 novembre 2007, 23:36
Verite contemplait du haut de son balcon l'immense plaine qui faisait face mais c'était l'armée qui menait le siège autour de la cité depuis déjà jours qui l'intéressait. Ces mains fines posées sur la rambarde il fixait du regard l'armée ennemie comme si il voulait pouvoir apercevoir si Argawaen était dans les troupes qui attaquerai ce soir. La simple pensée de ce nom lui fit diriger sa main gauche vers son épée marquée du héron, symbole d'un maître es armes dans l'ancien royaume de son père. Cet homme, si il méritait encore ce nom, était la source de tous ces massacres inutile et il donnerai sa vie et son royaume pour le vaincre. Mais il était sûrement restait a son QG et ne viendrait que pour voir le cadavre d'un de ces ennemis ou il s'enfuirait si la situation devenait intenable. Même si il ne craignait peu des combats a venir, il préférait faire de même, un mauvais coup et vite arrivé et il ne prendrait pas le risque de satisfaire avant l'heure Argawaen. Ces généraux étaient suffisamment compétant pour gérer cette défense...
Il détourna son regard de la plaine, ramenant son attention a la ville, qui portait encore la trace des tirs d'artillerie au sein de ces remparts. Ces tirs avait presque fait autant de victime civiles que d'homme dans son armée. Un infime partie de la longue liste des crimes que l'on pouvait attribuer au chef des Ombres. Les défenses étaient prêtes, et les hommes prêts à défendre leurs maisons, leur patrie, leur Seigneur.

Il se détourna du balcon, laissant son épée retomber contre sa cuisse et retourna dans son bureau. La pièce était en désordre traduisant un intense activité et le bureau coulait presque sous les parchemins. Cette activité avait portée ces fruits quand même : il n'avait perdu que quelques combats et seulement deux villages était tombés dans l'Ombre. Deux cités obtenues que trop récemment pour que les défenses soit suffisamment sures et il avait préférer les laisser partir que de sacrifier des hommes pour peu... Il reparcouru les trois rapports reçus le matin même faisant état de défenses gagnés sans grosse pertes sinon encore une fois civile... Le village Efeche avait était défendu mais presque rayé de la carte en même temps. Seul quelques fermiers était encore dans ce qu'on pouvait appeler un village avant.
Il regarda de loin la carte fixée sur le mur de son royaume : trop peu de cités restait entre ces mains, les autres ayant été abandonnés au gouvernement pour éviter d'exposer inutilement les populations. Et le reste risquait de subir trop rapidement le même sort. Les caisses était presque vides et les hommes trop fatigué pour continuer sur ce rythme. Lui même avait besoin de ce reposer, ce qu'il n'avait pas fait depuis 2 jours si ce n'est une petite sieste. Il avait besoin de s'écarter du souci qu'est cette guerre.
Un messager frappa a sa porte et sur son ordre entra. Il lui annonça que l'armée ennemie approchait enfin. Sans mot dire il le congédia. Ces généraux savait déjà quoi faire depuis hier. Mais lui ne savait ce qu'il devait faire : continuer a se battre pour l'honneur et la mort ou arrêter pour son peuple et la honte?
S'asseyant un peu, il se remémora la nuit de la précédente bataille, le bruit des armes s'entrechoquant, l'agonie des morts, le choc d'un boulet détruisant une maison, les pleurs d'une mère ayant perdu son fils, d'un femme ayant perdu son mari, et les trop rares cris saluant une victoire... Avait il vraiment le choix d'abord?
Il prit des parchemins : sur le premier il donna le contrôle de ces derniers villages au gouvernement et sur l'autre il l'envoya au QG des chats annonçant qu'il ne pouvait plus rien pour le moment. Il demanda a un serviteur qui attendait devant son bureau de les envoyer de toute urgence, puis retourna a son balcon.
La nuit tombait, mais il y aura encore assez de lumière pour voir les atrocités de la bataille. Il attendrait les derniers rapports demain puis il s'absentera quelques temps. Où ça lui même l'ignorait mais il savait qu'il finirait par revenir. Dans la guerre contre l'Ombre il n'y avait que la mort ou la victoire.
La bataille était imminente, mais la mort n'était pas pour ce soir...

Ecrit par: Capitaine Maddox lundi 12 novembre 2007, 00:29
Il sortit de sa tente, massant d'une main sa nuque douloureuse par les nombreux cirfeux qu'il avait passé à lire les relevés que les zozios ne cessaient d'apporter depuis l'annonce du siège de treize des cités de Dame Mirelen.
Ce n'était pas tant les troupes annoncées qui l'inquiétaient, mais plutôt les villes qui étaient assiégées. Quelques unes d'entre elles se trouvaient être des capitales économique et il avait eu à prendre de dures décisions quant à ce qu'il adviendrait d'elles.
Envoyer sur place des troupes conséquentes risquait d'interrompre tout le commerce et les habitants inquiétés par la menace imminente et l'effervescence des soldats n'assumeraient plus leur rentes ce qui amènerait sans contredit des crises économique lourde de conséquence pour la Mercenaire.
Il avait du faire des choix. Le plus souvent justifiés, mais qui seraient néanmoins cruels pour plusieurs des familles sous la protection de Dame Mirelen.
Il s'était toutefois assuré que les cités qui tomberaient seraient lessivées de toutes les ressources accumulées qu'elles possédaient.

Il leva les yeux. Le ciel avait pris une teinte rosée et l'on pouvait apercevoir à l'horizon la ligne rougeâtre de l'astre de feu qui déclinait.
Un léger sourire effleura ses lèvres desséchées, il repensait à la prêtresse. Elle lui aurait sûrement raconté que c'était parce les dieux leur étaient favorable et qu'ils les protégeraient pour la bataille du lendemain.

Il secoua la tête, franchement amusé par ce souvenir d'un autre temps, lorsque de l'agitation du coté de la cité assiégée attira son attention.
Le pont-levis était abaissé. Une armée entière passait la grande porte et se dirigeait vers eux.

Il était trop tard pour orienter correctement les canons, mais rapidement des ordres furent donné aux archers qui se mirent instantanément en place, tenant en joue les unités qui avançaient vers eux, prêts à lancer leur projectile meurtrier dès que l'ordre en serait donné. L'infanterie s'installât, prête à intervenir et à foncer dans les troupes ennemies.

Dame Mirelen, toujours enfermée dans son mutisme exaspérant, le rejoignit. Apparemment calme, elle se plaça à ses cotés et attendit de connaître elle aussi les intentions de l'adversaire.
Lorsqu'ils furent à une distance respectable, l'ordre de s'arrêter sur place leur fût donné et Hermès lui même s'avança de quelques pas vers eux.
Instinctivement, Maddox s'avança d'un pas afin de se placer légèrement devant la Dame à ses cotés et être ainsi en mesure de la protéger si cela s'avérait nécessaire.

Le Seigneur se tenait bien droit, aucun sentiment ne se lisait dans son regard. Ainsi de marbre, il prit la parole, cassant ainsi le silence écrasant qui les enveloppait tous.



"- Dame Mirelen! Je vous propose un duel. Mon armée contre la vôtre, vous contre moi."

S'enflammant, le Capitaine fit un pas de coté, se plaçant cette fois franchement devant la Dame, la coupant totalement du champ de vision du Sieur. Il répondit du tac au tac, l'oeil brillant d'indignation.

- Il n'en est pas question. Étant chargé de veiller à la sécurité de Dame Celair, c'est moi que vous affronterez et personne d'autre !

Ecrit par: Tibix lundi 12 novembre 2007, 18:24
Un enfant dans la rue, il joue seul avec la neige. Ah, il est fier. Son bonhomme de neige est plus grand que lui, mais c’est lui qui la façonné tout seul sans l’aide de personne. Si les grandes personnes ne s’intéressent pas à son bonhomme, c’est qu’ils ne savent pas apprécier un chef-d’œuvre quand ils en voient, parce que son bonhomme est le plus beau de tous. En fait, les autres ne devraient même pas avoir le droit d’exister !
L’enfant frappe de toutes ses forces le bonhomme de neige le plus proche. La gerbe de neige qui s’éparpille dans la rue éclabousse une petite troupe de soldats.

L’un d’eux attrape l’enfant qui se met à pleurer, lui dit de rentrer chez soi, qu’il est dangereux de rester dehors. Le garçonnet s’enfuit en pleurant et disparaît.

La compagnie, du moins ce qu’il en reste, reprit sa marche vers les portes de Belgica. Du chemin d’Epona, ils voyaient les flammes des torches et des flèches éclairer le défilé. La bataille faisait encore rage...

Épuisé, il se leva. Finalement, ils avaient réussi à contacter les autres villages grâce aux zozios voyageurs qui malgré le froid parvenaient à destination. Les défenses avaient plus ou moins tenues le choc, une petite bourgade avait été perdue. Les armées des Ombres avaient pillé un autre village et étaient repartie chargées comme des ânes. Pour le reste, on tenait le coup. Une expédition avait même conquis un village pour venger la prise de Briggard, communément appelé Pontoise.
Soudain, tous les villages furent brûlés, les flammes du feu de cheminée consumèrent tout.


-Non, non, non ! Ca ne va pas !

Le ton de sa voix dissonait avec ses mouvements calmes mais étranges. Il se tenait accoudé au rebord de la cheminée et jetait une à une les missives le signalant du déroulement des batailles. Il tapait nerveusement du pied.

-La prochaine vague nous sera fatale ! Les mercenaires nous quittent de peur d’être poursuivis par les Ombres. On ne peut gagner une guerre avec une poignée de soldats aussi courageux soient-ils.
-Que devons-nous faire, alors ?
-Rien, attendre.

Il s’assit près de la fenêtre et voir le déroulement du combat au loin.

-Bouchons le passage.
-Pardon ?
-Faisons s’écrouler les montagnes sur eux. Au moins, Belgica sera sauvée.
-Mais, et les autres ?
-Nous ne pouvons plus rien faire pour eux, même pas pour Ghomora. Préparez les explosifs, tout sera finit demain.

Reigner acquiesça et quitta le bureau. Tibix soupira, sortit une bouteille de vod’kah de sous le bureau. Il but une gorgée, mais l’alcool ne parvenait pas à le calmer. Le monde était injuste, chaque fois qu’il se croyait libre de la crainte d’être envahit, il fallait qu’on lui rappelle à quel point il était faible. Il détestait tout ceci, il détestait ce monde. Si au moins il pouvait le fracasser comme cette bouteille...

///

Il était temps.
Les armées de l’Ombre préparaient leur nouvel assaut. Déjà quatre villes dont Ghomora étaient tombées.
Tout était si calme, si froid, mais il sentait la flamme qui couvait sous la neige. Il se demanda si ils pouvaient comprendre dans quel piège ils étaient tombés. Non, ils ne pouvaient pas. Qui comprendrait à quel point le désespoir pouvait mener à de tels actes ?

Tout commença une fois de plus, ils accoururent avec des échelles. On les tua avec des flèches, sauf que cette fois-ci les canons pilonnèrent le flanc des montagnes comme jamais auparavant.
Le premier morceau se détacha et glissa en fauchant tout sur son passage, la poussière leur masqua la vue. Des éboulements suivirent et remplirent le défilé, ils entendirent le grondement des montagnes et les cris étouffés par la poussière compacte.
Un cri venant d’un soldat pointant vers le ciel attira leur attention.
La neige de la montagne s’effondrait.

L’horreur était totale et la joie encore plus. Les canons arrêtèrent leur tir et l’écho assourdissant persistait dans le défilé. Un dernier pan de montagne s’écrasa dans le chaos, puis plus rien.

Le nuage de poussière se dissipa lentement, dévoilant ce qu’on pouvait appeler un immense tas de cailloux. Plus âme qui vive de ce coté-ci de l’éboulement.
Un immense cri de joie marqua la victoire.
Belgica était sauvée !
Mais à quel prix ?



edit davime : ne sachant pas quoi faire ce soir, je viens de remettre tout ce rp dans une bonne forme pour certain post (souçi d'italique, citation et couleur)

Ecrit par: -Thane- lundi 12 novembre 2007, 19:11
Thane se réveilla en sursaut, plein de sueur, l'oreiller trempé et ensanglanté. Il venait encore de refaire ce rêve horrible. Celui qui l'avait empêché de dormir durant toute cette nuit, à croire que ce rêve n'avait qu'un but, le tuer de fatigue. Ce rêve était en faite le déroulement étape par étape de sa défaite dans sa capitale.
Cette ville qu'il avait lui même du fuir durant la nuit, cette ville qu'il avait lui même construite à son commencement, cette ville dans laquelle il avait tout son temps depuis l'apocalypse. Cette fois ci encore Thane avait été déçu de ne pas pouvoir y rencontrer Delduwath, à croire que l'affrontement direct entre ces deux seigneurs allait être impossible, du moins durant cette nuit. Car cette attaque était de Verlande, son étendard fièrement tendu vers le ciel par les soldats en première ligne.

Encore une fois Thane allait devoir faire un travail immense et donner de sa personne pour les siens, en rien il ne devait perdre cette cité. Sa capitale, il y était attaché, elle était dans son coeur, tellement de bons moments se sont passés dans cette dernière que c'est comme si cette ville représentait le seigneur, et qu'aucune autre ville ne pourrait l'égaler. La bataille commença à l'heure habituelle, mais Thane devait résister ne serait-ce que quelques cirfeux, cinq avait dit son général de la cité la plus proche. Car oui Thane avait une défense en sous effectifs, et seul des renforts pourraient lui faire gagner cette défense. La défense devait tenir jusqu'à l'aube, les hommes arriveraient à ce moment là.

L'artillerie se lança dans la bataille, les remparts de Mystos étaient déjà très affaiblis par la dernière défense, mais la population avait réussie a reboucher les trous béants créés par les boulets de Delduwath.
Les remparts avaient tant bien que mal réussi à rester imperméable, du moins le temps que l'artillerie de Thane ait le temps de détruire la quasi totalité des canons ennemis. C'était une bonne chose de faite, les archers avaient maintenant leur mot à dire, mais les tours étaient insuffisantes pour les archers et l nombre bien trop faible d'archers sur place se fit sentir, seule une centaine d'archers furent tué du côté de Dame Verlande, en contre partie de deux milliers du côté de Thane, jamais le druide n'avait connus pareil écrasement d'une partie de son armée.

C'était maintenant que Thane et ses meilleurs hommes rentraient dans le combat, dans la horde, dans la foule d'ennemis voulant tous en terminer le plus vite avec l'adversaire. Mystos faisait face à la bataille la plus déséquilibrée qu'elle n'avait jamais connue, c'est la première fois qu'une défense aussi peu nombreuse défendait cette capitale, mais il suffisait te tenir, le temps que les soldats alliés arrivent. Déjà trois cirfeux avaient passés, plus que deux, il fallait que Thane et son petit groupe protège la cité, parmi les trois milliers d'homme présents seul trois centaine avait déjà combattu, les canons bien affaibli et les archers totalement décimés, cette bataille en plein milieu de la plaine aux abords de la forêt risquait d'être un massacre et un chaos monumental.

Les hommes se lançaient au son des cors des deux armées, le cors de Mystos bien plus puissant et plus encourageant que celui de Dame Verlande donna du courage a tous les hommes présents pour défendre leur capitale, tous crièrent le plus fort qu'ils purent pour effrayer l'ennemis. Mais faire face à une telle armée n'était pas chose facile pour Thane et ses hommes. Mais le vieux malin avait prévu quelque petite chose encore et toujours. Tout d'abord Thane avait placé ses meilleurs hommes devant, lui et ses 15 généraux, il les avaient tous rapatriés pour cette défense, et tous savaient comment faire pour pourfendre la première ligne ennemie.
Leur technique mise au point à la base pou permettre à Thane de rencontrer en duel Delduwath était restée en place, mais le druide lui avait changé juste la suite, pas de duel avec Delduwath, mais une avance forcée de lui, son courage et 5 hommes pour le protéger, pour aller défier directement les archers ennemis.

La rencontre entre les deux premières lignes fut terrible, Thane et ses généraux tuèrent 30 hommes dès le premier choc, leurs lames transperçant un corps, et touchant un second d'un même et unique coup. Ensuite ils laissèrent passer leur hommes qui frappèrent avec rage et envie. Thane était fier de ses hommes.
Il appela ses cinq généraux, les inséparables, seul eux étaient prêt et avaient l'expérience requise pour effectuer la manoeuvre si dangereuse, et mourir pour eux n'était qu'une bagatelle. Ils mirent leurs boucliers en tortues, copiant les anciennes techniques que les ancêtres avaient laissés au fil du temps, ils traversèrent la cohue transperçant un maximum de corps ennemis sans perte de leur côté. Ils arrivèrent à deux bateaux des archers, une longue course, sous la pluie de flèches des armées surentraînées de Verlande, mais ils devaient y arriver. Deux cents archers étaient en train de faire pleuvoir des milliers de flèches, parfois deux par tir pour avoir plus de chance de toucher ou de transpercer les boucliers, mais ces derniers étaient fait en acier pour une protection maximal, certes très lourd, mais très résistant, et le métril, comme dans la légende, les surprotégeaient des attaques. Une fois arrivé Thane cria le mot Elnadien annonçant la révolte, une centaine d'hommes sortirent de la lisière de la forêt, et les cinq hommes étaient déjà en train de massacrer les pauvres archers, ces derniers encerclés furent exterminés, mais pas sans perte, une cinquantaine d'hommes furent emportés par deux boulets monstrueux tirés par les canons en amont de la cité, deux fidèles du vieux druide périrent. Mais Thane n'eut pas le temps de faire les adieux, les fantassins ennemis avaient réussi a submerger les défenses ennemis, et s'engouffraient dans la ville, les tirs de canons les empêchaient de rentrer pour le moment, mais encore quelques minutes, et les défenses lâcheront.

Thane et ses hommes se ruèrent vers la porte de la ville, ils continuèrent à combattre la centaine d'homme restant, Thane pensait avoir réussi à défendre sa chère cité. Mais un cor surpuissant sonna derrière tous les hommes de Thane qui venaient d'achever les derniers fantassins qui avaient réussi à s’engouffrer dans la ville. Au moins un millier voire plus d'hommes venaient de surgir de l'arrière du restant d'artillerie de Verlande, Thane n'avait pas pensé à un possible renfort des lignes de Verlande. Cinquante hommes contre un millier le combat était perdus d'avance, et Thane avait promis de défendre toutes les cités jusqu'au dernier moment, et ce dit moment était arrivé pour Mystos...

La ville allait sombrer dans l'Ombre, et les pillards allaient se faire un plaisir de dévaliser les coffres vides, et les maisons désertiques, car Thane avait prévenue d'une éventuelle défaite et avait fait évacuée la ville.

Mais Thane n'était plus lui même, obligé de revenir à la raison, et surtout retenu pas deux de ses généraux, il se fut contraint et forcer de quitter SA ville.

Mais Thane le savait, il l'avait même à une Ombre, cette ville ne restera pas bien longtemps en votre possession, elle saura revenir à son vrai propriétaire, elle saura résister aux inhumanités de la Confrérie, cette ville est vivante, tout comme Thane l'est et elle est bien plus redoutable qu'on ne peux le penser.

Gare à toi Ombre, de ne pas être aveuglé par la noirceur de ton coeur.

Ecrit par: Thranduil lundi 12 novembre 2007, 20:48
Cela faisait une semaine que Thranduil et son armée avaient bati un campement à quelques heures de marche du Royaume des Chats. Il était situé entre deux montagnes, à l'abris du vent, et facilement défendable en cas d'offensive incenssée de la part des ennemis. Les montagnes environnantes regorgeaient d'archers embusqués et les fantassins pouvaient facilement maintenir les deux passages pour rejoindre la plaine à l'extérieur des montagnes en se mettant en formation tortue. Nul ne pouvait entrer et vaincre son armée. Depuis ces sept jours, on ne comptait plus les allées et venues incessantes des troupes, des espions, des diplomates, des messagers, des éclaireurs ainsi que de tous les domestiques. Chaque matin à l'aube, ses troupes décimées revenaient de batailles. Toutes avaient perdu le moral, la seule manière de les faire de nouveau aller au combat était de lancer des fêtes chaque soir, avec du vin et de la nourriture à volonté. Le matin, les troupes partaient de nouveau à la conquete sachant pertinnement que beaucoup d'entres elles ne reviendraient pas.
Le lendemain de ses premières victoires contre les Chats, Thranduil décida de partir très tôt le matin avec une importante armée pour aller à l'assaut d'une nouvelle cité. Il voulait en voir un, il voulait voir l'un de ses ennemis qui lui donné tant de mal à conquerir ses cités. Ses éclaireurs lui avaient annoncé la veille la présence du village Hamcity2 appartenant à une dame, Furiae à seulement cinq heures de marche. En entendant celà, il fut mal à l'aise vis à vis de ses éclaireurs en face de lui. Pas parce qu'il avait peur de mourir, mais pour une raison d'éthique : c'était une femme (joke wink.gif), moins habile que les hommes pour l'art de la guerre, il aurait préféré combattre un seigneur digne de ce nom pour sa première bataille :


- Vous n'avez aucun autre village disponible ? demandat-il d'une voix naturelle
- Personne en vue à par ce village. Pourquoi cette question Mon Seigneur ? croyez vous qu'elle ne sait pas se battre ? sachez qu'elle sait très bien se deffendre, d'après nos espions actuellement infilitrés dans plusieurs de ses villages. Elle a d'ailleurs vaincut plusieurs fois vos armées répondit l'un de ses éclaireurs avec un air de défit.
- On vera ça, dit-il, nous partons.

Il se tourna vers son capitaine qui fit sonner le chant de la guerre, en peu de temps l'armée avait quitté les montagnes en laissant peu de troupe sur place. Il fallait vaincre, vaincre. Lorsque le soleil culminait au plus haut dans le ciel, Thranduil vit la cité, elle n'était qu'à quelques minutes de marche à chevak. Thranduil alors descendit de son chevak et fit eriger sa tente. Une fois montée, il s'asseya à son bureau, prit une plume et commença le plan de bataille. Il serait simple, mais suffisant pour gagner : les canons pilloneront la porte d'entrée, tandit que les archers tenteront d'éliminer le plus de defendeurs possibles en haut des remparts. Une fois la porte détruite, il ferait une percée massive par la porte, il en ferait partit. Il savait qu'en sa présence, ses troupes n'auront que faire de la mort, et leur bravoure par conséquent montera à son maximum, d'où une victoire assurée. Thranduil appela un messager et lui demanda de ramener ses généraux dans les plus brefs délais. Il acquiesça et sortit. Une dizaine de minutes plus tard, ils étaient six sous la tente. Thranduil leur expliqua le plan. Tous semblaient interloqués. Il l'ignora, et leur demanda de préparer les hommes afin de partir dans moins de vingt minutes. Thranduil se retrouva une nouvelle fois seul. Il repensa au plan, avait-il des failles ? cela allait-il réussir ? il ne pouvait l'affirmer. Il songea un moment à ces questions. Quand il revint à lui, il remarqua que pratiquement toutes ses troupes étaient prêtes, il était temps de s'équiper ! Il mit des jambières, un pantalon coupé à mi-cuisse, enfila une fine armure en aluminium, légére, mais assez resistante, puis son casque. Il se tourna vers le fond de la tente, là son épée et son bouclier était posés à même le sol sur une serviette. Il se baissa, les prit puis sortit de la tente. Ses troupes lui faisaient face, avec leur capitaines à leur tête. Thranduil n'était pas fort pour les grands discourts, il se tut puis leva son épée, à ce moment des milliers d'épées et d'arcs se lévérent en même temps dans des cris d'acclamation, il comprit alors que les mots n'étaient pas impératif. C'est ainsi qu'il se dirigérent vers Hamcity2.

La bataille commença en début d'après midi, les opérations suivaient son cours, lorsque Thranduil entra dans la ville suivit de son armée, il n'apperçut que peu de defenseur. La bataille fut de courte durée, il n'y avait pas plus de six cents hommes pour les plus de trois mils qu'il avait engagé. Il tua moins de cinq defenseurs, et s'en sortit indeme. Les derniers résistants furent massacrés et la bannière rouge et or représentant le pouvoir de Thranduil orna le palais de sa nouvelle cité. C'était la permière fois qu'il perdait aussi peu de troupes. Ravi, il organisa une immense fête. La suite serait surement plus dur, mais ce n'était pas pour tout de suite...

Ecrit par: -Thane- jeudi 15 novembre 2007, 11:18
Thane avait passé une nouvelle nuit à combattre, cette fois ci toutes les troupes du seigneur Delduwath repoussées, ce fut Argawaen lui même qui se lança contre le vieux druide. Ce dernier qui avait lancé une petite dizaine d'attaques sur le meneur de l'Ombre. Même si ces dernières n'avaient abouties en rien si ce n'est la mort de plus de cinquante mille hommes, Argawaen avait sans doute envie de se venger. Il avait envoyé deux attaques sur les deux cités qui était resté hors de la protection gouvernementale durant ce début de semaine. Mais les éclaireurs la veille des batailles avaient annoncés plus de trente mille troupes d'une part, contre seulement trois mille de l'autre côté, serait-ce une diversion de la part d'Argawaen ? Y avait-ils quelques milliers d'hommes derrière cette petite compagnie ? Thane allait-il devoir encore une fois perdre une cité à cause d'un renfort des troupes ennemis déjà en place comme ce fut le cas contre Dame Verlande ? Il devait y avoir anguille sous roche, et Thane n'aimait pas ça.

Par mesure de sécurité il préféra aller défendre la cité la moins menacée à première vue et de quadrupler les effectifs, beaucoup d'hommes ne comprirent pas pourquoi. Aucun d'entre eux n'avait assistés à la tombé de Mystos aux mains ennemis, et Thane n'avait pas le temps de leur expliquer, ni l'envie, ni même la force de revivre ça, mais il ne voulait pas voir une seconde fois une cité tomber et ressentir cette douleur, qui le hante toute les nuits depuis la tombé de sa capitale, sa ville de coeur.

La bataille allait commencer, son coeur battait très vite, mais très lentement comparé aux coeurs de ses hommes, le bruit provoqué par les battements raisonnait dans leur armure, et cela créa un fond sonore très particulier sur cette colline qui n'attendait qu'une chose, le déferlement des troupes d'Argawaen.

Les troupes arrivèrent en aval, se qui donnait un désavantage aux canons et archers ennemis, ils allaient mettre un peu de temps avant de trouver les bonnes trajectoires pour pouvoir toucher les remparts et les hommes présents. Par contre l'artillerie de Thane elle, avait prévue la chose, comme à son habitude voire même un peu plus cette fois ci, Thane avait demander aux canons de viser 3 lignes, la première ligne pour viser les fantassins ennemis lors de la cohue finale, une seconde ligne, qui en temps normal est la dernière, et qui devra toucher les canons adversaires, et une dernière ligne, qui elle aura pour but de décimer les renforts possibles. Tout était planifié, les éclaireurs avaient pris des postes avancés vers la rivière et une ligne d'homme était placée jusqu'au centre de BrotherIsland, en cas d’arriver de renfort, Thane le saurait, il avait tout prévue.

La bataille commença, les canons lancèrent leurs boulets avec une précision exceptionnelle, les canons du druide avait détruit en quelques salves un tiers de l'artillerie ennemie, et quelques tirs raté avaient tuer des soldats, se qui n'était pas une mauvaise chose. Thane regarda partir un boulet, haut très haut dans le ciel, mais un autre attira plus son attention, celui ci se dirigeait droit vers lui, et non vers les défenses et encore moins vers l'artillerie... Thane avait eu chaud, le boulet était passé à quelques centimètres de sa tête mais il tua 5 hommes derrière lui, s'il avait été plus grand, il était mort et enterré sur place. Le druide énervé d'avoir été distrait dans ce début de bataille demanda à tous ses archers de lancer leurs flèches, pas question de leur laisser de répit, certains fantassins commencèrent à montrer une envie grandissante de tuer. Mais Thane voulait dépenser l'armée ennemie à coup de flèches et de boulets, en aucun cas il devait être trop pressé et enthousiaste, il avait en tête sa fuite de Mystos. Quand lui et ses hommes avait achevés les derniers fantassins et pensaient en avoir finis et sauvés Mystos, et qu'un cri de rage, de haine, et de meurtrier retenti derrière eux, et qu'ils virent plus d'un millier d'hommes se ruer sur eux, quel horrible souvenir.

Thane était redevenu distrait, ce souvenir le hantait et le rendait vulnérable, chose dangereuse dans la situation présente, devant toute sa première ligne, esseulé, avec comme protection son armure, et sa cape épaisse et lourde mais tellement réconfortante, qu'il ne retirait jamais. Les deux épées en mains, l'une étant la sienne, et l'autre celle d'un de ses généraux morts durant sa dernière défense héroïque à Mystos. Elle devait encore tuer, elle n'avait demandé que cela quand on avait rapporté à Thane la dépouille de son plus vieil ami, Fafner. Les Ombres, les Ombres, ces êtres si sombres, sont-ils si avides de pouvoir ? Au point de ne plus voir le mal qu'ils provoquent ? Sont-ils et sont-elles sans coeur, au point de vouloir tous nous plonger six pieds sous terre dans le noir ? Ne se rendent-ils pas compte qu'ils ne sont que créateurs de malheurs et désolation ? Thane serait de plus en plus fort ses deux armées, il était poussé par le cri de ses hommes dans son dos, tous chantaient à forte voix le chant d'Hérathia, ils connaissaient tous quelle importance ce chant avait eu pour le druide, cette force que ce chant donnait à tous les seigneurs venant de ses lointaines contrées, les souvenirs que cela ravivait, la haine envers l'ennemis qui souhaite sa mort, l'envie de tuer, la rage, le courage...
Thane leva une arme en l'air, et dirigea l'autre vers les hommes d'Argawaen... Un hurlement grave et puissant s'éleva autour de la colline et descendit à toute vitesse vers les troupes d'Argawaen, ces dernières avaient comprises...

Tous les hommes du druide se lancèrent en avant, Thane le premier, avec une seule envie tuer le plus d'homme possible, sans même songer à sa propre sécurité. Thane arriva avec quelques fantassins autour de lui à la rencontre des troupes d'Argawaen qui n'avaient pas l'air aussi décidées et sures que les hommes du druide, Thane en égorgeant l'un d'eux avait vu dans le regard d'un autre une peur étonnante.
C'est là que Thane su qu'il n'y aurait aucun renfort, le soldat ne l'aurait pas regardé ainsi si des renforts devaient arriver, Thane était libéré...

Cette nuit là, il tua avec un plaisir grandissant, en en redemandant toujours plus. Thane n'avait pas l'habitude d'être sanguinaire et adorateur de la mort, mais cette nuit là, un déclic eut lieu dans sa tête, et il voulait montrer à Argawaen que même lui ne pouvait rien contre le druide...

Ecrit par: Mirelen vendredi 16 novembre 2007, 06:57
Une voix douce et claire s'éleva de derrière l'homme d'arme.

- Cette requête m'est adressée Capitaine, et j'aimerais y répondre moi-même s'il vous plaît.

Si ces quelques mots annonçaient une prière, le ton quant à lui était sans équivoque.
Mirelen s'avança de quelques pas, jusqu'à faire face au Seigneur Hermès.

La Dame analysa les troupes adverses rapidement, calculant approximativement leur nombre puis, elle porta son attention sur le guerrier, le jaugea des pieds à la tête, s'arrêtant un moment afin d'examiner les armes singulières et sanglantes qu'il portait, prenant tout son temps afin de réfléchir à la situation insolite à laquelle elle faisait face.

Le renaissant affligé qu'elle avait aperçut se tenant en haut des remparts de la cité la veille avait fait place à quelqu'un d'autre. Un coté de sa personnalité qu'elle ignorait de lui. Bien sûr, elle l'avait toujours su fier et combatif. Mais au-delà de ces traits caractéristiques du Seigneur qu'elle avait appris à connaître se trouvait autre chose. Comme si quelqu'un ou quelque chose avait décidé de l'expulser de son propre corps pour en prendre la place et venir la défier et la combattre

Instinctivement, elle devinait que celui qui lui faisait face à présent n'aurait pas de pitié pour elle.

Elle aurait pu refuser de se battre, mais elle n'avait pu se résoudre à trahir la Confrérie d'un coté et de l'autre, à laisser un de ses alliés affronter le moine guerrier.

Que devait-elle faire ? Quel serait le bon choix ?
Ceux qu'elle avait fait jusqu'à présent la faisait douter d'elle même, la rendait incertaine sur la décision à prendre.
Des nausées la prirent d'assaut, la tête commençait à lui tourner comme si des dizaines de tambours s'amusaient à lui marteler le crâne, au rythme de son pouls.

La Mercenaire détourna le regard un bref instant. L'astre du jour s'éteignait à présent. Déjà sa soeur lunaire avait entamé sa laborieuse montée dans la voûte céleste mouchetée de milliers de points scintillant ce qui accentuait le sentiment d'irréalité que ressentait la Dame.

Elle reporta son attention sur le Seigneur des Chats, tentant de percer la cuirasse d'impassibilité qu'il affichait dorénavant.
Elle fixa un instant de ses yeux d'émeraude, ceux impénétrables de son vis-à-vis et elle comprit...

Qui mieux qu'elle d'ailleurs aurait pu comprendre ce qui se passait.
Elle qui fermait les yeux pendant ses guerres, s'isolant dans un coin reculé de son âme afin d'échapper aux visions d'horreur; à la sauvagerie et à la barbarie dont elle était l'instrument, mais dont elle usait tout de même, pour honorer la mémoire d'un défunt.
Elle n'en gardait pour tout souvenir que ses rêves, qui depuis longtemps venaient la harceler dès qu'elle fermait les yeux.

Le renaissant qu'elle croyait si bien connaître semblait, lui aussi, avoir laissé sa place à un autre être. Un qui était réellement prêt à se battre afin de sauver ses gens.
Qui était même prêt à l'affronter dans un duel.
Un combat qui durerait peut-être jusqu'au dernier soupire de l'un d'entre eux.

Elle pouvait y faire face, elle le sentait.
Elle le savait.

Elle n'avait qu'à s'imaginer être à l'entraînement, comme lors de son arrivée chez les Ombres, évitant les coups du sabre en bois qu'Argawaen et elle utilisaient lors de son enseignement au combat.

La vie s'était moquée d'elle en lui prenant l'être qui comptait le plus à ses yeux et en lui laissant pour seul souvenir, sa situation présente, faisant d'elle une Mercenaire, tuant et pillant sur simple contrat.

Qu'importait à présent ce qu'il pourrait advenir.


Elle fit un autre pas vers l'avant et laissa glisser sa cape lentement sur le sol. Un rayon de l'astre lunaire vint heurter son sabre, faisant ressortir les motifs dorés gravés dans de celui-ci.
Puis, sans un mot, elle pencha son corps légèrement vers l'avant, en signe d'assentiment.

Elle acceptait le duel.

Ecrit par: Tibix samedi 17 novembre 2007, 17:28
Seuls et isolés, le monde les haïssaient-ils donc à ce point ?
Mort, mort et encore mort.

Les corps inertes ensevelis par la neige étaient exhumés. Leurs faciès affligés disparurent sous un sac noir. On les emporta au bûcher.
Le long du chemin, la foule immobile oubliait le froid au passage du cortège. Ils virent les milliers de cadavres défiler devant eux, sans une seule insulte envers leur ennemi, sans le moindre sourire, mais avec le regard sévère. Tous regardèrent passer ces anonymes morts pour une cause qu’ils ignoraient.

Il se retrouvait plonger dans son passé. Au jour de l’enterrement du duc il dut partir de zéro. Aujourd’hui il lui faudrait rebâtir le château de cartes qui venait de s’effondrer.

Les braises s’envolèrent à chaque cadavre jeté sur les flammes. Macabre détail, les crânes explosaient sous la chaleur essayant ainsi de rivaliser avec leurs assassins les canons.
Finalement, on se dispersa. Il y avait beaucoup trop de morts pour tous les saluer.
Tibix restait seul avec les croque-mitaines et quelques renaissants trop respectueux des traditions pour quitter déjà les lieux.
Le vent emporta les cendres qui comme la neige glissèrent lentement vers la terre. Déjà il ne restait plus rien des sacs morbides qu’on avait transporté, les anonymes disparaissaient comme si ils n’avaient jamais existé.
Quand l’herbe recouvrera cet endroit et ceux des crimes, tous seront complètement oubliés.
La vie, le pouvoir, même la mémoire ne tient qu’à un fil...

Il se retourna et quitta le bûcher.
Les flocons de neige ensevelissaient les cicatrices de la guerre.

Ecrit par: Thranduil samedi 17 novembre 2007, 21:34
hrp : dans mon rp c'est le personnage qui parle, pas le joueur. Donc ne vous en prenez pas à moi si je dis quelque chose de déplacé (cf mon dernier rp vis-à-vis des femmes) wink.gif

On pouvait apercevoir au loin une bannière aux couleurs de Thranduil dans les terres des chats. Depuis la prise du village Hamcity2, Thranduil en avait fait sa base principale, il fit rapporter les structures de son ancien campement ainsi que les quelques soldats qui y étaient resté. Après plusieurs cycles, la population de son nouveau village s’était enfin résignée à le servir, et il n’y avait dorénavant plus d’opposants à sa souveraineté. Ce qui l’étonna presque, c’est qu’au contraire, la population devint agréable à son égard et à ses soldats, Thranduil n’en espérait pas mieux. Le lendemain de la bataille, il fit modifier les défenses et les infrastructures militaires et économiques de sa nouvelle base afin de recruter, équiper et d’envoyer les soldats en plus grand nombre aux portes des chats.
Malheureusement tout n’était pas rose, un village gagné était synonyme de milliers de morts. Ce sacrifice était certes inéluctable mais au combien frustrant pour Thranduil. De son jeune âge, il avait le pourvoir de vie et de mort sur ses soldats qui certains étaient bien plus agés que lui. Celui qu’il n’envoyait pas était sauvé, celui qui partait avait neuf chances sur dix de mourir. Il en était conscient, mais il n’y avait pas d’autres moyens, à moins biensûr que les Chats ne déposent les armes, ce qui n'était qu’une belle utopie. Il savait que les chats ne se rendraient pas car ils avaient soit bien trop d’orgueil pour avouer la défaite, soit avaient un manque de lucidité. Dans les deux cas la guerre finirait probablement avec l’un des deux camps exterminé.
Tous les soirs ses capitaines se rendaient dans la grande salle du palais où Thranduil, assit sur un fauteuil, écoutaient ce qu’ils avaient à lui dire. En général, ils commentaient la dernière bataille perdue. Thranduil en avait presque l’habitude, rien qu’à voir leur démarche, il savait qu’il avait perdu une bataille. Depuis maintenant six cirfeux, toutes les attaques qu’ils avaient lancées s’étaient soldées par une défaite et des milliers de morts. Cela avait principalement fragilisé le faible morale de ses troupes. C’est pourquoi tous les soirs étaient organisés des orgies de vins et de nourriture, cela égayé en l’espace d’une nuit ses troupes.
Aujourd’hui l’un de ses capitaines, Seramanna, se présenta. Il souriait. Thranduil le regarda à la fois méfiant et interloqué : comment pouvait-il sourire sachant qu’en ce moment même peut être que ses hommes mourraient ? Lorsqu’il fut devant lui, Thranduil lui demanda :


- Pourquoi ce sourire ?

C’est à ce moment que Thranduil comprit : il avait gagné. Thranduil n’y croyait plus. Depuis la prise de Hamcity2, toutes ses autres conquêtes avaient été un échec. Cependant, refusant d’y croire, il eut un doute :

- Sans le village c’est ça ? demanda t-il d’un ton las avant que son capitaine ne puisse répondre. Encore ces habitants qui se sont soulevé à nos armées ? rhaaaa comment peut on ne pas anéantir ces paysans avec leurs fourches ?

Lorsqu’il se tut, Seramanna prit la parole avant que Thranduil ne puisse lui-même la reprendre :

- Non mon seigneur. Nous avons gagné le village Tanaka, de la princesse des chats, dame Furiae. Il ne lui reste désormais plus que deux villages. Malheureusement vous devez savoir que ces deux villages vous résistent depuis le début de la guerre. Et qu’il ne sera pas aisé de les conquérir.

Thranduil apprit la nouvelle en silence, Seramanna continua :

- Voilà la bonne nouvelle, maintenant les mauvaises : toutes les autres guerres perdues.

Cette dernière information, qui n’était après tout pas étonnante, le fit rester silencieux. Thranduil leva les yeux vers Seramanna :

- C’est tout ?

Seramanna acquiesça, et, sous la demande de son seigneur, sortit.
Que dire de la situation ? Elle était pour le moins complexe, d’un coté il pensait gagner, mais d’un autre il encaissait défaites sur défaites. La guerre prit une autre forme : une guerre d’usure. Thranduil gagnait des villages petit à petit tandis que les défenses des chats qu’il attaquait étaient de plus en plus faibles. Cela n’était qu’une question de temps, mais quand est-ce que tout ceci se terminera ? Il ne pouvait y répondre. Il rédigea sur un parchemin ses nouvelles directives destinées à ses capitaines et le donna à l’un de ses messagers. Lorsque le messager sortit de la pièce, il était seul, il s’approcha d’une vitre et regarda à l’extérieur : bien que la pluie était devenue forte depuis peu, ses troupes continuaient de se préparer au futurs assauts.


Ecrit par: Myrdhin samedi 17 novembre 2007, 22:36
Où ils en étaient ? Qu'allaient-ils advenir ? Quand cette guerre se terminera ? Voilà toutes les questions qu'il se posait. Il était las de tous ces morts et encore il savait qu'il n'avait pas perdu beaucoup de personnes par rapport à d'autres. Il avait mis tout en oeuvres pour éviter un désastre, mais il était véritablement trop faible.

Il était à la lisière de la forêt qui surplombait son ancien village. Il regardait ce champ de bataille ou il y avait eu des milliers de morts. La boue et les taches de sang remplaçaient l'herbe humide et soyeuse. A des dizaines de mètres, son ancienne demeure, ce village où tous les gens s'appréciaient et s'aimaient sans même se connaître, ces enfants qui jouaient dans les rues, ces artisans qui menaient une vie agréable et heureuse, tout cela avait disparu. A la place de l'étendard des Chats se trouvait maintenant celui de l'ombre, à la place de cette joie et de ce bonheur régnait maintenant la tristesse, le malheur. Son peuple s'était quand même révolté, mais après une centaine d'éxécution, ils avaient été forcé de rester tranquille. Il était fier d'eux, eux qui voulaient la paix. Il s'en voulait de ne pas avoir réussi à faire mieux, il avait le sentiment d'avoir trahi son peuple qui maintenant subissaient les plus basses humiilitées, une population soumise à un pouvoir sans limites.

Trop peu de personnes résistent, préférent-elles vivrent dans la peur ? De ne jamais avoir d'avenir ?

Mais les occasions sont rares et il faut savoir profiter du moment présent.

Rien n'était encore fini pour ce jeune seigneur et malgré ces défaites ils n'avaient pas perdu le moral. Il regarda son arc, son arme privilégié, certe il avait aussi une épée, très belle, mais lui il avait choisi la précision, l'arc. L'épée avait été légué à la personne qui comptait le plus pour lui et qu'il espérait revoir bientôt, qui saurait quoi faire, lui expliquer ces erreurs, le réconforter et l'aider.

Il voyait les soldats qui s'organisaient dans son ancien village. Repartirait-il déjà à l'assaut d'une autre cité des Chats? Leur chef n'avait-il donc aucune pitié pour ses hommes ? Les considéraient-ils comme de la chair à canon? Il avait de la pitié pour eux et savait que même si au début ils étaient tous content de partir se battre, ils commençaient à douter, ils étaient fatigués.

Le jeune seigneur regarda une dernière fois son ancienne demeure et avant de partir vers le coeur de la forêt il sortit une flèche de son carquois, où il avait le symbole des chats dessus, et la décocha vers les remparts. Avant même qu'elle arrive dans la poitrine du soldat qui montait la garde, il était déjà reparti.
Ils avaient encore des choses à décider.


HRP: Désolé si je critique un peu et si je suis déplacé, ce n'est pas forcément voulu.

Ce sont ces guerres et toutes ces atrocités qui changent le cours de notre vie.

Ecrit par: Hermes le grand dimanche 18 novembre 2007, 02:53
Il existe des endroits encore pire que l'enfer.
Il existe des situations encore plus longues et pénibles que toute une vie.
Il y a certains mots qui blessent bien plus que les armes.
Et il y a certaines actions qui nous voilent de la réalité.

Ce lieu, ce moment, ces paroles, ces gestes, je les ai redoutés longtemps. J'ai réfléchi longtemps au choix que je devais faire, ainsi qu'à celui que j'aurais voulu faire. Il n'y avait aucun compromis possible. Je ne pouvais suivre mon cœur et ma raison tout à la fois.

Cette guerre, je n'en ai jamais voulu. Cette confiance, je l'ai perdue pour toujours. Cet espoir, il a disparu dans les abysses les plus profonds de mon âme. Il ne me reste presque plus rien, outre le désir de me dévouer, de donner tout ce que j'ai pour le bonheur et la vie de mes camarades.

De mon désespoir je sens une colère qui monte. J'ai une migraine. Mon crane semble diminuer en taille à chaque seconde. Je me sens cloitré dans ce corps. Ma vue faillit. Je laisse tomber une des dagues au sol, où elle se plante sans la moindre difficulté. Sa fine lame est si bien aiguisée qu'elle a déchiré le sol à son passage. Je porte ma main à ma tête, instinctivement, comme si ce geste pourrait atténuer ma douleur.

C'est en effet le cas. Je n'aurais jamais cru que ce geste aurait cet effet-là.

Je relève doucement la tête vers mon adversaire. Dame Mirelen s'était inclinée, elle relevait le duel.

Mon mal reprenait le dessus. Cependant, les effets étaient différents. Au lieu de perdre la vue, celle-ci s'embrouillait, puis redevenait nette, et vice versa. Je tentais de me concentrer sur mon amie, mais hélas j'avais bien du mal. La couleur de ses yeux, la délicatesse de ses traits, l'odeur du bain parfumé qui tenait encore, tout s'évanouissait doucement. Elle aussi disparaissait...puis reparaissait. Ce n'était plus Dame Mirelen. Ce n'était qu'une Ombre, comme les autres, revêtue de couleurs sombres. Tout ce qui m'était perceptible de cette personne, c'était ses yeux. Ces yeux! Argawaen... Des yeux remplis de mensonges et d'hypocrisie!

Bien sûr il n'était pas là, je faisais face à Dame Mirelen, tout ce temps. Mais mon esprit me jouait des tours...

Je m'abaissai, sortit la dague DeMoNiaque du sol, et me lançai contre la personne que je croyais être Argawaen, la rage au ventre.


- À l'attaque!!!

Avec moi, mes troupes s'élancèrent vers l'ennemi, sans pitié ni peine. Le dévouement et le courage guidaient leurs pas, tandis que pour moi c'était la colère.

Ecrit par: furiae lundi 19 novembre 2007, 17:49
Le matin arriva à grands pas à Pivoine. Furiae était déjà levée quand le soleil, timidement, commença à pointer le bout de son nez.

Une autre bataille devait commencer. La dame pris ses cuissardes, une par une, calmement. Elle voulut prendre son armure noire, mais elle s'arrêta, la main posée sur le fer. Elle resta là un moment, une larme courut sur sa joue, et dans un bref mouvement, elle frappât le mur si fort que le sang jaillit de ses jointures. Les doméstique ayant entendu le tapage accoururent. Furiae ne les entendait pas. Aveuglée par la rage. La porte se défonça tout d'un coup. Kiselt en émergea prêt à se battre contre l'ennemi. Il fut alors étonné de voir la dame perdant ainsi le contrôle de sois-même. Il la regarda alors d'un air grave tout en lui adressant de sévères mots :


Vous n'êtes pas sérieuse dame Furiae !

Ces mots firent pétiller dans les yeux de la dame une rage énorme. Elle détestait qu'on lui parle sur ce ton. La traitant ainsi d'enfant irresponsable. Elle sera son poing, faisant encore plus couler le sang. Kiselt reprit alors avec une voix rauque :

Nous avons perdu Zanarkend dame Furiae !

La dame détourna alors un regard hébété vers son général. Elle avait prédit cet instant, mais elle ne pensait pas qu'il arriverait si vite. Elle ordonna alors de mettre Pivoine sous la protection gouvernementale ... Mais elle savait ... Que ce n'était que provisoire ...

Ecrit par: Delduwath mercredi 21 novembre 2007, 13:11
Les combats avaient repris, acharnés comme au début de la guerre.
Delduwath s'était joint à certaines armées.
Les villes des Chats étaient assiégées continuellement, mais elles tenaient bons en majeur partie. du moins celles qu'il attaquaient.

Il venait encore une fois de subir une défaite contre une cité du seigneur Thane. Il était quelque peu désabusé. Les sièges continuels ne semblaient pas avoir de conséquences sur les armées défensives. Pourtant les pertes étaient importantes du côté ennemis également. Mais à chaque fois, ils se retrouvaient face à un nombre conséquents de défenseur et les défenses étaient reconstruites en un temps record.

il n'y avait à ses yeux qu'une seule explication et elle n'était pas réjouissante. La guerre sera longue et il faudra à tout prix conserver le moral des troupes. Surtout que la trève offerte avait été ballayée par les Chats. Il comprenait l'orgueil des Chats, peut-être aurait-il agi ainsi également. Mais les faits étaient là. Le conflit s'enlisait.

Tout du moins, se réconfortait-il en pensant que les Chats étaient actuellement dans l'incapacité de mener des contre offensives.

Il relva la tête et fit entrer le général qui attendait dehors sous la pluie battante.

Quand il entra, il était à l'image du temps. Des habits détrempés, les cheveux qui lui collaient au front, de la boue à hauteur des cuisses. Mais il souriait.


- Bonne nouvelle, seigneur Delduwath. Nous avons conquis la cité. Les armées du seigneur Crypton se sont bien défendues mais elles ont du capituler devant nos forces.

Ecrit par: Myrdhin mercredi 21 novembre 2007, 18:22
Il faisait froid à l'aube. Le seigneur se trouvait dans sa dernière demeure où il avait eu peu de temps pour s'y habituer. Au loin les tambours battaient. La cadence était lente, les hommes s'économisaient. L'armé du seigneur Thranduil était certes beaucoup plus nombreuses que lui mais ce château était situé en haut d'une haute colline et son ascension était particulièrement difficile.

Il espérait quelque chose de cette défense naturelle.

On frappa à sa porte:
"Monseigneur... Ils arrivent, termina-t-il à bout de souffle.
-Très bien redemandez encore une fois si des hommes souhaitent quitter le village et partirent avec leur famille et préparez le reste de l'armé."
L'homme acquiesa d'un signe de tête et repartit en courant.

A midi, il faisait toujours froid et on n'apercevait toujours pas les tambours du seigneur Thranduil mais on en percevait de mieux en mieux le son. Il y avait peu de bruit dans le village. Sans doute avec tous les départs, mais malgré tout, une bonne partie de son armé avait décidé de rester mais cela ne serait pas suffisant et il le savait. Certes les hommes étaient nés avec parfois beaucoup de défauts mais cette qualité: le courage, était quelque chose d'extraordinaire. Ceux qui étaient partis n'appellaient pas ça du courage mais de folie. Il les comprenait aussi.

Il avait eu le temps de bien expliquer à ses hommes ce qui serait sans doute son dernier plan. Ils l'avaient tous écouté, le regard impassible, le visage grave mais déterminé.

A la tombé du jour enfin on aperçut les troupes ennemis. Elles étaient trois fois plus nombreuses que celle du seigneur mais les hommes ne bronchèrent pas. Ils avaient fait un choix et ils le respecteraient jusqu'au bout.

Enfin les ennemis étaient à quelques mètres de la muraille. Eux aussi étaient déterminés. Il encouragea une dernière fois ses hommes et monta d'abord avec les archers sur les tours, lui qui était un très bon archer. Il avait pris deux carquois et en avait fait monté plus pour lui en haut. Il y avait un grand silence, un éclair zébra le ciel et le tonnerre ce fit entendre. A ce moment la les troupes ennemis attaquèrent. Lui et sa troupe d'archer commencèrent à décocher toutes les flèches enflammées qu'ils pouvaient. Ils visaient les ennemis mais aussi des bottes de foin qu'ils avaient installé auparavant pour surprendre les troupes ennemis. Cela les fit douter quelques instants mais pas assez pour espérer quelque chose. Malgré les hommes qui tombaient et les boulets de canons qui partait des deux côtés les défenses avaient du mal à résister. Il donna la direction des archers à un général et descendit pour se préparer à monter sur son cheval.

La porte céda soudain. Lui et ses cavaliers mirent leur chevals aux galops. Les hommes tombaient sous les coups d'épée. Il ne se battait pas fureur. Il était lucide et hargneux. Les coups qu'il portait étaient pour la plupart mortel.

Mais la force ennemie était beaucoup plus nombreuse et ca devenait extremement dur.

Alors lanciers et archers s'acharnaient sur lui. Il en tua deux et ... Le froid s'installa, un froid glacial, que rien ne peut réchauffer. Il tomba de son cheval. Le temps s'était figé. Les hommes avaient arrêté de se battre. Sa chute fut violente. Il se cambra. Son corps était criblé de trous et de flèches. Il lanca son épée vers le plus proche ennemi. Il avait eu cette dernière force qui l'acheva.

Le seigneur Thranduil avait observé la scène.
"VICTOIRE" s'écria-t-il.

Il donna l'ordre de tuer les autres résistants.

Les hommes qui jusque là n'avaient pas montré signe de faiblesse, baissèrent leurs têtes, puis leurs épées.

Cette défaite était une des plus triste pour eux. Le château tombait dans les mains ennemis. C'était fini pour lui.




Il faisait froid ce matin-là...

Ecrit par: -Thane- mercredi 21 novembre 2007, 21:34
C'était un triste jour pour les Chats, l'un d'entre eux, l'un des derniers frères d'armes arrivés était tombé.
Il s'agissait du seigneur Perceval, ce jeune seigneur très habile, mais que trop peu préparé à un tel conflit.

En effet le seigneur avait confié lors d'une missive, que cette bataille sera certainement sa dernière, ses forces armées n'avaient que très peu de chances de s'en sortir. Mais Thane avait espéré qu'il puisse s'en sortir. Mais ce ne fut pas le cas, et malgré les sept défenses et les trois conquêtes remportées, le vieux druide ne pouvait être content. Un des Chats était tombé, les Ombres n'ont pas eu de pitié pour lui, et l'on attaqué jusqu'à la fin, jusqu'à son dernier souffle. Les Ombres allaient-elles continuer à vouloir la fin des Chats comme cela ? Iraient-elles jusqu'à tous nous tuer s'ils en avaient l'occasion ?

Thane ne pouvait se résoudre à renoncer, mais les Ombres l'avaient littéralement submergés d'assauts, au total plus de onze attaques, et plus de trois cent mille troupes avaient été envoyées vers les cités du druide. Thane avait réussi à tenir cinq défenses, une était tombée, mais la population de la cité s'était révolté et avait obligé les troupes de la Confrérie à fuirent, mais deux cités étaient tombées, Thane n'avait pas pu tout défendre, certaines cités trop lointaines, n'auraient pas eu le temps de voir les armées arrivées et pouvoir préparer à temps les défenses, Thane s'était donc résolu à les abandonner, avec remords certes, mais il ne pouvait faire autrement.

Aujourd'hui le druide était pour la première fois de cette guerre entièrement sous protection gouvernementale, situation intenable pour Thane, mais cela ne serait tarder, le retour aux offensives et des batailles n'allaient pas tarder. Mais le druide, était bien trop entamé par toutes ses batailles, et c'est quelque peu contraint et forcé par ses généraux qu'il avait placé Mystral, ça nouvelle capitale sous protection gouvernementale et qu'il avait été envoyé prendre congé chez un de chez généraux.
Il avait demandé à toute la population de faire les réparations pendant ce temps là, réparer les remparts, les tours, entretenir les canons pour ne pas qu'ils s'usent sous les averses continues de cette dure saison.

Thane avait des plans machiavéliques plein la tête, mais aucun n'étaient réalisable, mais il ne pouvait s'empêcher de rêver...

Ecrit par: Thranduil jeudi 22 novembre 2007, 23:51
Depuis la veille, ses troupes et lui même avaient pris possession de la dernière ville du seigneur Perceval. Thranduil, subjugué par la vaillance de Perceval et de ses défenseurs, décida dès l'aube de relater cette bataille qui fut de loin la plus mémorable de toutes celles qu'il avait participé. Il alla s'asseoir à l'ancien bureau de Perceval, prit une plume et une feuille de papier bible. Après quelques minutes de réflexions, il commença à écrire :

CITATION
16éme jour - Prise de Maender Alkor

Très tôt le matin, alors qu'il faisait encore nuit, nous nous dirigeâmes à marche
forcée vers le dernier village du seigneur Perceval. Cette attaque n'avait qu'un
seul but : battre l'armée de Perceval, aucune autre possibilité n'était envisageable.
Au fur et à mesure de notre avancée, le climat se fit de plus en plus rude. A l'aube,
la ville de l'ennemi était visible, elle ressemblait d'avantage à un château qu'à un
village fortifié. Sa ville était située en haut d'une colline, entourée de hautes
murailles, et d'une pente à forte inclinaison. Il n'existait qu'un seul chemin de terre
menant directement à la forteresse. Ce chemin ralentit notre marche. Mes milliers
de soldats commençaient à ralentir la cadence. Je fis jouer les tambours afin de
garder le moral de mes soldats au maximum.
A midi, nous arrivâmes enfin à une centaine de mètres des portes principales. Sous
mon ordre, les canons se mirent à pilonner la ville : la plupart s'occupaient des
portes tandis qu'une minorité s'occupaient des murs. Bien que sous les vollées
incessantes des fléches ennemies, les portes se brisérent rapidement. L'assaut
pouvait débuter. C'est à ce moment que je sortis mon épée de son fourreau. Je
m'élança le premier, mais très vite suivit de mon armée.
Il ne fallut pas longtemps pour s'emparer de la ville. Mon armée ne subit que peu de
perte, mais ceci était normal, elle était trois fois plus nombreuse que celle de mon
ennemi. Durant la soirée, je convins la population de me faire confiance, ce qu'elle fit.
La prise du village fut une réussite !


Une fois finit, il posa la plume et relut. Ceci fait, il laissa ses écrits sur le bureau et se rendit dans la salle principale de son nouveau palai. Il était temps de planifier les prochaines opérations.

Ecrit par: Mirelen samedi 24 novembre 2007, 23:49
"- À l'attaque !!!"

Le cri la fige sur place.
Elle relève la tête et regarde stupéfiée les troupes adverses s'avancer dans leur direction.
Tout se passe au ralenti. Elle peut noter chaque détail.
La rage de vaincre qui se lit sur le visage des soldats est palpable, estoc brandit en l'air, courant en direction de ses propres troupes.

À sa gauche le Capitaine Maddox lève le bras et l'abaisse rapidement en direction de l'adversaire, signe pour les troupes de la mercenaire d'avancer à la rencontre des soldats ennemis.
Une volée de flèches provenant de derrière elle couvre le ciel l'espace d'un instant. Leur sifflement couvre à peine la clameur des milliers d'hommes qui se lancent à l'assaut les uns des autres.
L'affrontement sera terrible. Déjà elle entend l'écho métallique des estocs s'entrechoquant les unes aux autres.
Les armures résonnent sous les coups qui leur sont portés. Parfois, le cri d'un homme gravement touché. Le son mat de son corps qui heurte le sol, juste avant d'être piétinés sans le moindre égard.
Puis Hermès qui s'avance de plus en plus rapidement vers elle.

Mais elle ne bouge pas. Elle l'attend.
Elle attend cette chose qui doit prendre possession de son être. Celle qui s'approprie son corps lors de ses combats, qui tue sans scrupule.
Mais elle se fait attendre, refuse de se montrer, laissant la Mercenaire seule.
Elle tourne la tête vers son Capitaine.
Il lui parle. Non, en fait il crie.
Que crie-t-il ? Elle n'entend pas, tout est trop lent.

Elle se sent soudain violement projeté vers la droite, en même temps qu'une violente brûlure prend naissance dans son épaule gauche.
Son Capitaine vient de la pousser rudement sur le sol, lui évitant une blessure plus grave.


- Mirelen ! Que faites-vous !?
Vous n'avez plus le choix maintenant.
Il faut vous battre !

Le temps à repris son rythme régulier.
Elle porte la main à son épaule. La brûlure à son bras l'élance à chaque souffle du vent, mais la blessure n'est pas profonde.
Elle tourne la tête vers le Moine Guerrier. Il s'apprête à charger de nouveau.
Elle se relève d'un bond et sort son sabre, prête cette fois à parer les coups adverses.
Tenant son arme à deux mains, elle fait maintenant face à son adversaire. Cette fois elle est prête.
Maddox à raison, elle n'a pas le choix.

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